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e8? la dit aujourd’hui dans l'Eglise catholique, parce ux que lPEglise a reçu la mission d'offrir ce divin sacrifice, de la bouche même de Jésus-Christ. " Quand un usage est universellement établi dans ice l'Eglise et qu’on ne trouve aucun Pape, aucun évêque, aucun eoncile qui en soit l’auteur, c’est )n- une marque évidente que ce sont les Apôtres qui Éa- nous ont enseigné à le pratiquer. - | Le sacrifice de la messe est propitiatoire pour les er- vivants et pour les morts.
on Pour les vivants, parce qu’il est offert à Dieu pour leur obtenirle pardon des péchés et la rémission der des peines dues aux péchés.
Pour les morts, en ce qu’il contribue à la rémiser sion des peines temporelles dont ïls sont encore redevables à la justice divine.
se, On prouve ce dogme de notre foi catholique par it : les paroles de nos Livres Saints : “ Ceci est mon sang, les qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission de leurs péchés.” (St Matth., XXIV.) ce ‘ Tout grand prêtre est établi de- Dieu, afin es d'offrir des présents et des victimes pour les péchés le, des hommes.” (St Paul, V, Epître aux Hébreux). Le sacrifice de la messe est aussi propitiatoire "a | pour les morts. Les Livres Saints nous disent :
‘ C’est une pensée sainte et salutaire de prier pour
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les morts, afin qu’ils soient déliés de leurs péchés.” Et — pour nous servir d’une analogie — ne voit-on pas dans le douzième chapitre du second livre des Machabées, que Judas Machabée, général d'armée, après une brillante victoire remportée sur les ennemis de sa nation, envoya douze mille dragmes d'argent au temple de Jérusalem, pour faire offrir dessacrifices, pour les âmes de ses soldais qui avaient succombé dans le combat ?
Comme nous avons des pontifes ct des prêtres, il faut nécessairement qu’ils offrent une victime pour nos péchés, et le sacrifice de la croix et celui de l’autel ne sont qu’un même sacrifice.
Bien que la vertu du sacrifice de la croix ait été infinie en soi, il faut cependant que cette vertu soit appliquée par certains moyens, et ces moyens sont les sacrements, la prière, les bonnes œuvres, et surtout le saint sacrifice de la messe, par lequel la vertu du sacrifice de la croix nous est appliquée d’une manière toute particulière.
Le saint sacrifice de la messe a été offert pour les morts, comme il est aisé de le constater par le témoignage des Saints Pères, dès les premiers temps du christianisme.
Tertullien nous dit : “ Qu’une femme qui ne fait pas offrir le saint sacrifice de la messe tous les
ans pour son mari, le jour de son décès, doit passer pour avoir fait divorce avec lui.”
Saint Augustin nous dit encore dans son 22ième livre de la Cité de Dieu, chap. 8 : “ Qu’un de ses prètres ayant dit la messe dans une maison qui se trot vait infestée par les esprits malins, on n’y ressentit plus rien de ce moment-là.”
Ces citations nous prouveut donc que dès l’origine du christianisme, on offrait le saint sacritice de la messe, comme on l’a toujours fait depuis, ct comme on le fait encore de nos jours dans l'Eglise de Jésus- Christ. |
Nos frères séparés dans la foi nous disent : Pour quoi dans l’Eglise catholique donnez-vous la communion sous une seule espèce, sous l'espèce du pain ?
Pourquoi ne pas communier, comme les Apôtres, sous les deux espèces du pain et du vin ?—
Je répondrai que le prêtre qui dit la messe est obligé de communier sous l’espèce du pain et sous espèce du vin, pour qu’il y ait sacrifice complet. Mais lorsqu'un prêtre commuuie, sans célèbrer la sainte messe, il ne communie que sous une espèce, sous l’espèce du pain comme tous les autres fidèles.
Nous croyons que Jésus-Christ est réellement présent sous chacune des deux espèces ; et que celui qui ne communie que sous une espèce, reçoit Notre-Seigneur
tout entier, absolument comme s’il communiait sous les deux espèces.
Jelui qui reçoit une seule espèce, recoit Jésus- Chrit tout entier, parce que le corps de Jésus-Christ,
sous l’espèce du pain, y est vivant et immortel. Or, un corps vivant n’est point sans sang ;et le prêtre qui reçoit dans la célébration de la messe les deux espèces, ne reçoit pas davantage qu’un laïque qui communic sous une seule espèce. De même que celui qui reçoit deux hosties, ne reçoit pas plus que celui qui n’en reçoit qu’une, de même aussi le prêtre qui reçoit les deux espèces ne recoit pas plus que celui qui n’en reçoit qu’une,
Le prêtre, en célébrant la sainte messe, est obligé de consacrer le pain et le vin, et de communier sous l’espèce du pain et sous l'espèce du vin, parce que le calice fait partie du sacrifice.
Nous lisons dans le sikième chapitre de saint Jean, vers 50 : C’est ici le pain qui est descendu du ciel, afin que si quelqu'un en mange, il ne meure point.”
Et au cinquante-deuxième verset du même chapitre, nous voyons ce qui suit : “Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde.” Le Sauveur promet done par ces paroles la vice
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éternelle à ceux qui ne reçoivent qu’une seule espèce, comme à ceux qui reçoivent les deux, et on voit dans l'Evangile que Jésus-Christ se contenta de donner l'espèce du pain aux disciples d’'Emmaüs. Nouvelle preuve que la communion sous les deux espèces n’est point nécessaire.
Saint Luc ne nous dit-il pas au chapitre XXIV, 30. et 31: “Lorsqu'il était à table avec eux,” c’est-à-dire Notre-Seigneur Jésus-Christ, ‘il prit du pain, le bénit, le rompit et le présenta aussitôt ; ils le recounurent ct il disparut ? ”
Cela doit s'entendre de lEucharistie, disent les Saints Pères.
La primitive Eglise s’est souvent contentée de donner une seule espèce aux fidèles, et Saint Cyprien raconte qu’une femme avait apporté le pain sacré chez elle et l'avait serré dans une armoire. Et voulant ensuite le prendre pour communier, elle fut épouvantée par une flamme qui sortit de l'armoire : elle n’avait pas la conscience pure.
Saint Bazile nous dit : Que les solitaires qui étaient éloignés des villes, avaient coutume d’emporter du pain sacré dans le désert pour un an entier. On ne voit point que ces solitaires emportaient avec eux du vin consacré. Ces exemples nous prouvent que
dans la primitive Eglise, on ne communiait souvent que sous une seule espèce,
Notre-Seigneur dit: “Celui qui mange ce pain vivra éternellement.” Ilne dit pas celui qui mange ce pain et boit ce sang vivra éternellement ; non, iei, il parle seulement du pain quiestle vrai corps de Jésus- Christ.
Il est vrai que les Apôtres ont communié sous les deux espèces, parce que les Apôtres étaient prêtres. — On ne voit pas que les autres fidèles aient communié avec les Apôtres de la main du Seigneur.
Quand les premiers chrétiens emportaient avec eux la sainte hostie pour se communier eux-mêmes avant d’aller au martyre, ils ne communiaient que sous une seule espèce.
Nos frères séparés dans la foi nous disent : Est-ce qu’on ne voit pas en termes exprès dans Saint Mat. thieu, chap. XX VI, ver. 27: ‘ Buvez-en tous ?”
Ces paroles s’adressaient aux Apôtres et non à tous les fidèles. Cela se prouve encore par ces autres paroles de Notre-Seigneur qui suivent immédiatement : ‘“ Vous vous scandaliserez tous à mon sujet cette nuit.”
Saint Marc, chap. XIV ,nousdit : “ Et ils en burent tous,” c’est-à-dire tous les Apôtres.
On dira peut-être : Si le commandement de boire le
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calice n’a été donné ici qu'aux seuls Apôtres, pourquoi re pas conclure de 1à que le commandement de manger le pain sacré na été donné aussi qu'aux Apôtres seuls?
Le commandement de manger le corps et de boire le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ n'a été donné, dans cet endroit, qu'aux seuls Apôtres et À leurs successeurs légitimes, c’est-à-dire aux évêques et aux prêtres.
Le Sauveur dit à ses Apôtres : Mangez et buvez, et c'est à eux seuls qu'il dit ensuite : ‘“* Faites ceci en mémoire de moi.” C’est aux Apôtres -uls et À leurs successeurs qu’il s'adresse en ce mont.
Par ces paroles, Notre-Scigneur donne done à ses Abpôtres et à leurs légitimes successeurs le pouvoir de consacrer et de distribuer la Sainte Eucharistie.
Si les Apôtres et leurs successeurs ont reçu l’ordre de consacrer et de distribuer: la Sainte Eucharistie. les fidèles sont donc obligés de la recevoir, Notre- Seigneur dit à ses Apôtres : ‘ Faites ceci en mémoire de moi”
Quand est-ce que le Sauveur dit purement et simplement ces paroles ? Il les dit après avoir donné le pain et non pas après avoir donné le calice.
Les Apôtres et leurs successeurs ont donc reçu de Jésus-Christ l’ordre de distribuer le païn, et non de présenter le calice.
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Les protestants nous diront encore : Mais le Sauveur ne dit-il pas dans l'Evangile de Saint Jean, au chap. VI : “ Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vouS n'aurez pas la vie en vous ?7—
L’objection cest de nulle valeur. En effet, ces paroles se prennent purement dans un sens divisé : ‘‘ À moins que vous ne mangiez où que vous ne buviez...”’ — absolument comme ce texte : ‘ Qui aura tué son père et sa mère, sera puni de mort.” (Exode, XXI, 15).
Les protestants nous diront : Le Pape Gélase n’ordonna-t-il pas à tous les catholiques de communier aussi sous lPespèce Gu vin ? — Il ne l’ordonna qu’à cause des Manichéens, parce que ceux-ci croyaient que le vin était la créature du démon. C’était une de leurs erreurs.
Le Pape Gélase, pour les empêcher de se mêler avec les catholiques en allant communier, ordonna à ceux-ci de communier sous les deux espèces, comptant bien que les Manichécns, par horreur pour le vin, w’approcheraient pas de la table sainte.
Nous devons certainement conclure qu'avant cet ordre du Pape, l’usage était de ne recevoir que l’espèce du pain.
Si l’usage eût été de recevoir les deux espèces pour la sainte communion, pourquoi alors le Pape
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le Grélase aurait-1: ordonné de nouveau eux fidèles de >an, son temps de communier sous les deux espèces ? Fils Puisque les protestants se prévalent d’un détail ous de l'institution eucharistique pour prôner la communion sous les deux espèces, on peut alors exiger ces qu'ils pratiquent tout ce que Notre-Seigneur fit en 1sé : | instituant l’Eucharistie :
s ne I] faut qu’ils aient à se laver les pieds, qu’ils aient Qui à rompre le pain, qu’ils passent le calice de main en ort.” . main, qu’ils fassent la Cène après le souper et qu’ils soient douze à la même table. Voilà ce que dit la élase Bible, touchant les diverses circonstances de la Cène. unier On donnait partout la communion sous une seule qu'à espèce plusieurs siècles avant Luther, et celui-ci ne aient dit-il pas ces paroles : Si vous arrivez dans un 1e de endroit où l’on ne donne qu’une seule espèce, contentez-vous d’une seule espèce, et ne vous opposez nêler pas au grand nombre ?”” On voit done par ces paroonna les de Luther, un des pères du protestantisme, qu’il pdces, admettait lui-même la communion sous une seule pour espèce.
Nos frères séparés nous demandent pourquoi nous it cet avons la messe en latin, et non pas en langues vul-
‘ 1 L 2 que gaires !
L'Eglise catholique a conservé la langue la‘ïne pèces pour maintenir intacte sa liturgie, qui se serait
Pape
infailliblement altérée par les langues vivantes ou policées.
D'ailleurs, toutes les prières de l'Eglise sont traduites en langues vulgaires, et chaque fidèle peut se procurer un de ces livrés pour comprendre les prières de l'Eglise.
Ainsi, généralement, le catholique peut voyager d’un bout du monde à l’autre et reconnaître toujours son Eglise par la langue latine qu’elle emploie dans ses offices ! C’est encore pour conserver l’unité que l'Eglise catholique a adopté la langue latine dans sa liturgie.
L'Eglise catholique dans ses prédications, dans ses instructions, dans ses catéchismes emploie tou- Jours la langue parlée par le peuple.
L'Eglise, en faisant ses offices divins dans la langue latine, n’a conservé qu’une langue de l'Occident qui était autrefois en usage. Cette langue latine n’est pas complètement inconnue au neuple, parce qu’il y a dans tous les pays un grand nombre de laïques qui savent le latin.
Notre divin Sauveur, après nous avoir donné ses mérites, se3 scuffrances, sa vie, sa Mère, ses Apôtres, son épouse immaculée, l'Eglise catholique, nous donne encore le sacrement de l’Eucharistie, säcrement d'amour dans lequel se trouvent son corps adorable et: son sang précieux, afin de s’incorporer
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et de s'identifier par la communion avec ceux qu’il aime et de leur assurer le ciel.
Puisque Notre-Seigneur nous aime d’un amôur incompréhensible, d’un amour infini, d’un amour de pure bienveillance, aimons-le d’un amour de reconnaissance, d’un amour que rien ne puisse démentir, d’un amour au-dessus de tout ce qui nous environne. Dès aujourd’hui et jusqu'à notre dernier soupir, nous lui donnerons notre cœur avec toutes ses affections ; nous accomplirons sa volonté suprême et nous ferons constamment ce qu’il nous commande.
Efforçons-nous donc de pratiquer tous les jours de notre vie les vertus dont il nous donne de si touchants exemples, et après l’avoir véritablement aimé ici-bas, sur cette terre remplie de larmes; desouffrances et de chagrins, nous continucrons de l’aimer plus parfaitement dans la céleste patrie. AMEN.
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