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FROCS ET DRAPEAUX

La tradition veut qu'un prélat soit de T Académie française parce que rAcadémie est un salon de bonne compagnie. L'usage demande que les Assemblées parlementaires possèdent un prêtre, bien qu'elles soient des salles de fort douteuse compagnie.

Les Assemblées de la Révolution ne manquèrent pas de prélats. Voici d'abord Grégoire qui, élu aux États généraux, ftit le premier de son ordre à se réunir au Tiers. Ce prêtre, toujours en querelle avec l'Église, fut toujours désireux de rester prêtre*

Orateur lourd, incorrect, terreux, il allait à la postérité par le chemin des aphorismes : « L'histoire des rois, disait-il, est le martyrologe des nations. »

C'est lui qui, évêque de Blois, écrivait à un chef

SOUTANES POLITIUUES

ïillon : « Tâchez de nous envoyer au jour I, eo guise d'étrennes patriotiques, la tftte oudé, d'uD Artois, d'un Bruuswiclc. » Cette ne l'empêchait pas de demander l'abolition )eme de mort et de dire : « Vous condam- U)uis Capet à l'existence, afin que l'horreur

forraits l'assiège sans cesse. »

igique était le moindre souci de Grégoire.

i retrouvons, après la Révolution, sur un siège

iteur. lia déjà applaudi au Concordat; mais

pte de l'Empire, contre lequel il a voté, vote

ira, les titres et les décorations. De pieux

lies empêchèrent cet ancien conventionnel

rer au divorce de Napoléon et le privèrent

ter au mariage de Marie-Louise,

isl le prélat que les évêques-députés moder-

réclament pas pour parrain, mais que les échangistes doivent reconnaître pour ancê-

premier, il demanda l'abolition des douanes.

Irégoire iiLamourette il ne faut pas franchir ndes distances. L'évêque de Blois est lié à le de Lyon par la chaîne solide du ridicule.

L le département de Rhône-et-Loire qui

à l'Assemblée législative ce lazzariste, grand-

d'Arras et grand ami de Mirabeau. Ce fut ;rette qui, le 7 juillet 1792, crut avoir faitreen France la paix intérieure.

Jurons, s^cria-t-il, de n'avoir qu'un seul

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esprit, de nous confondre en une seule et même masse d'hommes libres. »

A ces mots, tous les parlementaires tombèrent dans les bras des uns des autres; mais Taccolade ne fut pas longue et Maury, encore un abbé, mais un héros celui-là, put dire : « Ce baiser d'Amourette n*a été qu'un baiser de Judas. »

En un temps de trahisons et de duperies, il eut le mérite de rester fidèle aux vaincus, cet abbé Maury; il ne se contenta pas, comme Sieyès, de vivre ; il agit et il parla.

Il se permit d'avoir de l'esprit parmi des hommes qui en manquaient, même lorsqu'ils avaient du talent. Il eut le courage froid à l'heure oîi la peur était violente. Un jour, menacé par un homme à mine farouche qui l'avait reconnu et lui criait : « Tu vas aller dire ta messe aux enfers », il répondit, en sortant de sa large ceinture un pistolet à deux coups : « Voilà les burettes pour la servir ». Et il passa. .

La crosse de M. de Talleyrand serait un trait d'union naturel entre les prêtres politiques de la Révolution et ceux de l'Empire; mais cet homme qui mit son génie éloquent et pervers au service de tous les gouvernements qui se succédèrent en France, fut un grand seigneur plus qu'un évêque. II reste une de ces raretés qu'on rencontre quelquefois au fond des races, et qui ne sont pas faites

pour servir de cariatides au coin des autels.

Cariatides par contre, mais superbes, les prélats qui, sous la Restauration, encombrèrent la Chambre des pairs. Personnages de haute lice, ils firent h la monarchie renaissante fond de tapisserie ; et le plus vivant d'entre eux, celui que l'on appelait Us' d'Hermopolîs, ne fut guère qu'une momie dans des bandelettes neuves.

Le siècle devait pourtant avoir ses prêtres politiques, ses Mazarins d'opposition : ils s'appelèrent Lamennais, Lacordaire et Dupanloup.

Lamennais, représentant du peuple en 48 et 49, vint aux Assemblées quand l'Église l'avait déjà perdu pour ne pas avoir enchaîné au trône pontifical, par les cordons rouges d'un chapeau cardinalice, ce prêtre éblouissant. 11 arriva désarmé de son influence, en même temps qu'il avait été découronné de sou talent. Les partis le ramassèrent, le placèrent à l'Assemblée et lui jetèrent ses 25 îr. par jour — ses trente deniers de Judas.

Réélu en 1849, il siégea près de Félix Pyat, qui a fait de son voisin un curieux portrait : a Je le vois moindre de taille encore que cet autre Breton, son ami Chateaubriand, ses pieds pris dans des gros souliers à la Roland, mais avec une tète qui semblait absorber tout le reste du corps... des yeux... deux éclairs dans l'orage... deux rayons

dans le calme, un front, celui des grands Florentins, aussi beau que celui de Dante. »

Dernier débris, l'esprit, celui qui pique et qui mord, se cachait sous la redingote plate du député, comme il s'était deviné sous la soutane de Tabbé. Parlant des grands seigneurs de la droite, Lamennais disait un jour: « Ces gens ne voient plus dans le pommeau de leurépée qu'une boule à scrutin. »

A l'Assemblée, Lamennais avait eu pour voisin de passage Lacordaire. Ce moine, qui avait inquiété les yeux de la philosophie, venait s'encrasser dans les Parlements. Son premier discours, qui fut le dernier, avait pour but de demander la nomination d'une commission executive. L'essai oratoire fut si malheureux, que le 18 mai Lacordaire envoya sa démission « au citoyen-président » par une lettre que terminaient ces mots : « En me séparant de l'Assemblée, je ne lui ôte rien qu'une bonne volonté impuissante. »

Le démissionnaire alla cacher dans Rome sa courte humiliation et profita de cette occasion pour mener une campagne contre Louis Veuillot.

Cette haine contre Veuillot est le terrain où se rencontrent l'orateur qui avait élargi la chaire chrétienne et le prélat qui élargit l'épiscopat au point de la déformer, c'est-à-dire M&^ Dupanloup.

Le plus connu, sinon le plus illustre des prêtres politiciens, l'évêque d'Orléans, fut une méca-

nique de Birmingham toujours prête à aller.

Gomme l'Empire, grâce à Dieu, avait longtemps détraqué le grand rouage, M&^ Dupanloup arriva dans les Assemblées avec un sac de paroles à vider.

Ce fut à l'Assemblée de Bordeaux que débuta le prélat. Il se fit dès d*abord le prédicateur officiel de la fusion. Il assît à la table de M. Thiers le comte de Paris et le président déclara au dessert ;

— « Dans huit jours peut-être, le comte de Ghambord dînera ici. »

Sans mandat et sans pouvoir, Ms' Dupanloup fut à Ghambord porter cette invitation et beaucoup d'autres.

Il reçut une royale réponse qu'il consigna sans la comprendre :

— « G*est inutile, mon parti est pris. »

Facteur rural et parlementaire de la réconciliation des deux branches royales, M«^ d'Orléans se tourna aussi vers les affaires du pouvoir temporel.

Son premier discours fut une longue flatterie à l'adresse de M. Thiers : « Placé au sommet des honneurs par la confiance universelle, arrivé aussi par le cours des années au sommet de la vie, vous savez mesurer de cette hauteur le prix des choses éternelles. »

Ainsi parlait Févêque au président; et le président, pour ne pas être en reste, traita Févêque de

« sincère aini de la liberté », de « noble citoyen. »

V Univers j qui dans ce temps-là, s*il avait excommunié tous ceux qui attaquaient les évêques, se serait excommunié lui-même, VUnivers compara }ILs^ Dupanloup à Pilate livrant Jésus-Christ.

Les mœurs parlementaires de cette époque sont aujourd'hui d'un élégant archaïsme. Gela semble une histoire de l'autre siècle que celle de cet évéque-député répondant à la question des classiques, en faisant jouer en grec des pièces grecques par des élèves de son séminaire. Un pasteur protestant, M. de Pressensé, y fut même invité et fit le lendemain, à l'Assemblée, un petit compte rendu de la chose.

Au Sénat, M^»* Dupanloup prit ses invalides parlementaires. La popularité avait fui si loin du député gallican qu'il eut le nombre de voix strictement nécessaires, sans une de plus.

L'émotion du vieillard fut telle que le lendemain de l'élection, le 18 décembre 1875, il écrivait au journal Le Français :

— « Me voilà, à la fin de ma vie, rejeté comme Daniel dans la fournaise de Babylone. »

Monseigneur confondait deux faits bibliques : les enfants dans la fournaise et Daniel dans la fosse. Cette erreur fut la dernière que commit l'évêque d'Orléans. C'était un joli mot de la fin.

Ms^ Freppel, son successeur à la tribune natio-

"rateur d'extrême droite, fut assez populaire vinoe, il y aurait mauvaise grâce de le nier ; e ne furent pas les ecclésiastiques qui for- L son cortège. L'évêque d'Angers avait certes de bonne heure sa faculté de parler native ait devenu un moulin tiollandaîs toujours marcher au premier souffle du vent. Mais il irait pas croire que le vent a toujours soufQé me côté.

iire écrivait au roi de Prusse : « J'ai trois )ur vous admirer. » J'imagine que M^Frepîu trois cœurs successifs, le premier voué pereur, le second oSert au comte de Chame troisième consacré au comte de Paris, ond, tout au fond de cet homme d'ordre, il it bien y avoir un homme de révolution, loul Duval disait de lui : « C'est l'envers ,cobin, un jacobin blanc, s levoir de soutane, il se croyait obligé à es Bonald et les Maistre.

ours assis entre un engouement et un resent, il ignorait le calme, le calme superbe t le prêtre. En février 1891, on le voit avec ilation fébrile partir pour Rome; à l'en- , il allait effacer d'un mol la lettre du car- ^vigerie. Le Saint-Père lui fit comprendre n'est pas à uu évêque de se faire le commisur d'un prince auprès d'un Pape.

Goiûme révéque ramenait sans cesse la conversation sur le terrain politique, le Pape lui ferma la bouche avec cette phrase :

— « Je croyais que vous veniez me parler de vos ouailles, et non pas de vos maîtres. »

Quelque temps après la mort de Tévêque d'Angers, M8^ d'Hulst accrochait à la rampe d'une tribune électorale la seule chose qui pût inspirer le respect en lui — et encore était-ce lui qui était dans cette chose : il déposait sa soutane de prêtre pour prendre, à Brest, la livrée du candidat.

Le prélat inférieur qui dirige vers le' naufrage rinstitut catholique et qui régente Tarchevêché de Paris est un homme comme Ton doit en souhaiter pour ami à ses pires ennemis. L'élection de M. d'Hulst n'aura été un succès pour personne, si elle n'est pas un triomphe pour la République. Le gouvernement doit adresser des vœux à Dieu pour que beaucoup de petits d'Hulst croissent et se multiplient dans le Parlement. Les catholiques, ceux qui suivaient le dénouement de conciliation comprirent très bien que Mg»^ d'Hulst n'était pas élu comme prêtre, mais comme royaliste.

Les monarchistes, de leur côté, savaient fort

bien dans quelle voie de libéralisme, — mensonge

de liberté, — ce gallican en retard mènerait le roi

dont il est le grand aumônier.

Aussi l'élection du prélat n'alla-t-elle pas toute

sur les cent trente-sept délégués choisis ^signer Mp d'Hulst, parmi la fleur du panier ste, si tant est que ce panier ait une fleur, t nombre de Parisiens, gens qui ont des ans le Finistère et portent un nom breton, portent plus souvent rue de Varennes ou ■g Saint-Honoré que dans la lande natale.

ve homme, royaliste de vieille roche, desi la circonscription était vouée au clergé à ité, tout en remarquant que Ms' Freppel

mérite d'être un évoque français, tandis ' d'Hulst est un prélat plus marron que )rné d'un de ces titres que l'on donne à 3mme enseigne aux nullités encombrantes.

légué ironique prétendit qu'il fallait choisir idat-prôtre, les députés ayant grand besoin iur fasse le catéchisme, it trop facile de répondre que Mp d'Hulst ?aiL pas, parce que cet enseignement est lu, trop simple pour son esprit compliqué, 'oué à faire de la^politique et à porter dans i l'esprit brouillon qui l'a suivi dans toutes éprises.

lusement le personnage perd un temps, qui s précieux, à se contempler. Tout l'éblouit il en lui seul; il admire son esprit qu'il

bon aloi; il admire sa piété qu'il croit sinadmire sa famille qu'il croit royale.

Il admire son physique, depuis le nez qu'il peut voir sans se regarder dans une glace, tant ce cap est loin devant lui, jusqu'au menton impérieux qui se relève et court au devant du nez pour le menacer.

M. d'Hulst s'admire depuis la bouche, qui est trop grande pour les rares meubles qui l'occupent, jusqu'aux pieds qu'il a fort longs et plats comme ceux d'un valet. Car cet homme, qui se dit bien né, n'a pas l'air grand seigneur, et quand par hasard il tend deux doigts d'une main lourde et mal tenue, on regarde s'il n'y a pas au bout de cette main un plateau ou une lettre. La tête penchée donne à toute la personne quelque chose d'oblique et de travers, et les yeux durs, faux, espionnants, tisons éteints d'un cerveau sans flamme, disent l'envie et la haine, deux défauts des gens en service.

M. d'Hulst est un personnage corrompu, blasé, vieux de civilisation et d'esprit; mais tout cela ne fait pas qu'il soit un gentilhomme, si par gentilhomme on entend un noble esprit doublé d'un noble cœur.

Au dix-septième siècle il aurait essayé de suivre un cardinal de Retz, qui n'aurait pas voulu de lui pour boutonner ses chausses. Sous Louis XV, il aurait été le confesseur du cardinal Dubois. Sous Louis XVI, il aurait tâché d'être secrétaire du car-

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riiriAl du nohan, qui ne lui aurait pas conûé la es billets à ses maîtresses, mais qui lui iné la mission d'écrire aux fournisus la Révolution, il aurait sans doule rière la plus voisine de celle qu'il a serait devenu grand-aumûnier de Philé. Né trop tard, il n*a eu aucun de ces

prêtre en 1865, il débuta comme vicaire sse Saint-Ambroîse, sous le règne de eux, aujourd'hui cardinal, aujourd'hui lais jadis fort impérialiste, et prédicardinaire des Tuileries.

it pour le ministère diocésain, qui dezèle et de la piété, l'abbé d'Hulst fut oyé à l'archevêché. Car la carrière de

a cela de singulier, que son insufdsaoce es postes le pousse régulièrement à un •ieur, ce qui faisait dire à un prêtre

On le fera pape parce qu'il sera trop rdinal. »

it fut appelé aux postes successifs de tear et de promoteur à rarchevèché. On 1 la délicatesse de ces postes, si l'on lonnent à leur titulaire la police ecclé-

ntilleux, très despote, très insolent,

M. d'Hulstfut, dans Tarchevêché, le plus violent des juges de paix.

Égoïste comme M. de Fontenelle, dont il n*a ni l'esprit ni même cet excellent ton qui remplace Fesprit, M. d'Hulst fut mécontent des autres qui furent encore plus mécontents de lui. Pour le récompenser, on le nomma vicairegénéral. Comme supérieur de quelques congrégations de femmes, il montra un esprit si tracassier qur'il fallut chercher un nouvel emploi à sa grande intelligence.

Les luttes universitaires se livrant alors, M. Tabbé d'Hulst se fi t charger de fonder et de diriger rinstitut catholique de Paris. C'est là que, depuis plusieurs années, il rend beaucoup de services... au gouvernement de la République. Malgré le concours de professeurs savants et consciencieux il a délivré la haute Université, la Sorbonne et la Faculté de toute concurrence à Paris.

Ces résultats glorieux, il ne peut les nier; car il s'en est vanté dans un discours public, non pas en bégayant comme Brid'oison, mais avec le ton fier d'un marquis d'Almaviva, en train de compter ses conquêtes : « Nous n'avons pas d'élèves, a-t-il dit, mais nous avons dépensé beaucoup d'argent et il nous en faut encore beaucoup. » La dépense moyenne est de cinq cent mille francs par an, qui seraient mieux employés à favoriser les hautes

n certain nombre de sujets d'élite dans

i de l'Université,

e royaliste, indignée par ces paroles,

un mauvais parti au prélat romain, et 3e (eu Mg' Freppel n'épargna pas celui imbition de succéder à l'évêque d'Aagers.

l'Hulst est d'ailleurs un homme trop ir donner grand temps à l'Institut qu'il de ces travaux extérieurs vaut la peine tité aux honnêtes royalistes du Finistère devenu le représentant : l'abbé d'Hulst conspirateurs qui ont rompu le mariage Orléans avec sa cousine. Il fut chargé L la comtesse de Paris que Mk^ le duc le connaissait pas encore assez la vie r une famille. C'est donc ce prêtre qui protégé la scandaleuse aventure dans

duc d'Orléans a fait au duc de Chartres )rtelle injure qu'un prince puisse faire •e prince, qu'un jeune homme puisse vieux soldat très noble.

iages, ceux qui se manquent et ceux qui

portent pas bonheur à M. d'Hulst. Si avoir jusqu'oîi va la délicatesse monel abbé, il faut se rappeler le mariage ' e-Dumas. Le recteur de llnstitut cathonvité, disent les uns, s'invita, affirment

à bénir l'union de M"* Jeannine Dumas

et d'un jeune offlcier. Avec la grâce et le qui sont à lui, M. d'HuIst trouva le moyen petit discours, d'être de la plus silencieu:

lence pour Alexandre Dumas. On a le droit ■ voir, quand on est prêtre, de ne pas part opinions du spirituel académicien, mais o tient alors de paraître, ou bien l'on reste M. d'Hulst n'a pas, en d'autres circon montré cette intransigeance de principes, il déroula dans une Revue, le long de M.

la plaine ratissée d'un article où l'éloge po côté de la critique, commela carotte à côté d Tel est l'homme qui a choisi la Bretag champ de manœuvres. Son élection n'a pa bonheur pour les électeurs. Elle ferait ] des heureux, si, comme on l'espérait on n'avait lancé M. d'Hulst à la tribune q en débarrasser la chaire.

Les victimes de Notre-Dame, les auditei réduit au pain très sec de sa théologie de naire, béniraient alors les gars de la lande Quoi qu'il arrive, quand il aura échoué politique, on le routera dans la pourpre, que les électeurs ne le remisent bientôt gasin des accessoires inutiles.

Plusieurs insuccès oratoires laissent auj à l'abbé d'Hulst des loisirs qu'il emploie pléter l'organisation de sa police personn

De tout temps, le cabinet verdâtre de llnstitut dit catholique a servi de bureau de placement aux abbés en quête de préceptorats et aux institutriceg en détresse. M. d*Hulst case gratuitement ces malheureux dans le faubourg Saint-Germain, ou ailleurs. Il les divise en escouade et brigade pour l'espionnage des maisons où ils sont placés. Tout ce monde vient au rapport chez le prélat à heures et jours fixes. Quand Monseigneur arrive de voyage il envoie à ses obligés des télégrammes de convocation extraordinaire. Il faut ajouter que les précepteurs ne sont pas toujours de premier choix. Par des lettres très aimables, Tabbé d'Hulst vanta et recommanda jadis le fameux abbé Saint-Yves, interdit depuis et même arrêté pour délits de droit commun.

Si les gens que l'abbé d'Hulst recommande sont d'une vertu défraîchie, les livres qu'il protège sont d'une orthodoxie suspecte.

Le recteur de la rue de Vaugirard a vanté dans le Correspondant l'œuvre d'un abbé — pion de sa maison — et cette œuvre vient d'être mise à Y Index.

Il y a quelques années on fit silence sur des propositions hasardées que M. d'Hulst avait émises.

Depuis lors, il s'est lancé sur le terrain biblique pour y faire une chute cruelle. Sortant de l'humilité conforme à son modeste savoir il s'est mis à braire et le Père Brucker, jésuite, nouveau Martin, Ta vertement ramené au moulin.

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