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la France, commença en compagnie d’Audouin ses campagnes zoologiques sur les côtes françaises et qu'il continua ensuite sur celle de Sicile avec M. de Quatrefages.
Lütke en 1828 explore, pour la Russie, l’archipel des îles Carolines et s’occupe, comme le fait déjà depuis quelques années Flinders, des iles de formation corallienne.
Pendant cinq années, de 1831 à 1836, Fitz-Roy, que nous retrouvons plus tard à la tête du service météorologique en Angleterre, et Ch. Darwin font sur le Beagle le tour du monde et rapportent de
nombreux documents précieux pour l’hydrogra-
phie et pour les sciences naturelles.
Ed. Forbes, l’âme de la commission nommée en 1837 par l'Association britannique pour lavancement des sciences, afin de draguer les côtes du Royaume-Uni et d'étudier les fossiles de la période pliocène, opère, ayant comme collaborateurs : Gray, Goodsir, Patterson, Thompson, Smith, Ball, Strickland, Johnston, Austen. Ce ne fut qu'en 1850 que Forbes publia son rapport général sur la zoologie marine des Iles-Britanniques, puis les catalogues suivirent.
Les Sociétés d'histoire naturelle du Northumberland, de Durham, de Newcastle, de Dublin rivalisent de zèle, et la faune sous-marine britannique jusqu'à la profondeur de 100 brasses ne laisse plus rien à découvrir.
C’est alors que Mac Andrew pousse ses opéra-
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tions de dragage jusque sur les côtes d’Espagne et de Portugal, dans la Méditerranée, va jusqu'aux Canaries et revient sur les côtes de Norvège.
Nous avons encore l’expédition russe de Kotzebue, l’expédition autrichienne de la Novarra, une italienne autour du monde et celle de MM, Issel dans la mer Rouge.
Michael Sars et son fils G.-O. Sars, Morrell, Torrel et Chydenius draguent sur les côtes du Groënland, de Norvèsce, des îles Lofoden, du Finmark et du Norland.
En France, M. Aimé s’occupe des questions de température et de courant et, vers la même époque, M. Savy de la salure des eaux de la mer. En Russie, le capitaine Ivaschinzoff étudie l’orographie de la mer Caspienne.
Nous arrivons aux recherches qui vont être poussées jusque dans les abimes. Les travaux pour la pose d’un câble transatlantique sousmatin donnent occasion au midshipman Brooke,de la marine des États-Unis, d'imaginer un sondeur pouvant descendre jusque dans les plus grandes
profondeurs. Au moyen de cet instrument, le
D' Walich, naturaliste du Bulldog, obtient des Foraminifères venus de 2000 brasses (1860).
Dans la séance du 15 juillet 1861, M. Alph.
Milne-Edwards présente à l’Académie des sciences un mémoire sur les animaux marins trouvés sur le cable méditerranéen rompu l’année précédente et provenant d’une grande profondeur.
M. Barboza du Boccage retire d’une profondeur
de 500 brasses, sur la côte de Portugal, ses étonnantes éponges, les Hyalonema. |
Les deux Sars continuent leurs recherches dans les mers du nord et commencent à les pousser jusque dans les eaux profondes.
Sans doute bien des noms nous ont échappé dans cette rapide revue, nous la croyons cependant suffisante pour que l’on puisse bien juger quel était l’état de la question quand nous entreprimes la tâche d'organiser cette œuvre, comprenant que
dorénavant les détails devaient en être conçus, or- ”
donnés et exécutés dans le but de concourir à un
terme unique et cénéral, l’étude méthodique de 8 > q
la mer.
Au point où nous la trouvions, elle était déja
assez avancée, mais pour parvenir à lui donner :
le caractère voulu et pour la continuer dans cette
nouvelle direction, de grandes ressources étaient
nécessaires.
‘était du moins ce que nous pensions; nous serions donc probablement demeurés comme paralysés par l’effet de ce que nous supposions une exigence de notre théorie, si un hasard heureux n'était venu nous présenter un vaste champ d’explorations et nous révéler en même temps un mode d’opérer des plus simples.