L’'HARMONIE
L’ORGUE Dieu, jetant un regard sur son œuvre infinie Et la trouvant trop morne, inventa harmonie ; Et le monde vibrant sous son souffle puissant, La musique immortelle eut son premier accent. Dans l’espace il sema les rythmes et les nombres: Et l’astre flamboyant et les planètes sombres, Lassés de parcourir l’éther silencieux,
Tressaillent à la voix qui leur tombe des cieux.
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L’écho divin, roulant, atteignit cette terre,
Et se développant d’abord avec mystère,
Pour interprète il eût le ge ier d’un oiseau. Bientôt l’homme jaloux de l’humble virtuose, Sous ses doigts fit chanter la tige d’un roseau; Puis plus audacieux, voi'à déjà qu’il ose Créer ces instruments puissants, mélodieux
Que l’homme primitif croirait l’œuvre des dieux!