‹ Sous les mers; campagnes d'explorations du "Travailleur" et du "Talisman,"Chapitre 67 sur 99 · LENS 42 24 À · texte numérisé non relu

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avec assez de violence, surtout pendant le flot. Après avoir parcouru la ville, qui ne présente rien de bien remarquable, nous rentrons à bord pour diner. Le vent tombe peu à peu et nous espérons pouvoir bientôt nous remettre au travail. À 11 h. 30 du soir, l'ancre est levée et nous reprenons la mer.

Le 8 à midi, quoique le temps ne soit pas très propice et que nous rencontrions une grosse houle dans les parages où nous nous trouvons, on allume les feux du petit cheval. À 1 heure, la sonde indique une profondeur de 1254 mètres. On envoie le chalut sur le fond; il ne rapporte que très peu de chose, bien qu'ayant travaillé parmi des coraux, mais les mouvements du navire sont très violents et l'appareil les ressent trop pour qu'il puisse opérer efficacement. Les secousses brusques et violentes que le tangage produit ont dû, pendant le retour, bouleverser l’engin et projeter au dehors ce qu’il contenait. Nous en avons la preuve, lorsqu’à 7 heures du soir nous chalutons encore par 800 mètres sur un fond de vase; le filet revient à bord complètement retourné et conséquemment tout à fait vide. Cependant on retrouve, sur les fils de quelques mailles, de petits poissons aux dents longues et crochues, par lesquelles ils avaient été retenus. Le feu du cap Peñas restait alors au S. 18° O.

Pendant la nuit, nous faisons route à l’ouest, et vers 2 heures du matin nous le perdons de vue.

À 6 heures, quoique le temps ne soit pas des plus convenables, on allume les feux de la machine auxiliaire et on sonde vers7h. 15. Le fond est trouvé par 170 mètres, mais le sondeur y reste. Le baromètre monte, nous avons donc lespoir de voir le témps s'améliorer, et cette perspective nous tient en haleine. Cependant la mer ne tombe pas et, malgré la grosse houle, vers 8 h. 20, étant par le travers de Navia dont nous apercevons les hautes terres à demi embrumées, on sonde encore, et cette fois on trouve 140 mètres, fond de gravier.

Vers 10 heures, nous pouvons reconnaitre Mondigo, assez haute montagne mamelonnée qui domine les autres profils tous assez distancés de Îa côte. À 11 h. 54, le sondeur accuse 170 mètres et rapporte du sable gris. À 12 h. Sr, c’est 200 mètres, sable et gravier; à 1 h. 30, 280 mètres, même nature de fond. Un peu après 2 heures, nous trouvant plus dans l’ouest, la profondeur augmente, car, après avoir filé plus de 1000 mètres de fil d’acier, il s'engage dans un mouvement de tangage et se rompt. Le mauvais temps s’accentue du reste, et, reconnaissant l'impossibilité de tenter fructueusement aucune opération, il est décidé que ce que nous avons de mieux à faire est de relâcher de nouveau.

Nous nous trouvons assez rapprochés de la baie de Barqueiro. C’est sur. elle que /e Travailleur se dirige. Vers 7 heures en effet, nous avons en vue restant au S. 75° ©. la Estaca de Vares, qui se trouve à l'entrée de cet abri. La nuit devient assez

4e, SR

obscure, mais, grâce aux feux de la Estaca et de l'ile de Coelleira, nous pénétrons dans la baie et

nous mouillons devant Vares vers 9 h. 30.

Le 10 au matin, nous nous réjouissons de nous trouver derrière la montagne de Vares, car, malgré son élévation, nous ressentons des rafales de S.-O. d’une violence extrème. Par notre travers, nous apercevons le village du même nom; les maisons sont pittoresquement échelonnées sur la pente qui succède à une jolie plage sablonneuse protégée par une sorte de môle en roches noires, simplement accumulées les unes sur les autres; derrière le môle viennent s’amarrer les bateaux de cette petite localité, dont tous les hommes sont marins et pêchent la sardine et les langoustes, qui abondent dans les eaux et dans les roches de cette côte”.

Nous voulons y aborder, mais à l’arrivée de notre canot deux carabineros viennent nous défendre de descendre à terre avant d’avoir été à Barqueiro. C’est seulement là que la libre pratique peut nous être donnée. Déçus, car l'aspect de Vares et de la montagne nous charmait, nous

retournons déjeuner et, aussitôt ce soin pris, le

canot nous conduit au fond de la baie derrière

une pointe où se cache la bourgade principale, mais à 4 milles au moins du mouillage. Il est étrange que ce soit à Barqueiro que les forma-

1. Depuis quelques années, les viviers de Bretagne s’approvisionnent de komards et de langoustes dans ce pays; c’est par cinq ou six mille à la fois qu’on les emporte.

ENCRES £ è À À CAEN -A SE

lités sanitaires doivent s’accomplir, car aucun navire ne peut aller y mouiller, le fond manque à plus de 2 milles du bourg.

Au moment où nous nous en approchions, nous remarquons un personnage à cheval galopant sur un sentier qui, passant par-dessus les rochers, longe le rivage; il paraissait nous suivre

attentivement de l’œil. Nous le primes pour l’au-

torité maritime du lieu, mais en arrivant au débarcadère nous fûmes détrompés : c’était simplement un Sardinero, cependant le personnage important de Barqueiro. Les Sardineros sont des capitalistes du pays, ils arment un certain nombre de bateaux qui ramènent d'énormes quantités de sardines aux établissements où on les prépare pour la conservation en les pressant et les empilant dans de petits tonnelets, au nombre de trois à quatre mille. Elles se conservent ainsi assez longtemps, et on les expédie à l’intérieur du pays. On en exporte même, il en vient beaucoup en France. Sept ou huit villages riverains, dans cette grande baie de Barqueiro, vivent de cette industrie et ont tous leur Sardinero.

À peine débarqués, le nôtre vint à nous et nous rendit immédiatement le service d’aplanir toutes difficultés entre nous et les carabineros, assez négligemment vêtus et qui s'étaient portés à notre rencontre. Il nous conduisit ensuite chez l’alcade qui devait nous donner un permis pour pouvoir

débarquer à Vares, puis à la poste, et toujours

nous faisant les honneurs de son pays, il nous amena chez lui. Sa maison, située un peu en dehors du village, était évidemment beaucoup plus confortable que toutes les autres. Ses instances furent telles que nous fûmes obligés d’accepter son hospitalité, offerte du reste avec affabilité, et nous introduisant dans sa salle à manger, il nous présenta à sa femme et à ses filles ; nous dûmes nous asseoir au milieu d'elles, pour boire à leur santé du vin d'Espagne, accompagné de quelques gâteaux secs.

Nous primes enfin congé de lui et nous retournàmes à Barqueiro en faisant un détour qui nous amena dans une fraîche vallée bien cultivée. M’étant un

peu écarté de mes compagnons, je suivais un sentier

bordé de murs en pierres sèches qui me rappelaient ceux d'Hendaye et d’Itsatsou dans lesquels j'avais trouvé l’Helix Quimperiana; quelle ne fut pas ma surprise, en écartant les mousses et les plantes qui encombraient les interstices entre les pierres, d’y rencontrer le même Mollusque! C’était un fait assez important à noter; l'existence de cette espèce pyrénéenne en cette station indiquait qu’elle doit vivre sur toute la région septentrionale hispanique.

Nous retrouvant au sommet de [a pente sur laquelle est bâtie Barqueiro, nous contemplons la beauté du paysage qui se déroule devant nous; nous suivons de l’œil les nombreuses et profondes découpures de la baie qui est échancrée comme le sont les fiords de Norvège. Nous admirons les tons chauds des rochers qui les dessinent et qui sont

surmontés par des terrains recouverts d’une végétation variée aux nuances multiples, s’atténuant à mesure que les croupes s’éloignent et se fondant dans les teintes violacées des montagnes lointaines qui couronnent l’ensemble du panorama.

De retour au débarcadère, nous y retrouvons nos carabineros, mais cette fois en grande tenue. Ils ont appris que le Travailleur était un bâtiment de l’État et ils ont jugé convenable de se montrer sous une allure un peu plus militaire.

En nous rendant à bord, nous remarquons que le vent est demeuré toujours violent et que la relâche doit se prolonger; il n’est pas possible de songer à reprendre la mer avant qu’il soit bien apaisé.

Le 11 juillet, nous sommes donc encore au mouillage et nous pourrons descendre à terre à Vares. C’est ce que nous faisons après le déjeuner. Nous traversons le village et nous gravissons la montagne, sur les flancs et le sommet de laquelle sont accumulés d'énormes blocs erratiques. Ayant atteint un des points culminants, nous apercevons le cap Ortégal et l’immense baie qui s’enfonce entre lui et la Estaca de Vares, dont la pointe rocheuse s'étend à nos pieds et se prolonge vers le nord. Les terrains que nous avons en vue sont bien cultivés et paraissent riches.

En redescendant et en suivant un petit filet d’eau qui coule dans un pli peu sinueux et le long duquel se trouvent des jardins, nous trouvons l’'Helix inchoata; encore une constatation intéres-

sante, car cette espèce n’était connue que comme habitant le Portugal et ne dépassant pas le Tage. Nous ramassons également lHelix Cantabrica, quelques Clausilies et deux ou trois individus d’une petite Succinée.

Pendant notre excursion sur le mont Vares, le commandant Parfait avait envoyé un canot draguer dans la baie. À notre retour, nous trouvions une baille remplie de sable; nous y recueillimes les Mollusques dont le catalogue dressé par le docteur P. Fischer, bien qu'incomplet assurément, n’en présente pas moins de l'intérêt.

Aocéphales. Venerupe irus.

Cardium Norvegicum. Solen énsts.

RS te Pandora inœquivalvis,

— tuberculatum. co Fire Diplodonta rotundata. Woodia digitaria.

Donax trunculus. Gastropodes.

Mactra subtruncata. Triton nodiferus.

— solida. Phasaniella pullus.

Cytherea chione. Murex aciculatus.

Venus casina. Turbo rugosus.

— ovata. Trochus crassus.

Tellina tenuis. — zizyphinus.

— donacina. — obliquatus.

Dosinia tincta. —- magus.

Thracia phaseolina. Littorina littorea.

Psammobia Ferroensis. Patella vulgata.

Nucula margaritacea. Dentalium Tarentinum, Mytilus edulis. Nassa incrassata.

— Galloprovincialis. — reticulata.

Kellia suborbicularis. — pygmea.

Lucina borealis. Cassis saburon.

— divaricata. Purpura lapillus,

— lactea. — hæmastoma.

Lutraria elliptica. Natica monilifera.

Arca lactea. Cerithium scabrum.

Une belle Actinie, l'Adamsia palliata, se rencontre assez fréquemment, vivant sur les coquilles.

Qu'il nous soit permis d'espérer que d’autres dragages seront exécutés sur le même point, quand l’occasion s’en présentera, et peu à peu la faune de la baie de Barqueiro se trouvera parfaitement connue. C’est la théorie des Fonds de la mer mise en pratique.

Le 12 juillet, à 4 heures du matin, l'ancre est levée et nous appareillons. Nous trouvons la mer encore houleuse, bien que le vent ait beaucoup molli. À 7 heures, la sonde indique une profondeur de 183 mètres, sable gris; à 7 h. 44, 175 mètres, fond de sable; à 8 h. 26, 306 mètres, sable; à 9 heures, par 44° 7' lat. N. et 9° 21° 30” long. O., 745 mètres, sable vasard 1.

Aussitôt la profondeur connue, on envoie le chalut sur le fond. Les résultats de cette opération sont médiocres et consistent en quelques Crustacés, quelques poissons, des Holothuries, un certain nombre d’Échinodermes et des Zoophytes.

Vers 1.heure, la latitude observée étant 44° 4° 45” N. et la longitude 9° 31° 26”, un nouveau sondage est exécuté par 1600 mètres. Peu après le chalut est immergé, et lorsqu'il est de retour à. bord, il ne contient guère que des animaux de même espèce que ceux obtenus par l'opération précédente. On sonde encore à 5 h. 39, et le fond

1. En relevant le feu de Colleira au S., 43° O., la pointe de la Estacca au S., 529 O., et le cap Ortegal du S., 59° O.

ayant été trouvé à 411 mètres, on mouille le chalut en filant 1000 mètres de fune. Cette fois c’est avec de grandes difficultés que l’opération s’accomplit. L'appareil s'enfonce d'abord presque verticalement, puis tout à coup la fune semble prendre une position horizontale comme si le chalut s’en était détaché. Cependant en la virant elle prend une tension considérable. On peut supposer que l'engin est accroché sur le fond. La situation est émouvante : que va-t-il advenir? La résistance diminue tout à coup, et quand l'appareil est de retour à bord, on le trouve entièrement défoncé sans doute par un bloc de rocher qui a été arraché et dont le poids a dû déchirer le filet pendant le trajet de retour.

À 8h. 45 du soir, le feu de la Estaca de Vares restant au S. 80° O., un dernier sondage pour ce jour-là donne comme résultat 212 mètres, fond de sable.

Pendant la journée du 13, malgré la houle, les vents continuant à souffler de l’ouest avec assez de force, nous n’opérons pas moins de 8 sondages et dragages, dont les résultats sont peu satisfaisants. L’agitation d’une mer houleuse, dont les lames impriment au navire des mouvements plus brusques et plus désagréables que d’ordinaire, est assurément la cause des médiocres récoltes de la journée. Cependant elle n’est pas perdue, et si c’est avec bien des peines que les opérations ont été exécutées, elles n’ont pas été nulles, et ce qu’elles ont produit n’en a pas moins sa valeur.

De plus elles ont servi à constater combien dans ces parages les profondeurs changent rapidement, et combien la configuration du sol sous-marin est accidenté. À 10 h. 40, le feu de la Estaca restait au S. 50° O.; à minuit, au S. 48° O.

Le 14 juillet, à 1 heure du matin, le même feu était relevé au S. 340.512 h, aus en 3 heures, au S. 8° ©. ; à 4 heures, auS. 3° E. Sondé à 4 h. 40 m., étant à 2$ milles au nord de la Estaca, filé 2000 mètres sans trouver fond.

On sonde de nouveau à 6 h. 39, par 44° z1' latit. et 10° 15° long., point estimé. Le fond est trouvé à 4600 mètres, le sondeur ramène de la vase.

À 8 h. 46, le point estimé étant : lat. 44° 9”, long. 10° 15', la sonde indique une profondeur de 3603 mètres, vase, le cap Prior au S. 36° ©.

À 10 h. 24, par 44° 07’ de lat. et 10° 16’ long., on trouve 2030 mètres, vase.

À 10 h. 55, la grande drague est immergée.

Elle commence à draguer à 11 h. 50, ayant 3200 mètres de fune filés. À midi, pendant l’opération, la sonde accuse 2554 mètres. On commence à relever la drague à 1 heure, mais après une heure de marche le treuil sur lequel on vire la fune, fatigue, un échauffement se produit : il est impossible de continuer ; on emploie 1 heure et 25 minutes pour le remettre en état. Pendant ce temps, la drague, secouée et ballottée en tous sens par les mouvements que lui imprime Ze Travailleur, qui est lui-même violemment remué par la

grosse mer, ne peut garder son contenu, toute

Ja vase qu'elle contenait s'échappe, entrainant

avec elle toutes les bêtes qui avaient été capturées. À son retour à bord nous ne trouvons plus au fond de la poche que quelques cailloux qui étaient demeurés sur cette partie, resserrée par un amarrage. Nous avions perdu ainsi toute cette journée et le produit d’un dragage qui eût été certainement très riche. C'était encore au temps qu’il fallait attribuer cet insuccès. Mais que devionsnous faire? Nous étions à bord du Travailleur pour draguer, et, dussions-nous opérer toujours sans plus de réussite, le découragement ne pouvait pas s'emparer de nous. La pensée de tous est que les travaux doivent être continués, quelque fatisants qu’ils soient pour chacun.

Le 15, à minuit 45, nous relevions l’un par autre les feux de la Estaca et de Coelleira, au soon +: 4 $h., le cap Ortésal'au N°: 80° E: Le temps est brumeux et à grains; la mer, toujours fort houleuse. À 7 heures, nous gouvernons sur le cap Prior, qui reste au N. 17° E. Les terres disparaissent presque complètement dans les grains.

Cependant nous nous approchons de terre, nous gouvernons pour entrer au Ferrol. À 7 h. 40 nous doublons le cap Priorino chico, sur les roches duquel la mer brise avec violence; nous venons sur bâbord, et par tribord nous restent la tour d'Hercule et la Corogne. Peu d’instants après, nous recevons le pilote, et, à 8 h. 20, le Travail-

ER ne de M LR?

leur se retrouvait à ce même mouillage qu'il avait occupé un an auparavant. |

Dans l'après-midi, nous descendons à terre.

Notre course en dehors de la ville à la recherche des Mollusques terrestres n’est point fructueuse. Nous ne rencontrons que des coquilles mortes et en bien petit nombre.

Le 17 juillet, appareillé à 4 heures du matin; à 8 heures, relevé le cap Prior et la Tour d'Hercule; à midi, le cap Villano et les îles Sisargas ; à 4 h. 56, après avoir sondé malgré une très grosse houle, mouillé la drague par 400 mètres sur un fond de sable et de roche, résultats médiocres. A 7 h. 30, envoyé la tringle garnie de fauberts sur un fond de sable par la même profondeur. À minuit, le feu de Villano au S. 25° E.

Le 18, le temps s’est amélioré, il est assez convenable pour faire de bonne besogne. A 7 heures, nous relevons Tarinana au N. 37° E. et le cap Finistère (le phare) au N. 80° E. Stoppé pour sonder, fond par 627 mètres; à 9 h. 35, mouillé la drague, qui rentre à bord à 11 h. 40 : elle est pleine de vase; à 1 h. 30, sondé, 800 mètres, fond de vase; envoyé le chalut à 1 h. 54. A 2h. so, la fune casse malgré les 1500 mètres de touée. À 9 h. 30, relevé les feux de Corrobedo au N. 39° E., de Salvora au N. 68° E., de l’île Ons au N. 88° E., des îles Lies au S. 62° E. Finistère doublé, la route change; le Travailleur est dirigé vers le sud.

Le 19, le temps se maintient assez beau dans la matinée. Vers midi, le vent de nord se lève, grosse houle de N.-O. A 8 h. 12, sondé, 1352 mètres, fond de vase. À 9 h.o5, mouillé le chalut, il rentre

. à bord à 11 h. 35, rapportant une assez grande

quantité de pierres (calcaire) et quelques coquilles d'espèces diverses. À midi 30, sondé, rencontré le

- fond par 2080 mètres, fond de vase; envoyé le cha-

lut à l’eau à 1 h. 20; la brise fraîchissant de plus en plus et la houle augmentant, on le laisse peu

de temps en pêche; à 2 h. so, il est de retour à

bord, ne rapportant qu’un petit nombre de Crustacés et un poisson intéressant. Etabli la voi-

lure et gouverné pour demeurer sur les grands

fonds.

Le 20, même temps, mer grosse; à 6 h. 45,

aperçu la terre au S. 25° E.; à 10 heures, les îles

Fariloes à l’ouest, le phare des Berlingues au N. 30° E., celui de Carvoeiro au S. 62° E. Nous gouvernons sur les îles Fariloes, Berlingues et

Estrellas; la brise est très fraiche, la houle très

forte; le commandant manœuvre pour chercher un abri sous le vent des îles, afin d’y tenter un

coup de drague, mais c’est à peine si nous y ren-

controns de l’accalmie. Maloré cela, on mouille

Pinstrument, qui croche immédiatement dans les

roches, on parvient néanmoins à le ramener à

RENE Eee

PRES. : cn à FO MES

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