III
2i0 SOUVENIRS.
l'État; l'État pouvait-il en bonne conscience, les renvoyer débattre leurs droits par devant justice, à tous risques et périls ?
Et si, par aventure, la justice elle-même donnail gain de cause à M. de Peyronnet contre l'État, qui aurait le dernier des tribunaux ou des Chambres?
Admettant enfin que la question futporlée devant la Chambre des pairs siégeant comme Cour de justice, la Chambre des pairs pourrait- elle en connaître comme juge, après y avoir statué comme législature?
L'écheveau, comme on voit, était fort embrouillé; vingt têtes, vingt avis; dans le sein de la Chambre, discussions publiques, discussions privées, c'était à qui trouverait quelque expédient pour faire passer dans le même bateau, le loup, la chèvre et le chou. Je ne m'y épargnai pas plus que les aulres, et, quand vint mon tour, j'exposai mon plan de conduite. Je tins la tribune pendant près de deux heures, et, si je ne m'abuse, je réussis pleinement et de tousV points à satisfaire aux difficultés de la tâche, à résoudre toutes les questions dont le problème était hérissé, selon les principes d'une impartialité sévère mais irréprochable; à tempérer le droit par l'équité; la rigueur ûe la règle par la souplesse
des procédés administratifs ; à réduire presque au silence mon adversaire, tout ancien procureur qu'il eût été, et tout mon collègue qu'il fût devenu.
Je fis plus encore, et mieux; averti par mes fautes précédentes et surtout par mes fautes récentes, je n? poussai rien à l'extrême. Après avoir catégoriquement démontré en quoi et jusqu'à quel poinl l'ancien garde des sceaux était dans son tort, el fait toucher, en quelque sorte, du doigt, la marche à suivre pour l'atteindre, sans blesser en rien la justice, ni forcer en rien les ressorts du régime en vigueur, je me prêtai volontiers à l'expédient dilatoire inventé par notre commission pour renvoyer l'affaire à l'année prochaine et lui laisser le temps de s'assoupir.
T'ai récrit ce discours à tête reposée, mais sans en rienr etrancher et sans y rien ajouter. On le trouvera dans la collection de mes discours. Le cas étant rare et peut-être unique, c'est mon excuse pour l'indiquer à la curiosité des amateurs, s'il en existe encore, ou si l'on revient un jour sur pareille matière.
Notre session mourut de sa belle mort le 31 juillet. Le ministère et les Chambres se séparèrent pour ne plus se retrouver; de part et d'autre, on en avait
plus que le pressentiment. Nous nous quittâmes comme d'habitude aux cris de Vive le roi! mais personne ne criait de bon cœur.
Les plus sensés se donnaient rendez-vous à l'agonie et bientôt aux funérailles de la monarchie.
L'auteur anonyme ou pseudonyme de TA^mwaire historique a très bien caractérisé, en très peu de mois, l'ensemble et les conséquences de cette dernière session.
« Le ministère s'y présenta, d'abord avec un projet qui n'y trouva faveur qu'un moment, et ne lui (onserva que peu d'amis... Il s'était, d'abord, flatté de conserver l'appui de la gauche, par le souvenir des lois qu'il lui avait données l'année dernière, puis de se faire une majorité solide dans les deux centres, comme sous le ministère Decazes; mais les partis ne se laissent guère prendre au sentiment de la reconnaissance que pour obtenir davantage. La f -action qui s'était détachée du côté droit n'y fît point de conquêtes, et le centre gauche, entraîné parses engagements, trompé par des malentendus, ou piqué des résistances dont le secret n'était pas bien compris, n*osa se livrer au ministère.
ïDe li cette défiance réciproque, cet esprit pointilleux, cette incertitude et cette variabilité dans
les votes des partis qui s'est fait sentir après le retrait des deux fameux projets jusqu'à la fin de la session. Nui, hors du côlé droit, n'était à l'aise, ni dans le vrai de sa position, et les ministres qui venaient de perdre la majorité qui seule pouvait les mettre en état de résister aux influences de la cour, réduits à faire des protestations libérales à la tribune, et à défendre les mesures qui leur étaient imposées au conseil, furent, dès lors, malgré tout leur talent, dans l'impuissance de remplir leur mission.
» Du combat livré pour l'administration départementale et municipale, l'irritation des partis se porta sur la dotation de la pairie, les crédits supplémentaires et dans la vaste arène du budget, et rien n'est plus remarquable que de voir cette irritation se manifester, jusque dans la Chambre des pairs, ordinairement si calme, et qu'on devait croire à l'abri des variations du baromètre politique.
1» On a cent fois entendu dire que cette session n'avait produit aucun résultat important, et cependant on se félicitait, sur des bancs opposés, des avantages que l'on croyait avoir obtenus : d'un côté, d'avoir écarté à jamais le principe de l'élection dans l'administration publique; de l'autre, d'avoir
établi une sorte de responsabilité civile des ministres, en refusant l'allocation d'une dépense faite sans autorisation suffisante; d'avoir étendu la spéîialitéduvote législatif dans les sectionsdesbudgets ministériels; d'avoir obtenu de nouvelles garanties d'économie et posé le principe que tout traité qui emportait subside ou dépense quelconque tombait nécessairement sous le contrôle des Chambres.
» Nous ne voulons ni disserter ni décider du mérite et du fondement de ces prétentions. Il nous suffit d'observer qu'après tant de discours, qu'après celte lutte mêlée de succès et de revers, de petites joies et de grands dépits, de hautes prétentions et de cruels désappointements, les partis et le ministère sortaient de la session fatigués, harassés, peu satisfaits de l'état présent des affaires et fort inquiets de Tavenir. »
Je n'attendis qu'à grand'peinela fin de la session. Les médecins me renvoyaient, pour la troisième /ois, aux eaux des Pyrénées. A la maladie du larynx dont elles m'avaient très bien guéri, avait succédé un asthme nerveux qui m'incommodait fort et ne me permettait que rarement de passer la nuit entière dans mon lit. En arrivant à Cauterets avec loule ma petite famille, j'y trouvai beaucoup de
gens de connaissance, et, dans le nombre, M. de Chateaubriand accouru de Rome le 27 mai, dans l'espoir de troquer son ambassade contre un portefeuille, puis reparti de Paris le 24- juillet après avoir été assez durement éconduit par le roi notre maître.
Ce n'était pas pour lui que chauffait le four, bien qu'il chauffât pour tout de bon. Le 27 juillet, surlendemain de son départ et presque l'avant-veille de la clôture de la session, M. de Polignac avaitV obtenu du roi une audience particulière à Saint- Cloud. Ce qui s'y brassa, ce qui fut proposé au ministère en pied, ce qui fut accepté par les uns, refusé par les autres, on ne le sait guère que par ouï-dire; mais, tant il y a que, huit jours après cette audience clandestine, le 8 août, parut a.\i Moniteur). sous le contre-seing posthume du défunt garde des sceaux, messire Bourdeau, une ordonnance portant nomination
De M. de Polignac aux affaires étrangères;
De M. de la Bourdonnaie à l'intérieur;
De M. de Bourmont à la guerre;
De M. de Montbel (le bras droit do M. de Viiièle) à l'instruction publique ;
Pour temp^er un peu le premier effet de ce
210 SOUVENIUS.
coup de force, M. Courvoisier était appelé aux sceaux, M. de Rigny à la marine, et M. de Chabrol (sur le refus de M. Roy) aux finances.
Nous avions fait un beau chef-d'œuvre; c'était noire récompense, et récompense bien méritée.
M. de Rigny présent à Paris, refusa.
On supposa le consentement de MM. de Montbel et Courvoisier, absents. On élait encore un peu dans le provisoire; mais le Rubicon était franchi, ou, pour parler terre-à-terre, le saut périlleux était fait.
Ce fatal Moniteur du 8 août 1829 fut porté à tire d'ailes par toute la France: quel cri d'indignation et de consternation tout ensemble il fit éclater de proche en proche et de bouche en bouche, on peut aisément se le figurer; les contemporains ne l'ont point oublié. L'étonnement fut sincère ; on eût dit que l'événement était imprévu; et pourtant, depuis plus d'un an, on ne parlait d'autre chose; tous les partis s'en jetaient tous les jours, à la tête ou la menace ou le défi. Mais ainsi sommes-nous faits dans ce bon pays de France. On s'y lance à l'aventure pour le plaisir de la chose, les yeux tout grands ouverts; on en prévoit les inconvénients, les hasards, les périls ; on fait plus, on les toise, on les
pèse, on les suppute; on fait plus encore on les exagère; puis, quand le moment venu, on se trouve face à face, on est presque tenté de jeter le manche après la cognée. « Il n'y a rien de si rare au monde, ai-je dit, un jour, à la Chambre des pairs, que d'être de son avis; il n'y a rien de si difficile que de vouloir ce que l'on veut. Vouloir ce que l'on veut, c'est vouloir la chose que l'on veut avec toutes ses conditions bonnes ou mauvaises, agréables ou fâcheuses. Être de son avis, c'est accepter sans murmurer tous les inconvénients du parti qu'on a préféré. >
Ce cri de détresse fut poussé aussi haut que partout ailleurs parmi les baigneurs de Cauterets, et, pour être juste, les meilleurs royalistes y faisaientK nombre. Je me rappelle, entre autres, le duc de Filz James dont l'emportement passait toute mesure. "XM. de Chateaubriand se montra plus réservé, et cela fut remarqué. Son opposition jusque-là avait été très dénigrante et très amère, comme au reste elle l'était toujours ; mais, quand il se vit, par le caractère outrecuidant du nouveau ministère, tout à fait au pied du mur, je veux dire réduit à l'alternative d'endosser le froc des ultra-ultra ou de résigner son ambassade, il ne sut trop que dire, ne
sachant trop que faire, et devint plus morose et plus renfrogné que jamais. Les malins s'en divertissaient ; ils s'acharnaient à lui rappeler ses très récentes paroles, à le harceler de compliments prématurés, à raisonner de lui devant lui en le tenant d'avance pour un disgracié volontaire, si bien qu'enfin il n'y put tenir et qu'un beau matin nous apprîmes qu'il nous avait fait faux bond pendant la la nuit.
Je n'étais pas assez de ses amis pour lui demander son secret, ni de ses ennemis pour le lui surprendre; mais,dèsquejele susparti,je ne doutai pas de le retrouver des nôtres à Paris. L'entrainement était trop fort pour lui permettre de continuer à louvoyer. Le Journal des Débats, sa place d'armes, son arsenal, avait, sans attendre son mot d'ordre, arboré le drapeau noir; son gros ami Berlin, c'était ainsi qu'il le désignait, était en cause, et sur le point d'entrer en prison ; les démissions pleuvaient de toutes parts; Villemain, Salvandy, Alexandre de la Borde, Agier, vingt autres, ' payaient d'exemple; les journaux de toutes couleurs, depuis le Constitutionnel jusqu'au Figaro, mettaient, chaque jour flamberge au vent. Force lui fut de se rallier à son petit bataillon, et de suivre
le mouvement général, sans se faire illusion toutefois, et sachant bien que rompre tout à fait avec le gouvernement, c'était, en fait d'opposition, réduire de moitié sa propre importance et passer désormais de la tête à la queue; c'était le pire et le plus clair de la mésaventure.
Toute autre était la position, et, dès lors, la disposition de M. de la Fayette, son émule en popularité du moment. M. de la Fayette avait quitté, comme lui, Paris avant la fin de la session. La grande nouvelle l'atteignit en Auvergne, son pays natal, la patrie de sa famille, au beau milieu des fêtes et festins dont le régalaient à l'envi, ce qui lui restait de parents, ses amis et les patriotes du quartier. Il ne faut pas s'étonner si ce fut de là que partit, sous forme de toast, entre la poire et le fromage, la première protestation contre le ministère Polignac, d'autant que le nom sonnait mal à ses oreilles auvergnates et que les hauts seigneurs du Puy en Velay n'avaient pas laissé de trop bons souvenirs. Il ne faut pas s'étonner si M. do la Fayette y prit feu tout des premiers; si l'explosion de l'indignation publique, lit reluire à ses yeux les b,eaux jours de sa jeunesse et le rêve ds son cheval blanc; si tout frais émoulu d'ailleurs do
sa marche triomphale à travers les États-Unis d'Amérique, il se prit à en faire autant, de son chef,y en traversant le Dauphiné, le Lyonnais, la Bourgogne ; ce qui lui réussit à souhait : accueil empressé des campagnes, acclamations dans les rues, cavalcades autour de son modeste équipage, harangues des corps municipaux, illuminations sur son passage, vivats de banquets en banquets, rien n'y manqua, tandis qu'en même temps, à l'autre extrémité du diamètre de la France, en pleine Bretagne, 1789 ressuscitait sous une forme plus grave et plus menaçante; ce n'était rien moins que des associations publiques, provoquant au refus de l'impôt si la moindre atteinte était portée à la Charte.
Je lisais avidement et, pour ainsi dire, coup sur coup ces récits tant que dura la saison des eaux; cela, sans doute, me portait à réfléchir, mais sans m'inspirer, j'en conviens, assez d'appréhensions et de regrets; j'étais encore tout échauffé de la lutte, et je ne pensais guère qu'à bien jouer mon rôle dans la crise qui se préparait, et à faire contre toute fortune bon cœur.
Nous revînmes à Paris vers les premiers jours de septembre; notre dessein était de passer à Broglie la fin de l'année. Ce n'était pas le moment
de s'éloigner. Ma femme s'étant arrêtée quelques jours à Étioles chez madame de Sainte-Aulaire, je fus, de mon côté, retenu à Paris, et j'extrais les passages suivants des lettres que je lui adressai; on y verra quel était l'état des esprits et des affaires dans ce premier moment d'attente et d'anxiété.
t Samedi 5.
» J'ai passé le reste de la matinée chez M. Royer- Collard que j'ai trouvé moitié sanguine moitié abattu. Il établit d'une manière absolue et péremptoire que le ministère ne fera pas de coup d'Étal, et, d'une autre part, que la Chambre le renversera dès le premier jour. Son inquiétude c'est que le ministère ne se modifie avant la fin de la session. Il dit que le cabinet est partagé en minorité et en majorité, que la majorité se compose de MM. de Polignac, de Chabrol, Courvoisier et d'Haussez, et qu'ils veulent chasser La Bourdonnaie et Bourmont. M. Royer-CoUard craint qu'alors la Chambre ne fût plus molle contre le ministère restant; il pense que même ainsi la Chambre le chasserait encore. Quant à la cause de son abattement
elle est toujours prise dans l'état du pays. Pour mou compte, je m'abandonnerais très volontiers à ce qu'il craint. Je ne demanderais pas mieux que de voir MM. de la Bourdonnaie et de Bourmont s'en aller, dût la Chambre supporter le reste pendant un an ou deux; au moins, ils ne nous feraient pas de mal, et, dans deux ans, une élection nous ferait juslice du reste ; mais je n'espère pas beaucoup que tout ceci se termine sans quelque violence.
» J'ai dîné hier chez Guizot avec le maréchal Saint-Cyr et Lascours. M. Royer-Collard est venu après dîner. Les nouvelles sont les mêmes. On dit toujours qu'il y a division parmi les ministres, les uns espérant, les autres craignant que M. de Polignac ne réussisse à chasser ses collègues, et à se faire un petit ministère insignifiant. Quant à moi, je ne l'espère ni ne le crains; je le voudrais, mais je ne crois pas qu'il le puisse, en supposant qu'il le veuille, et je m'attends toujours au pis, c'est-à-dire au coup d'État. »
fl8.
» L'idée prédominante, c'est que le ministère a acquis la conviction qu'il n'avait pas la majorité et qu'en conséquence il fallait prendre un parti ; mais quel parti, c'est un point sur lequel il semble fort divisé. MM. de la Bourdonnaie et de Bourmont sont pour les coups d'État. M. de Polignac voudrait plutôt se défaire de ses collègues, et faire un autre ministère. Courvoisier dit à qui veut l'entendre, qu'il n'est entré dans le conseil que pour lui répéter sous toutes les formes qu'il faut qu'il s'en aille. Au milieu de tout cela qu'arrivera-t-il? Personne ne peut le deviner. Le roi n'a pas voulu recevoir M. de Chateaubriand ; il a traité Vatimesnil comme un misérable et paraît fort en colère. M. Royer-Gollard est encore ici pour deux jours; Je vais tâcher de le voir aujourd'hui ; on le dit fort décidé et de très bonne espérance. Je tâcherai aussi de voir M. de Chateaubriand. »
J'avais, en quelque sorte, eu l' avant-goût de ces incertitudes et de ces alternatives ; en m'arrêlant à mi-chemin entre Cauterets et Paris, chez le duc Decazes, j'avais assisté à un grand dîner de quelque
vingt-cinq personnes environ, en tôte desquelles figurait le préfet de Bordeaux, M. d'IIaussez, lequel s'expliquait sur l'état des affaires, l'avenir du pays, et le nouveau ministère comme nous, et, en vérité, très haut et sans ménagement. Vers la fin du premier service, arrive une estafette; une dépêche est remise en mains propres à M. le préfet; M. le préfet rougit, pâlit, ne dit mot, si ce n'est tout bas au domestique placé derrière lui, apparemment pour commander ses chevaux. A l'issue du dîner, il se confesse au maître du logis et lui donne à entendre qu'il va répondre fièrement à la proposition qui lui est faite, part en toute hâta, et le voilà enrôlé, en qualité de ministre de la marine, dans la bande des conspirateurs. Je ne l'ai plus revu depuis, pas même sur le banc des accusés en
Je ne restai que peu de jours à Paris; je profitai de mon premier instant de loisir pour mettre la dernière main au grand article que je fis insérer dans la Revue française sur l'existence de l'âme, et qui m'a valu quelque réputation en qualité de garçon philosophe. Ce recueil continuait à mériter et à obtenir un succès d'estime plus que d'entraînement. J'y avais concouru, ou, du moins, je n'y
avais pas nui durant le cours de l'année précédente, par divers travaux de quelque importance.
(Essai sur le droit de punir et sur la peine de znort, 1828.
Essai sur les peines infamantes, 1828.
Essai sur la jurisprudence administrative, 1828.
Essai sur les juges auditeurs, 1828).
Si jamais le goût des recherches philosophiques sur le droit criminel, et l'organisation judiciaire reprend un peu dans notre pays, j'ose affirmer que ces essais seront bons à consulter, et qu'on y trouvera des vues et des idées qui, jusqu'ici, du moins, ne se rencontrent pas ailleurs.
Dès que mon petit traité sur l'existence de l'âme fut terminé et prêt à paraître, je me livrai à un travail de circonstance dont le but était de prendre en main la défense des associations bretonnes dont il vient d'être parlé, et de présenter le droit de refuser l'impôt comme le premier pas de la résistance légale aux coups d'État éventuels. Je me proposais de donner par là du relief à la question, et de la mettre, en quelque sorte, à l'ordre du jour, en attirant sur la Revue française une poursuite éclatante.
On trouvera dans mes papiers, le premier linéa-