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d'opéra et les morceaux religieux sont seuls en
faveur ce jour-là.
Pour celui qui voit ces mœurs et coutumes de loin, les Américains passent pour le peuple le plus religieux, le plus sobre de la terre; mais celui qui M peut pénétrer dans un intérieur américain, s'aperçoit bien vite que cette suspension d'affaires et de plaisirs
le dimanche n'est qu’un stimulant qui porte le
w Yankee à s’adonner à la boisson. En effet, ne
sachant que faire le dimanche, i! s’installe dans un
tenons eee
arr Yemen vo ee
ue M en
fauteuil, et là, après avoir bien médité la Bible, il boit du wiskey jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus boire,
L'Américaine parait être d'une piété exemplaire ; elle va à l’église autant de fois qu'elle peut. Dans quel but ? direz-vous. Je vais vous le dire. Ce n'est ni par piété ni par devoir, c'est tout simplement pour qu'on admire son ravissant visage (car elles sont presque toutes Jolies), ou un magnifique costume venant de Paris et dont elle veut faire voir la richesse et la beauté.
J'aurais encore beaucoup de choses à dire sur les mœurs américaines; mais j'aurai occasion d'y revenir et d'en parler plus longuement. En un mot, l'Américain ne vit que pour gagner de l'argent et faire des affaires ; aussi, cette manière d'agir si exclusive lui enlève une partie des sentiments généreux qui font la gloire et la supériorité du caractère français.
J'employxi les quelques jours de mon séjour à New-York à visiter plusieurs personnes pour les-
quelles j'avais des lettres de recommandation. Dans
ds Es : une des maisons où j'allai, je rencontrai M. Henri , Bible,
Schorestène, charmant Français, et un commerçant sse plus
des plus distingués. En compagnie de son frère x Jacques, il dirige une des plus grandes industries de nplaire ;
New-York, et il me faudrait faire un autre livre
Il Je visitai quelques théâtres et assistai à une reprécar elles
ut. Dans Ce n'est * pour dire tous les charmes de leur société et pour S fe sn e ‘aù : ,: ' | t > Cnumérer tous les services qu'ils m'ont rendus. \plemen %
sentation dran, tique. Les salles de théâtre diffèrent
que cos- | ÿ … beaucoup des nôtres. On n'y voit point de loges, re voir la 4 Fa excepté les loges d'avant-scène. Tout le reste est en
: forme de gradins. Les acteurs américains sont assez re sur les a ue % bons, et il n'est pas une célébrité européenne qui Y reve- ‘ae : L se “ n'ait fait son apparition sur les planches amériun mot, caines.
argent et DR SEM New-York possède aussi son bois de Boulogne, d'agir Si appelé Central Park, à cause de sa position au centre nts géné-
; de la ville. Ce parc est certainement ce qu'il y a de caractère
mieux ; il est très-accidenté, très-touffu, et sa bonne
FRE tenue répare un peu le mauvais entretien des rues séjou |
| de la ville.
pour les-
tion. Dans Enfin, en cinq jours je connaissais parfaitement la
ville, Ce qui m'en facilita la connaissance, c’est la
disposition des rues en angle droit avec des avenues,
et n'ayant aucun nom, mais seulement un numéro.
Ainsi, on dit la 10° rue, la 5° avenue. De plus, il n’y
a ni musées, ni monuments à visiter; les Etats-Unis
étant encore trop jeunes pour avoir une histoire.
Je bouclai donc ma malle et partis le 20 juin
pour Philadelphie par une chaleur de quarante-cinq
degrés.
c'est la
venues,