VI AVANT-PROPOS
de ma troisième et dernière campagne, en qualité non seulement de ministre des affaires étrangères, mais de président du conseil, comme qui dirait de premier ministre (1834-1835-1836), et des motifs de ma troisième retraite.
Il me reste enfin à rendre compte des raisons qui m'ont déterminé, à celte époque, n'ayant guère plus de cinquante ans, c'est-à-dire à la maturité de l'âge, à prendre volontairement et définitivement congé de toute carrière d'ambition, et à chercher désormais dans une vie d'étude et d'activité purement intellectuelle des préoccupations plus conformes à mon esprit et à mon caractère. Cette résolution, à laquelle je suis invariablement resté fidèle n'ayant pas obtenu, en son temps, l'approbation de ma famille, de mes amis, et, si j'ose m' exprimer ainsi, de mes compagnons d'armes dans les vicissitudes de la vie publique ; plusieurs même m'ayant fait l'honneur de croire et de dire que, si j'étais rentré dans les affaires lorsque l'occasion s'en est offerte, et certes l'occasion ne m'a pas manqué, elles n'en auraient pas été plus mal aux derniers jours du dernier gouvernement; je
AVANT-PROPOS. vu
tiendrais à bien m'expliquer sur ce point : ce que j'ai à dire pourrait servir à d'autres dans les mêmes circonstances. . . .
Gest cette seconde partie de ses mémoires à laquelle mon père n'a même pas eu le temps de mettre la main.