‹ Sous les pins [microforme]Chapitre 50 sur 69 · L'OASIS · texte numérisé non relu

L'OASIS

Il est dans le désert nne fraîche oasis Où s’abreuve, en passant, la longue caravane, Où s'étale au soleil la corbeille d’Isis

Pleine des doux parfums de la fleur qui se fane.

La poudre du désert que le simoun soulève Tache à peine en son vol les palmiers toujours verts. Ici lon se repose, on sommeille et l’on rêve

En oubliant la marche à travers les déserts.

Bien loin à l’horizon le sentier se prolonge, Reptile déroulant ses anneaux gracieux, Et dans cet infini trompeur où l’œil se plonge

Le mirage confond la terre avec les cieux.

Adieu, verte oasis, adieu, fraîche fontaine Dont la vasque de pierre abreuve les chameaux, Adieu, riant relai de ma course incertaine,

Eden où l’on oublie et la terre et les maux!

Au désert de la vie il est une oasis Où s’abreuve parfois la caravane humaine, Un séjour de bonheur auprès d’êtres choisis,

Asile vers lequel l’orage nous ramène.

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Au sein du tourbillon où se perdent nos jours, Dans le cercle où se meut l'humanité lassée, L'homme sage a trouvé le plus beau des séjours Dans l'asile serein qu’habite sa pensée.

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