FRANCIS K. HUGER
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^1 by tbe cîty of Charlestown
THROUGIT
SilMUEL PRIOLEAU,
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B by Fletcher and Gardiner. Phila.
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Ce portrait est entouré d'un cadre d'or , décoré de rosaces et d'ornements , d'un excellent goût , et enchâssé dans une boîte d'or massif. Il fut offert à Lafayette, en 1825, par lavîUe de Charlestown, comme l'indique l'inscription ci-jointe, placée derrière la boîte, et entourée elle-même d un cadre d or ciselé.
Au-dessus du lit est placé un tableau qui représente la réunion dés officiers supérieurs de Tarmée américaine , parmi lesquels se trouve Lafayette, et de Fétat^major du général Rochambeau , au siège de York*-To wn.
Parmi les dessins , on distingue sur-tout : une vue de la résidence de John Adams, par mademoiselle ÉUsa Quincy, sa petite-fille , et la maison de M. Hancock, à Boston.
he tombeau de Washington (gravure).
La vue de Fayetteville , petite cité située sur la rive occidentale de la rivière Capefear, dessinée en i8i4, par M. Horace Say.
En 1 8 1 4 , mon ami M. H. Say , fils du célèbre économiste , en allant de Charlestown à New-York , passa par la capitale de la Caroline du nord, à laquelle la reconnaissance américaine a donné le nom de Fayetteville. Cette ville était alors peu populeuse, et ne se composait guère que de deux grandes rues réunies en croix, au point de rencontre desquelles s'élevait le bâtiment du gouverneur. La vue du pays n'offrait rien de pittoresque, mais le nom donné à cette cité, engagea le jeune voyageur à en prendre un croquis. De retour en France , il pensa que cette marque de souvenir pourrait ne pas être indifférente au général. Il fit faire un cadre à son esquisse (dont je vous présente la copie) et la lui envoya.
En 1 8 1 8 le beau-frère de M. H. Say , M. Comte , l'un des rédacteurs du Censeur Européen, était persécuté par la restauration. Il trouva refuge et hospitalité à Lagrange. Lafayette écrivit à M. H. Say pour l'engager à venir passer quelques jours à sa campagne. Mon ami s'y rendit : un matin qu'il se proposait une promenade dans le parc , un domestique vint l'avertir que le général desirait le voir. Lorsque M. Say entra dans son cabinet , Lafayette lui serra cordialement la main , le fit asseoir près de lui et lui dit : fai été bien touché que vous ayez pensé à moi aux États-Unis: voilà votre dessin; j£ Cai mis près de moi : je ne verrai probablement jamais ce lieu; au moins vous m'en aurez donné une idée. Il ne pensait pas alors que quelques années plus tard il y ferait ime entrée triomphale.
Lors de son dernier voyage , en approchant de Fayetteville, quoique le temps fût affreux et que la pluie tombât
par torrents, il dit à Bastien : Voyons maintenant si M. Say a bien représenté la ville dont il nCa envoyé le dessin. U la reconnut parfaitement d après le souvenir qui lui en était resté , et, depuis son retour à Paris, il fit compliment à l'auteur sm' l'exactitude et la correction de son esquisse.
Sur la commode est placé un vase d'argent, ciselé avec beaucoup d'art, et offert à Lafayette par les aspirants (midshipmen) de la frégate la. Brandywine.
Le président des États-Unis avait décidé que chaque état serait représenté auprès de Lafayette par un aspirant, lorsqu'il s'embarqua sur la Brandywine pour revenir en France; de sorte que cette frégate reçut vingt-quatre élèves, au lieu de huit à dix que comptent ordinairement les bâtiments de son rang. Ces jeunes officiers, touchés de l'amitié toute paternelle que Lafayette leur avait témoignée pendant la traversée , le prièrent, en se séparant de lui, de leur permettre de se cotiser entre eux pour lui offrir un témoignage durable de leur attachement. Le vase, dont ils voulaient lui faire présent, fut exécuté à Paris sous la direction de M. Bamett, consul des États-Unis , et envoyé à Lafayette peu de temps après son arrivée. Il est entouré à son col de pampres artistement dessinés : deux têtes de fleuves remplacent les anses. L aigle américaine est sculptée sur l'une de ses faces; elle plane au-devant d'un nuage parsemé d'étoiles, tient dans l'une de ses serres un faisceau de javelots, et dans l'autre une branche d'olivier. Des ornements à feuilles d'acanthe embellissent la base du vase, dont le socle carré, soutenu par quatre pieds de lion, offre sur trois de ses côtés autant de
bas-reliefs qui représentent, i*" le capitule de Washington; 2** la visite de Lafayette au tombeau de Washington; 3**rarrivée de la Brandywine an Havre. Sur le quatrième, est gravée, en anglais, Tinscription suivante :
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