‹ Souvenirs - 1785-1870 - du feu duc de Broglie (volume 3)Chapitre 3 sur 31 · AVANT-PROPOS. T · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. T

Comment, plus lard, de défaite en défaite, je m'étais, tout à coup, dans mon propre pays, trouvé, / par le hasard de mon nom, au premier rang d'un nouvel ordre de choses ;

Comment j'avais lutté, pendant quatorze ans, dans cette situation nouvelle, soit comme l'un des chefs d'une opposition modérée, soit comme auxiliaire de ministres éclairés, pour fonder, de concert avec eux, un gouvernement libre et régulier;

Comment enfin engagé, à mon grand regret, dans une révolution que je n'avais point appelée de mes vœux, je n'avais pas échappé à la chanceuse obligation de devenir l'un de ses serviteurs, pour un temps très court, il est vrai, et au très petit pied, mais exposé à en subir bientôt, de nouveau, le péril et le fardeau.

J'en suis là, quant à présent; mais le plus fort, c'est-à-dire le plus important pour moi, reste à faire. Il me reste à rendre compte de ma seconde campagne politique, en qualité cette fois de ministre des affaires étrangères (1832-1 833) et des motifs de ma seconde retraite ; il me reste à rendre compte

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