ESS
croyait ce qu’elle croit encore aujourd'hui: la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, — lorsque les protestants sont venus nier cette vérité fondamentale de notre foi.
Il y avait quinze cents ans que la messe se disait, comme éllese dit aujourd’hui dans l'Eglise catholique, lorsque le protestantisme a rejeté ce dogme de notre foi.
La messe est l’offrande du corps et du sang de Jésus-Christ faite à Dieu par le prêtre.
Voilà ce que notre foi nous enseigne.
Nos frères séparés prétendent que le sacrifice de la messe est inutile, parce que Notre-Seigneur par sa mort sur la croix à satisfait à tous nos péchés. Sans doute que Notre-Scigneur par sa mort a racheté l’homme de -l’enfer auquel il avait été condamné par la désobéissance de nos premiers parents. Mais on ne peut pas conclure de là que le sacrifice de la messe nous serait appliqué éinutilement, ni que l’homme n’a plus rien à faire pour sa propre sanctification. Car alors il faudrait rejeter le baptême et tous les autres sacrements, ne jamais dire un seul mot de prière, et pourquoi lire la Bible ? Si Notre- Seigneur a tout fait pour nous, nous n’avons donc plus men à faire ?
Jésus-Christ lui-même est l’auteur de la messe
la ristie, vérité
disait, olique, à notre
ang de
fice de * par sa 3, Sans acheté
idamné Mais
e de là
i que
anctifiême et
in seul
Notre-
s donc
messe
pour ce qu’il y a d’essentiel, et l'Eglise y a mis les accessoires, qui consistent dans les cérémonies qui accompagnent le sacrifice du corps et du sang de Notre-Seigneur. Le prètre, en offrant le saint sacrifice de la messe, ne fait que continuer le sacrifice de la croix, parce qu’il en a reçu l’ordre formel de Jésus-Christ la veille de sa mort, lorsque notre divin Sauveur donna, dans la Cène,son corps et son sang à ses Apôtres, en leur disant : ‘ Faites ceci en mémoire de moi.”
Le roi David donne à Jésus-Christ, au psaume 109, le titre de ‘ Prêtre éternel selon l’ordre de Melchisédech,” parce que notre divin Sauveur devait employer le pain et le vin dans le sacrifice, comme avait fait autrefois Melchisédech.
Le roi prophète l’appelle Prêtre elernel, parce que prètre, il le sera foujours, et que le sacrifice, qu’il a institué, continuera à exister jusqu’à la fin des temps — grâce au sacerdoce catholique ! ;
Le prophète Malachie ne dit:l pas au chapitre premier que ‘depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher, il sera offert un sacrifice pur et sans tache à Ja majesté du Très-[Haut?” -
Le prophète Jérémie au chapitre XX XIII, v. 18, prédit ‘ qu’on ne verra jamais manquer les prêtres, ni les sacrifices,”
rer eennnmnrenmnmnnmenen in
Où trouve-t-on l’accomplissement de ces prophéties? Est-ce chez nos frères séparés ? Non, car chez eux il n’y a point de sacerdoce, point de sacrifice !
Sous la loi de Moïse, il y avait quatre sacrifices l’holocauste, le sacrifice eucharistique, le sacrifice impétratoire, le sacrifice propitiatoiré.
On offrait des victimes en holocauste, pour reconnaître le suprême domaine de Dieu sur toute créature.
On offrait des sacrifices eucharistiques, pour remercier Dieu de quelques faveurs considérables qu’on avait reçues.
On faisait le sacrifice impétratoire, pour demander à Dieu quelque grâce importante. ;
Le sacrifice propitiatoire était établi pour expier quelque péché et se rendre Dieu propice.
Saint Augustin, en parlant du sacrifice de la messe, dans son dix-septième Livre de la Cité de Dieu, dit : ‘ Ce sacrifice a été établi pour tenir lieu de tous les sacrifices de l’ancien Testament.”
Saint Irénée dit encore : “ Les Apôtres ont reçu ce
sacrifice de Jésus-Christ et lEglise l’a reçu des
Apôtres, et elle l'offre aujourd’hui dans tout le monde, selon la prophétie de Malachie.”
On disait la messe il y a six cents ans, il ya douze cents ans, 1l y a dix-huit cents ans, comnie on