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du capitaine Reculoux, qui, soit dit en passant, a été charmant pour nous; je visitai les machines et les différents aménagements du steamer.
Quant à l’intérieur, je n’entreprendrai point de le décrire, car il n’est guère de personnes qui n'aient entendu parler d’un transatlantique. Je dirai simplement que les salons sont magnifiques, la cuisine excellente, et qu'on y trouve tout le comfort d’un hôtel de première classe.
Vers le 41 juin, nous arrivämes aux bancs de Terre-Neuve, dans le parage des glaces. Il existe à cet endroit de l'Océan un courant venant des mers polaires qui entraine des montagnes de glace. Nous aperçümes un bloc énorme qui venait à nous; le ‘apitaine fit aussitôt arrèter la machine, afin de voir quelle direction prendrait ce bloc. I ne passa pas à plus de quatre cents mètres de nous, et, sans la pré- ‘aution du capitaine, peut-être nous serions-nous rencontrés avec lui, ce qui eût été fort peu agréable, car un navire touché par un de ces énormes icebergs
coule infailliblement. De plus, il règne un froid
extrème pendant vingt-quatre heures, et le ther-
res vomi”
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momètre descend jusqu'à 7° au-dessous de zéro.
Au grand froid succéda une grande chaleur, et ce fut alors que nous eûmes un spectacle des plus curieux ; des quantités innombrables de baleines, dauphins, cachalots, prenaient leurs ébats et sautaient à des hauteurs considérables et retombaient, faisant jaillir l’eau tout autour d'eux. Le soir de ce jour, 11 juin, nous eùmes le spectacle du coucher du soleil. Il est impossible de décrire d'une façon exacte la beauté de ce spectacle, et cette boule de feu couleur de sang s’enfonçant dans la mer produit des effets trop merveilleux pour que la plume se hasarde à les rendre. La nuit venue, j’admirai encore la phosphorescence de la mer. On voit briller mille petites étoiles et on se croirait dans un champ parsemé de pierreries et de diamants; parfois la mer prend un aspect tellement illuminé, qu’on se figure naviguer dans un océan de feu,
Les jours suivants, des brouillards intenses ralentirent notre marche, et pendant la nuit le sifflet de
la machine ne cessa de résonner, bruit sinistre qui
nous donnait un peu d’effroi. De plus, la machine
d'u mo qui
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î étant un peu échauffée, nous fûmes obligés d'arrêter
Zéro.
t ce fut î de temps en temps.
1rieux ; î Je profite de ces retards pour donner un aperçu iphins, . de mes compagnons de voyage. Au premier rang, je t à des à placerai M. Buniot, négociant à Saulien. Ge chart jaillir “ mant gentleman a toujours été plein d’affabilité pour 11 juin, “pour moi; aussi je n'oublierai jamais dans quelle il. I] est désolation il me mit un jour que, souffrant du mal . beauté de mer, il'ime pria de lui indiquer un remède effileur de Lace.
fets trop … Je lui dis de prendre un œuf à la coque, arrosé de à les d'une demi-bouteille de Champagne frappé. Pauvre hospho- monsieur, à peine avait-il goûté à l’un et à l’autre,
petites qu'il se leva avec précipitation, et, s'élançant vers semé de de parapet du pont, il fut bientôt transformé en fonrend un daine inépuisable,
aviguer : Nous avions aussi parmi les passagers le ministre
de France en Chine, qui allait reprendre son poste
s ralen- à Pékin; une dame américaine avec ses deux ensifflet de ant, plus vingt ou trente autres qu'il serait trop istre qui dons d'énumérer.
machine E. Aux secondes, un régiment de Petites Sœurs des
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Pauvres, allant en Amérique donner leurs soins aux If malheureux, qui n’y manquent pas; puis, beaucoup d’exposants se rendant à Philadelphie pour surveiller
{l de près leur exposition. Aux troisièmes et qua-
trièmes, une foule d’émigrants allant chercher for-
PRE D RE A qe ne
tune dans le Nouveau-Monde. Puissent-ils la trou-
ver!
Enfin, nous approchons du port; la mer se couvre
de voiles, et nous prenons notre pilste. Le pilote est
chargé de conduire les navires dans le port de New-
York, dont les abords sont très-dangereux. Quelques
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heures après, nous apercevons la terre dans le loin-
tain. Tout le monde est sur le pont, écarquillant les
yeux et rempli de joie, tant on est heureux de revoir
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la terre quand on n'a vu que le ciel et l’eau pendant douze jours. On prend des lunettes, on les braque sur des points imperceptibles qu'on aperçoit; on
donne à la terre une tout autre couleur qu’à celle
de France; en un mot, on s'extasie sur tout ce que
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l'on voit. Du reste, la nature s’est admirablement prêtée à la majesté du port de New-York. Deux petits
caps viennent fermer naturellement la baie, sillon-
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‘aucoup rveiller et quaher for-
la trou-
à couvre ilote est de New- Juelques le loinillant les le revoir pendant s braque coit; on qu’à celle ut ce que ablement ‘ux petits
e, sillon-
née par d'innombrables navires, et au fond de laquelle on aperçoit la ville de New-York.
Avant d'arriver, on voit à droite et à gauche une foule de petits villages bâtis en briques et entourés de bois magnifiques. Puis la grande ville américaine se présente avec ses palais de marbre, ses maisons rouges et ses innombrables clochers. Ce fut un spectacle vraiment grandiose et jue je ne veux pas décrire plus longuement, de peur que l’imperfection du style ne nuise à la beauté du panorama.
Notre traversée était accomplie; nous serrâmes la main au capitaine, le remerciant de son attention pour nous, el nous quittämes le Saint-Germain, enchantés d'être arrivés, mais aussi très-contents de
notre magnifique voyage.
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De, DEAN PAT RE