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Si nous avons conservé la foi de nos pères, nous devons faire souvent le signe de la croix, avec respect et dévotion, d'autant plus que les paroles que nous
prononçons en le faisant, nous rappellent les trois grands mystères de notre foi : les mystères de la Sainte Trinité, de l’It nation et de la Rédemption.
Le mystère de la Sainte Trinité, comme vous le
savez, nous rappelle un seul Dieu en trois personnes :
‘le Père, le Fils etle Saint-Esprit. T’Incarnation est le mystère du Fils de Dieu fait homme pour nous. La Rédemption est le mystère du Fils de Dieu mort pour nous.’ Ces trois grands mystères sont le fondement et la base du christianisme.
Le signe de la croix est donc un acte de religion des plus saints et d” lus parfaits ; c’est un abrégé complet dela doctrine e Jésus-Christ, attendu que la religion chrétienne n’enseigne rien qui ne soit contenu dans ces trois mystères on qui ne s’y rapporte,
Le signe de la croix, quand il est fait avec foi, chasse les démons et attire sur nous et nos actions les bénédictions de Dicu.
C’est, disent les théologiens, une prière courte, mais très efficace que nous adressons À Dieu par les mérites de la passion de Jésus-Christ ; et plus cette prière est faite avec foi, avec piété, plus sont abondantes les grâces et les bénédictions qu’elle nous obtient.
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Pourquoi y a-t-il tant de personnes qui en retirent si peu de fruit ? C’est que la plupart le font sans foi et sans dévotion. Un grand nombre le font comme s'ils voulaient chasser des mouches, tant ils le font avec précipitation, ou encore ils font des mouvements de main qui ne signifient aucun acte de foi, de piété, de religion, Les bons chrétiens ne se contentent pas de faire le signe de la croix, mais encore ils mettent
dans leurs maisons l’image de Jésus-Christ crucifié. Autrefois, un catholique se serait fait scrupule de ne pas avoir dans sa chambre un crucifix devant lequel il pouvait faire ses prières. Ce pieux usage est encore conservé heureusement dans toutes nos familles chrétiennes.
Le pape Pie IX, par un Bref du 28 juillet 1863, a accordé cinquante jours d’indulgence à tous les fidèles, chaque fois qu'avec un cœur contrit, ils feront sur eux-mêmes le signe de la croix, en prononçant dans le même temps, en l'honneur de la Très Sainte Trinité, les paroles : ‘“ Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.” Le même pape Pie IX, par un Bref du 23 mars 1866, accorde à tous les fidèles qui font sur eux-mêmes le signe de la croix avec de l’eau bénite, en invoquant la Très Sainte
Trinité, c’est-à-dire en prononçant les paroles du
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signe de la croix, cent jours d’indulgence pour chaque fois.
2,-—DU BENKDICITE.
Un grand nombre de nos frères séparés aflirmant qu’il est ridicule de dire le bénédicité avant les repas, et les grâces après !—En vérité, elle est renversante cette prétention des protestants, qui affectent pourtant de suivre en tout la Bible ct rien que la Bibte — Que dit en effet la Bible ?.. Au VIILe chapitre du Deutéronome, v. 10., Moïse exhorte les Israélites de telle sorte ‘ qu'après avoir mangé, leur dit-il, et vous être rassasiis, vous bénissiez le Seigneur votre Dieu !...”
De même, saint Matthieu (XX VI, 30.) nous dit : “ Après avoir chanté le cantique d'action de grâces, ils (Jésus et les apôtres) s’en allèrent à la montagne des Oliviers.”
Aiïnsi Notre-Scigneur venait de terminer la Cène. Mais avant de quitter la table, ils chantèrent ensemble l'hymne d'action de grâces.—Le catholique a donc raison de dire ses grâces après les repas, puisque Jésus-Christ en a lui-même donné l'exemple.
Néanmoins l'Evangile signale une triste exception. Au chapitre XIIIe, v. 30, saint Jean dit : ‘“ Judas ayant pris le morceau (de pain), il sortit aussicôt.”—
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Judas, par conséquent, fut le seul qui laissa la salle du festin sans faire d’action de grâces !
D'où il suit que ceux qui aujourd’hui ne remercient pas le Seigneur après leurs repas, ressemblent tout simplement à l’Iscariote !
D'un actre côté, c’est encore une pratique catholique de bénir la table avant de manger
Saint Matthieu (XIV, 19) nous apprend ceci :
‘ Après avoir commandé au peuple de s’asscoir sur l'herbe, il (Jésus-Christ) prit les cinq pains et les deux poissons ; et, levant les yeux au ciel, il les bénit ; puis, rompant les pains, il les donna à ses disciples, et les disciples les distribuèrent au peuple.”
Pareillement, nous lisons dans les Actes des Apôtres ((XXVIT, 35.) : Après avoir dit cela, il (saint Paul) prit du pain, et ayant rendu grâces à Dieu devant tous, il le ronipit et commança à manger.” —$Saint Paul disait donc son bénédicilé, absolument comme le disent encore tous les bons catholiques.
D'après ce qui precède, nous avons done, nous catholiques, mille fois raison de réciter le bénédicilé et les grâces, avant et après les repas.
Cependant— pour essayer de se justifier — les protestants prétendent qu'il n’y a aucun précepte divin qui impose ectte pratique !— Vaine et subtile exeuse, surtout dans la bouche de ceux qui affectent
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de suivre scrupuleusement la Bible, toute la Bible, et rien que la Bible.” - Est-ce que, par hasard, l’Ecriture ne fait pas un précepte général et formel, de la gratilude envers Dieu ? Ecoutez l’apôtre saint Paul dire d’une façon absolue et sans réserve : “Soyez reconnaissants ! ” (Col, IIT, 15.). Si je né me trompe, ces paroles expriment un commandement. — Au surplus, cette doëtrine de PApôtre des nations— d’une autorité divine en elle-même — est comme le corollaire d’une parole de Jésus-Christ, rapportée par saint Luc (XXII, 17,18). Aiusi lo Sauveur avait guéri miraculeusement dix lépreux et comme un seul était revenu l’en remercier, Jésus dit : ‘“ Tous les dix n'ont-ils pas été guéris? Où sont les neuf autres ?.… Il ne s'en est pas trouvé qui soit revenu et qui ait rendu gloire à Dieu, si ce n’est cet étranger ! ”? Voilà chrétiens, ce qu’enseigne l'Evangile : 4 faut étre reconnaissant envers Dieu pour ses bienfaits ! — Cr, les fruits de la terre —le boire et le manger — étant, entre autres choses, un insigne bienfait de Dieu, l’homme est tenu d'en remercier le Créateur,