L'EXPOSITION
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oire.
Pour aller à Philadelphie, je pris le chemin de fer
20 juin
de Pensylvanie.
inte-cinq
Les wagons américains sont beaucoup plus grands
que les nôtres; ils sont bien aérés et très-confor-
tables. Il n’y a qu'une seule classe pour tout le
monde : si cependant on désire être plus à l'aise ou
en meilleure compagnie, on demande une place
dans un wagon palais (palace car), où, moyennant
dix francs par jour de supplément, on a l’avantage
d'avoir un fauteuil lournant ; dans chaque voiture
sont installés des robinets d’eau glacée, des poëles
pour l'hiver et un petit cabinet qu'on désigne en ne
le nommant pas. Les siéges sont de chaque côté de
la longueur du wagon et au milieu se trouve un cou-
loir qui permet aux voyageurs de se promener pen-
dant la marche des trains. Des marchands de
livres, d'oranges, ete., viennent continuellement
vous offrir leur marchandise jusqu'à ce que vous
soyez rendu à destination.
On rencontre même des agents d'assurances sur
la vie, qui, pour vous engager à prendre une assu-
rance, vous énumèrent tous les accidents arrivés sur
la ligne. Comme c'est rassurant pour le voyageur !
Dans les wagons appelés s/eeping car (char pour
dormir), il y a un petit salon pour les dames et un
fumoir pour les, messieurs.
Le soir, les coussins sur lesquels on était assis le
jour sont transformés en sommiers ; on y met un
petit matelas, des draps, des oreillers, ete., puis on
attache des rideaux dans la longueur du wagon à
de grandes tringles qui se trouvent dans le haut, et
votre lit est fait.
Alors commence une scène assez piquante. Chacun
choisit son lit et se glisse dans le petit appartement
qui lui semble le plus avantageux. Puis, pendant
quelques minutes, on entend autour de soi, dans les
chambres voisines, des causeries interminables à
voix basse et souvent extrêmement intéressantes ;
ment