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vaient, apprenaient et léguaient leur science à leurs
fils, que tous les autres travaux qui furent exécutés
depuis les temps les plus reculés, chacun d’eux
pouvant fournir quelque chose à l’œuvre générale
lorsqu'ils traiteront des questions relatives à la mer.
En faisant connaître les principaux d’entre eux, nous établissons ainsi un état de situation de l’étude des mers au moment où nous songions à la rendre complète et méthodique.
Dans l'antiquité, Hérodote, Strabon, Pline et d’autres encore pouvaient fournir quelques documents, de même que l’on devait en obtenir des navigateurs phéniciens, égyptiens, carthaginois, grecs, massiliotes. Après eux, les Normands en livreraient leur part dans les récits de leurs expéditions transmis par les bardes; de même encore les poésies scandinaves si riches en relations de campagnes maritimes, en descriptions de la mer et de ses profondes retraites. |
De même encore les nombreux auteurs qui se sont occupés de son histoire naturelle : Aldro-
vandus, Bellon, Rondelet, Ambroise Paré, Linné, |
Otto Muller, l'abbé Bonnatère, Camper, Pallas, Salvianus, Réaumur, Lacépède, Buffon, Cuvier, Dumeril, E. Geoffroy Saint-Hilaire, Henri Milne- Edwards.
Citons les voyages de Colomb, de Balboa, de
Magellan, d'Americ Vespuce, de Vasco de Gama,
les observations de Pierre Martyr et de Humphrey
à À; “AN
È Gilbert, puis ceux des Flamands; des Dieppois,
dé quelques Espagnols et Portugais, des Français découvrant le Canada.
L’atlas de Pierre Visconti, publié à Venise en 1518 est à consulter, comme le voyage de Dampier autour du monde et les cartes de Buache.
Jusqu’alors c’est la sonde qui seule a joué son rôle, mais voici que la drague est mise au service . de l’histoire naturelle dans les mains habiles d’un conseiller d'État danois, Frédéric Otto Muller, les études zoologiques s’en ressentent; cependant pendant longtemps il n’a que de rares imitateurs : - Abilgaardt, Chemnitz, Ellis, Cavolini et quelques autres savants.
Vers la même époque s'exécutent les voyages de Cook et des deux Forster, puis ceux de Bougainville, de d’Entrecasteaux, de Lapeyrouse, de Beaudin, un peu plus tard ceux de /’Uranie, de la Coquille, de la nouvelle Astrolabe avec Dumont d'Urville, Duperrey, de Freycinet, Jacquinot et les naturalistes Peron, Quoy, Gaimard, Lesson, Gau-
dichaud, Eydoux, Reynaud, Souleyet.
En 1818, sir John Ross, dans son exploration . de la baie de Baffin, ramène de la profondeur de 1000 brasses une vase verdâtre peuplée d’Annélides, et vers la même époque, par les ordres de l’Amirauté anglaise, l’Isabelle et l Alexander exécutent un voyage de découvertes.
Ce fut en 1826 que l'illustre Henri Milne- Edwards, une des erandes gloires scientifiques de