CHAPITRE IV
| Seconde obligation d'une âme baptisée :
| Vie chrétienne.
.. L'enfant. — Cher ange gardien, le D pins fidèle de tous mes amis, vous qui, 1 depuis le premier instant de mon exis- F tence, me gardez jour et nuit dans toutes D mes voies (a), me couvrant de vos ailes, 2 mo protégeant contre les attaques du dragon infernal, et me portant entre
a) Ps. 90 v. 11 et 12,
vos mains, quand le chemin est rude ou glissant ; vous fûtes témoin de mon baptême, et personne mieux que vous ne connaît la sainte obligation (a), que Dieu m'imposa en ce grand jour, de mener une vie vraiment chrétienne. O céleste guide! dont l'intercession est si puissante auprès de Drev, et dont la tendresse à mon égard n'a point de bornes, faites que je comprenne clairement cette obligation dans toute son étendue, et que je l’accomplisse avec constance jusqu'à mon dernier soupir.
L'ange gardien —Enfant bien-aimé du Cœur de Jésus, considérez les titres glorieux qui vous furent conférés avec le caractère sacré du baptême, et vous comprendrez sans peine ce qu’exige de vous
(a) Matth. XL, 29.
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ade ou > mon e vous L), que ur, de ne. O | est si lont la int de clairete son D avec apir.
mé du es gloivec le 8 COMe vous
| la dignité sublime à laquelle vous a7ez
été élové.
| Drvu est votre bon père, qui vous a } aimé de toute éternité et jusqu'à l'excès
(a); commencez donc à l’aimer de tout | votre cœur, de tout votre esprit, de toute votre âme, et de toutes vos forces: et ce sera bien peu de chose en comparaison | lc e ce qu'il mérite; préférez toujours son Badorable volonté aux caprices aveugles let injustes de votre amour-propre (6); aimez à converser avec Jui dans la prière; | Bot marchez tout le jour en sa présence vec l'abandon, le respect et la confiance d'un enfant, qui aime son père et qui en Rest aimé,
Vous êtes le membre vivant de JÉsus :
ez donc puiser abondamment en lui
(a) I Joan. IV, 19.—{b) Matth XVI, 24.
MCE à ALAERE
comme dans leur source, les vertus, dont il vous a donné des préceptes si pressants et de si beaux exemples ; en union avec Jésus, soyez doux et humble de cœur; ayez une charité pure, forte et tendre envers le prochain (a), surtout à l'égard de ceux qui vous font de la peine: conservez la paix et même la joie au milieu des souffrances (6) ; aimez le silence, la vie cachée, les croix connues de Drev seul, et les humbles détails de votre vocation ; en un mot, ayez en vous-même les sentiments dont son cœur adorable était animé (c),
L'Esprit sanctificateur, dont vous êtes |
le temple, vous chérit avec une tendresse
incomparable (d). Oh! ne soyez pas as- |
(a) Joan. XV, 12.—(b) Jac. I,3.—4{c) Phït. 1, | 5.—(d) Jac. IV, 5, ee |
PA
us, dont si presn union nble de forte et irtout à a peine; e au misilence, de Dreu rotre VOs-mêmMe adorable
ous êtes |
endresse
h pas as- |
| bail. IL OR nés ri 17.—(c) Eph. IV, 30.
sez criminel pour le chasser par un péché mortel, en faisant de son sanctuaire
| le repaire infect et ténébreux des dé-
mons (a); car Dreu a déclaré qu’il exterminera le profansteur de son temple (b).
Gardez-vous même de causer la moindre
| tristesse à ce divin Esprit, en refusant | d’obéir à ses sairts désirs, ou en étouf- D font sa voix par le tumulte des distrac- | | tions volontaires (c).
. corps la même vénération que vous avez | pour les vases sacrés, destinés au service Ë de l'autel; et ne vous permettez aucune È familiarité peu convenable, pas plus avec | vous-même qu'avec aucune autre per-
D sonnc.
Ayez pour votre
Suyez animé envers Marie et Joseph
(a) Luc. XIV, 46 ; Hebr, X, 29.—{(b) I Cor. HI,
d’ane dévotion toute filiale ; ne craignez point de jamais lasser leur bonté : jetezvous à toute heure entre leurs bras au | .
milieu de vos peir:s, de vos doutes, de 4 vos tentations et de vos fautes. F4
Visitez souvent en esprit, votre patrie LE ‘ céleste, conversant avec les anges D et les saints («), et commençant ainsi dès à présent ce que vous êtes appelé à continuer pendant l'éternité bien- heureuse, -
Ayez une tendresse pour ainsi dire enfantine (b) envers la sainte Eglise, et envers le Vicaire de JÉsus-CHrisr, auquel vous donnez le doux nom, que le petit enfant, quand il commence à balbntier, adresse à son père: Papa! 1m PAPE!
(a) Phil, I, 20.—b) Matih. XVIII 8 ; Marc.
raignez : jetezras au tes, de
e patrie
anges nençant êtes ap-
té bien-
dire en- >, Et en- ‘auquel le petit Ibutier,
PArE!
3 ; Marc.
SOUVENIR DU BAPTÉMS. 35
Que ses oracles infaillibles soient la règle de votre foi ; que ses lois et ses décisions soient reques par vous avec une prompte et amoureuse obéissance ; que 4es douleurs ot ses joies, ses craintes et ses désirs trouvent dans votre cœur un écho fidèle!
Soyez noblement fier de votre titre de catholique ; et, non content d’avoir des convictions éclairées et profondes, ayez la franchise de les manifester au grand jour, avec prudence et charité, maïs sans faiblesse et sans respect humain; surtout ne soyez jamais assez lâche pour rougir de l'Évangile, en approuvant ce qui se dit ou se fait, contrairement à la pureté de ses adorables maximes.
L'esprit de charité qui habite en votre âme, vous met en communication intime
avec tous les membres de l'Eglise (a) ;
aussi, loin de vous isoler dans un froid égoïsme, préoccupez-vous des graves intérêts de la grande famille catholique, priant et travaillant avec ardeur pour lui obtenir un glorieux triomphe, et vous efforçant de sauver et de sanctifier toutes les âmes, qui pourront subir l’influence de votre parole ou de vos exemples.
… Enfin, pour entretenir et augmenter en vous la sève pure et énergique du vrai christianisme : -Atique, faites tous les jours quelques réflexions sérieuses, sur vos quatre fins dernières, sur les mystères de NotreSeigneur, sur vos obligations de chrétien, ou les devoirs particuliers de votre vocation; surtout
Ça) 1 Cor. XII,-12, 27.
ef M Li st mb Pom © be
e (a); froid rés inlique, pour le, et ctifier r l’inexem-
| enter 1e du tous
pUSES,
approchez-vous souvent et avec ferveur des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie; autrement votre vie surnaturelle ne tarderait pas à languir et à s’éteindre.
L'enfant. —Merci, cher ange et fidèle
ami, merci pour une instruction si im- :
portante et si douce. Ah ! je le reconnais: m'attacher à JÉsuSs, n'avoir avec lui qu’un cœur et qu’une âme, ne vivre qno de sa vie comme un faible rameau greffé sur cet arbre divin (a), c’est là tout mon devoir, c’est là tout mon bonheur même pour la vie présente. O mon Dreu et mon frère! votre cœur sacré sera désormais le soleil qui éclairera mon intelligence, le livre que j'étudierai
Sans cesse, la fontaine où je ptiserai l’eau
(a) Rom. VI, 5 ; Joan. XV, 1-7; Gal. 11, 20.
vive après laquelle je soupire pour étancher ma soif, le fruit de vie qui rafratchira mon âme, le remède très doux et très efficace contre mes tentations de tristesse et d'inconstance, le diamant qui me rendra plus riche que si je possédais tous les trésors du monde! Pour la vie et pour l'éternité, je m'attache et je me donne à vous, mon Sauveur JÉsus- CHRIST (a). | ue
(a) Ps. 62, v. 9; Ps. 72, v. 28.
ur étani rafratdoux et ions de iamant Je pos-
Pour ache et JÉSUS-