III. — Départ du « Travailleur
Le 17 juillet 1880, à dix heures et demie du matin, le Travailleur larguait les amarres qui le retenaient au quai de la place d’Armes à Bayonne et descendait l’Adour. Un peu avant midi nous franchissions la barre.
La barre, mot terrible autrefois, dont il reste injustement encore quelque chose, la barre de Bayonne.
Il nous souvient du terrible tableau qui nous en était fait, à bord du vaisseau-école, par maître Franco, ce type du maitre de manœuvre, un des derniers du genre qui a disparu aujourd’hui. Il était venu à Bayonne — peut-être en était-il —
du temps où l'arsenal de cette ville fournissait : encore quelques bâtiments à la flotte. Ses descrip-
tions de cette terrible chose, la barre, étaient faites pour frapper; il nous la dépeignait comme tenant
Pe-