II
OU, si Ton veut, une complainte en faveur de ses pauvres ouailles, les bourgeois de Paris, entre les mains desquels se concentrait alors la presque totalité de la dette publique.
Bref, le jour même où je comptais parler, au moment où j'entrais dans la Chambre, on vint me demander, et me presser de céder mon tour à l'archevêque de Paris; on, c'étaient plusieurs membres du groupe des cardinalistes. Je vis, surle-champ, d'où partait le coup, et où il visait; je vis qu'il s'agissait de noyer la loi dans un déluge de larmes, plutôt que d'en avoir raison par la raison. Je pouvais refuser, strictement, c'était mon droit; mais summum jus, summa injuria; j'étais jeune alors, je devais de la déférence à l'âge, au rang, à la robe; c'eût été, d'ailleurs, me rendre la bête noire d'une section de la Chambre que j'avais intérêt à ménager, et c'eût été prendre sur moi la responsabilité du succès, toujours douteux jusqu'au dernier moment; je consentis, en enrageant de bon cœur, et en comptant que, le ministère tenant bon, la discussion continuera it.
Vain espoir; l'archevêque s'épancha dans une oraison dolente et piteuse, dont l'effet, bien préparé, fut un attendrissement général, et la forma-
tion instantanée d'une majorité qui, s'attendrissant sur elle-même, comme le roi Jacques 1" dans le roman de Nigel, et courant au dénouement, comme le poète d'Horace, semper ad eventumfestina, ne voulut plus entendre à rien. Inutilement M. de Villèle, tout éperdu, olîrit-il une exception au profit des inscriptions au-dessous de iOOO francs; inutilement alla-t-il jusqu'à proposer de leur ouvrir un grand-livre à part, et de les mettre par là à l'abri de l'orage ; chansons que tout cela, et c'était bien de chansons qu^alors il s'agissait. On brusqua la clôture; on sauta comme à pieds joints sur les amendements compliqués de M. Roy, de M. Mollien, et, le 3 juin, vers quatre heures du soir, la loi fut rejetée à la majorité de 128 voix contre 94.
Le soir, Paris fut illuminé, et j'en fus, moi, pour mes frais d'éloquence anticipée.
En rappelant ainsi la vanité de mes espérances, et la déconvenue dema vanité, je sais fort bien que j'apprête à rire à mes dépens, et que je ressemble, tant soit peu, à ce bon curé de Marseille dans le tiroir de qui ses héritiers trouvèrent après sa mort un gros cahier portant pour intitulé : « Dis« cours que j'aurais adressé au fils du Grand Turc,
si la tempête l'avait jeté sur nos côtes ; > mais, puisque je ne tiens pas à me peindre ici en beau plutôt qu'en laid, puisque c'est ma photographie et non mon portrait que je retrace, pourquoi ne rappellerai-je pas un des incidents qui m'a le plus préoccupé dans mon meilleur temps, et à quoi seraient bons ces miens souvenirs, s'ils ne servaient pas d'amusement à ma vieillesse, après avoir servi de leçon à mon âge mur?
Forsan et hœc olim meminisse juvabit.
On sait, d'ailleurs, ce qui advint de tout ceci.
M. de Villèle avait entrepris, en vrai Gascon, d'exploiter, au profit de sa situation personnelle, l'ascendant acquis au ministère dont il était le chef, par cette expédition d'Espagne qui s'était exécutée en dépit de lui. Il en fut pour sa courte honte ; il n'y gagna qu'un échec qui faillit lui casser Ae cou.
"A M. de Chateaubriand avait été pour quelque chose dans cet échec par son attitude et par son langage. Mécontent de son rôle dans le ministère, où il jouait le dédaigneux et le dégoûté; en querelle avec son principal pour je ne sais quelle sotteV rivalité de cordon, il n'avait pas été fâché de lui donner un croc en jambe. Ce fut une niche qu'il
paya cher et comptant. Le 8 juin, à dix heures du\ malin, le lendemain du jour où son sort avait été décidé à son insu, comme il entrait aux Tuileries pour faire sa cour à M. le comte d'Artois, son secrétaire, consterné et la larme à l'œil, lui remit un message qui le congédiait à peu près aussi cavalièrement qu'un laquais de bonne maison.
Le roi, qui le détestait, avait pris la balle au bond. Charmé de trouver un prétexte pour s'en défaire, il l'avait saisi de grand cœur; mais ce plaisir de prince, à son tour, le roi, s'il ne le paya pas comptant, le paya cher dans la personne de son successeur. Mis à la porte par les épaules, M. de Chateaubriand fit maison nette en moins de deux heures; il sortit de l'hôtel ministériel, comme Coriolan de Rome, ulcéré et navré, tout bouillant d'indignation, tout affamé de vengeance; il passa sur-le-champ, avec armes et bagages, à l'opposition, ou, pour mieux dire, aux deux oppositions extrêmes dont il devint l'âme damnée et le boutefeu. Il leur porta, en dot, sa gloire, qui grandissait d'heure en heure; sa verve polémique, de plus en plus impétueuse, sanglante, âpre à la curée, cette audace de chef de parti qui risque tout, n'ayant plus rien à espérer ni à perdre; cette astuce de
courtisan disgracié qui, nourri dans le sérail, en connaît les détours, les secrets, les endroits faibles.
^11 entraîna, pêle-mêle, à sa suite, le Journal des Débats, et tout ce groupe d'écrivains politique sou autres qui faisait corps avec cette feuille en grand crédit dans toute l'Europe, et s'en fit comme un bélier pour battre en brèche la Restauration avec une persévérance qui s'exhalait encore en imprécations lorsque la maison si mal défendue se fut affaissée sur elle-même.
Déplorable et détestable enchaînement de repré-
^ sailles; péril incessant des gouvernements libres!
"^Je dois ajouter enfin, pour ne rien omettre, que les amis de M. de Villèle ne se firent pas faute de l'excuser, comme on excuse en ce bas monde, en aggravant le tort par la calomnie, en insinuant malignement que l'auteur du Génie du Christianisme devait s'en prendre à lui-même si son congé ne l'avait rejoint qu'en plein midi, et en pleine cour; qu'il l'aurait reçu, en temps et lieu conve-\ nables, s'il fut rentré chez lui, la veille au soir, et s'il y eut passé la nuit. J'ai toujours regardé, pour ma part, cette sottise comme inventée à plaisir et -après coup. M. de Chateaubriand, dans ses 3/émoires d' outre-tombe, en m'imputant (gratuite-
ment, de son propre aveu) un acte de persécution aussi faux en lui-même qu'étranger, j'ose le dire, à mon caractère, a trouvé bon d'y joindre cette charitable réflexion, qu'en tout cas, j'en étais bien capable. Il ne tiendrait qu'à moi de lui rendre ici la pareille ; mais les mauvais procédés et les mauvais exemples ne sont bons qu'à éviter.
Tandis que l'avenir de notre principal ministre, celui de son illustre adversaire, et, par contrecoup lointain, celui de la branche aînée de la maison de Bourbon, se jouaient ainsi, à pair ou non, sur le pair ou non de la rente, une autre loi, bien autrement importante, en principe, une loi où l'existence et la nature même du gouvernement monarchique se trouvaient bien autrement engagées, traversait, pour ainsi dire, à petit bruit, les deux Chambres.
Présentée le 5 avril à la nôtre, cette loi ne se composait que d'un seul article, lequel ne se composait que d'une seule disposition, mais d'une disposition à deux fins; il s'agissait, en premier lieu, de supprimer, dans la Chambre des députés, les élections annuelles et par séries, en y substituant le renouvellement intégral, de sept ans en sept ans; il s'agissait, en second lieu, d'étendre, à la Chambre
nouvellement élue, le bénéfice de cette innovation.
C'était porter atteinte à la Charte dans l'un de ses principes essentiels.
C'était livrer, pendant sept ans, la France à l'activité malfaisante d'une Chambre élue sous l'influence d'une réaction victorieuse.
11 est inutile de dire que ce qui restait d'opposition libérale dans les deux Chambres, y compris le centre gauche, devait résister énergiquement à ce double coup d'État ; je dis, y compris le centre gauche, car M. RoyerCollard et le général Foy flguraient en tête. Leur position, à cet égard, était simple; leur conduite nette et facile. Ils n'avaient pris aucune part au premier grand changement introduit dans la Charte par M. de Serre; ilspréféraient, en théorie, le renouvellement de la Chambre des députés par séries successives au renouvellement intégral; en combattant la loi nouvelle, ils n'avaient ni distinction à étabhr, ni ménagements à garder.
Ma position personnelle était plus délicate et plus compliquée.
J'avais, en 1822, pris parti avec M. de Serre, sur ces deux points ;
i" Qu'il suffisait du concours des trois pouvoirs pour réformer régulièrement la Charte.
2° Que le renouvellement intégral était indispensable, tant au libre jeu qu'à la stabilité du gouvernement représentatif.
Rien, dans ce qui était survenu depuis, n'ayant ébranlé mes convictions, à cet égard, je me tenais pour engagé — sincèrement, publiquement engagé, et je ne pouvais attaquer la loi nouvelle que dans sa disposition transitoire, c'est-à-dire en tant qu'elle prolongeait de deux ans le mandat d'une Chambre récemment élue sous un autre régime, et . dans des conditions différentes; mais c'était un terrain d'atlaque étroit et subtil ; je répugnais à m'y placer.
Tout balancé, il me parut préférable d'agir à ciel ouvert et de bonne foi ; je déclarai tout haut, que, fidèle aux principes, je ne combattrais point la proposition ministérielle; que mon vote lui demeurerait acquis quand même; mais qu'il ne fallait pas compter sur moi pour la défendre, et qu'acceptant ma part de la responsabilité quant au fond et à l'avenir, je laisserais à qui de droit celle de l'application irrégulière et rétroactive qu'on entendait en faire à l'instant même.
Je fus blâmé par mes amis, et très attaqué par la gauche pure ; j'en pris mon parti plus aisément que de me faire homme de parti, dans toute la rigueur du terme; de changer de principes selon les circonstances, et de sacrifier le principal à l'accessoire dans une grande question d'intérêt public.
La discussion, dans la Chambre des pairs, dura trois jours, du 4 au 7 mai; elle fut, de part et d'autre, insignifiante; la majorité fut de 117 contre 67.
A la Chambre des députés, le débat, un peu plus étendu (du 3 au 7 juin), fut aussi plus grave, sans être plus vif. Le ministère y fut mis en cause plus souvent et plus à fond: on s'attacha davantage aux côtés par lesquels la loi prêtait le flanc, mais ni M. Royer-Collard, ni le général Foy, ni Benjamin Constant ne parvinrent à triompher de l'indifférence publique; la salle n'était qu'à demi pleine; les théories y perdaient leurs peines, comme les épigrammes. Tous les esprits étaient, au vrai, dans la même disposition que le mien ; tous sentaient, peut-être sans s'en rendre bien compte, mais réellement, que le maintien pour un temps de la Chambre actuelle était un mal inévitable, et le re-
nouvellement intégral un bien permanent qu'il ne fallait pas laisser échapper.
D'autres projets de moindre importance remplirent le surplus de la session.
Je n'en ferai mention ici que pour mémoire; les uns étant restés à mi-chemin, les autres portant sur des matières qui dépassaient le cercle de mes études ou de mes préoccupations habituelles.
Le projet de loi sur la répression des crimes commis dans les églises fut retiré, après des débats assez vifs, dans les deux Chambres, parce que le côté droit et le clergé y prétendaient introduire le principe du sacrilège ; la chose n'était pas mûre encore ; le gouvernement n'en était pas encore là.
Le projet de loi sur l'établissement des communautés religieuses de femmes, introduit l'année précédente par une proposition de M. Ferrand, fut écarté, celle-ci, pour la seconde fois. J'y reviendrai plus tard.
Il ne m'appartenait point d'apprécier l'urgence et la valeur des changements introduits dans la loi du 10 mars 1818, sur le recrutement de l'armée, la suppression de la réserve des vétérans, l'accroissement de la durée du service et de la quotité du contingent annuel ; le maréchal Saint-Cyr défendit
noblement son ouvrage; mais de très bons esprits, entre autres le maréchal Suchet, qui n'était homme de cour ni de parti, et dont la réputation comme administrateur était universellement reconnue, pensèrent que la loi du 10 mars ne suffisait plus aux exigences de notre nouvel état militaire.
En adoucissant sur certains points, et notamment sur l'infanticide excusable, la sévérité de notre code pénal, en faisant, par là, descendre au rang de simples délits des actes qualifi'^s crimes, le gouvernement fit preuve de sagesse et d'humanité. On lui reprocha vivement, de notre côté, de n'avoir en vue qu'une chose, restreindre la compétence du jury, en attendantminix ; on avait tort, à mon avis, et je votai la loi sans le moindre scrupule.
Ce fut dans l'examen des comptes de 1823 qu'on vit surgir la grande question des marchés Ouvrard, c'est-à-dire des marchés passés avec ce célèbre munilionnaire au début de la campagne d'Espagne; une commission d'enquête, présidée par le maréchal Macdonald, fut nommée pour en prendre connaissance et en rendre compte.
J'y reviendrai en tcmp et lieu.
Ouverte le 23 mars, la session avait duré près de cinq mois; elle fut close le 4 août.
Quant à la politique intérieure, point d'autre événement de quelque importance que le renvoi de M. de Chateaubriand.
Quant à la politique extérieure, point d'autre qui nous touchât de près et directement que l'arrestation de notre philosophe Cousin, enlevé à Dresde par la police prussienne, sous le plus sot de tous les prétextes, et conduit à Berlin, où il demeura détenu durant plusieurs mois. M. de Humboldt s'employa fort à le tirer de ce mauvais pas, tout en assaisonnant son obligeance de force insinuations malignes ; ainsi était-il fait, il n'obligeait qu'à ce prix.
Nous avions quitté Paris un peu avant la fin de la session, et nous n'apprîmes qu'à Coppet la série d'événements qui suivirent de près sa clôture.
Le premier en date, car il eut lieu le jour même, ce fut la réorganisation du ministère. Le portefeuille des affaires étrangères, géré jusque-là en intérim ^3.v M. de Villèle, fut enfin confié à M. le baron de Damas, successeur du duc de Bellune. On racontait, dans le temps, que M. de Villèle, appelé à traiter des affaires de Grèce, avec je ne sais quel agent diplomatique, s'était écrié tout à coup : « Mais quel si grandintérêt peut-on prendre à celte localité ! » M. de Glermont-Tonnerre, ministre de la
marine devint ministre de la guerre; M. de Chabrol, ministre de la marine et M. le duc de Doudeauville, ministre de la maison du roi. Quelques jours plus tard, on créa pour M. l'abbé Frayssinous un ministère des affaires ecclésiastiques.
Tout ce remue-ménage réussit médiocrement; le conseil avait perdu tout son lustre en perdant son poète; mais ce qui réussit bien moins encore, ce fut le coup d'État qu'il se hâta de frapper gaillardement sur la presse.
On en sait l'occasion.
Le ministère Villèle, à son premier avènement, et durant sa lune de miel, en rendant la liberté aux journaux, s'était réservé le droit de rétablir à volonté la censure, et, de plus, avait attribué aux tribunaux le droit de tenir les journaux en bride en prononçant sur leurs tendances, abstraction faite de tout délit caractérisé et défini. Les gens prudents lui avaient prédit qu'il s'en trouverait mal; que c'était introduire les tribunaux dans la politique, et que les tribunaux s'en feraient une arme contre lui. C'est ce qui n'avait pas manqué d'arriver. Le ministère étant naturellement en querelle avec les journaux libéraux, régulièrement les tribunaux lui donnaient tort, et, de plus, ils
s*appliquaient à contrecarrer de leur mieux, l'entreprise de M. Soslhènes de la Rochefoucauld, qui, de compte à demi avec madame du Gayla, favorite du roi, s'efforçait d'amortir ces mêmes journaux, en leur suscitant de sottes chicanes pour les acheter un à un.
Ce fut, en partie du moins, pour échapper à cette situation que le ministère, ne sachant plus auquel entendre, imagina de rétablir la censure, en dénonçant les tribunaux au parti royaliste; mais ilV avait encore un autre motif plus réel et plus sérieux : la santé du roi, dès longtemps délabrée, menaçait ruine; ses infirmités s'aggravaient de jour en jour; il était impossible de se faire illusion sur sa fin prochaine, et le ministère prenait ses mesures, pour obtenir un changement de règne qui s'opérât à petit bruit, sans compromettre rien ni personne.
Après avoir langui durant la dernière quinzaine d'août et la première quinzaine de septembre, le roi mourut le 13 dans la matinée, laissant tous les gens sensés dans une grande anxiété, et les bons royalistes dans la joie de leur âme.
Il fut inhumé à Saint-Denis le 23.
Le 13 au soir, Charles X était monté au trône.
Le 27, il fit son entrée à Paris.
^ Son premier acte fut d'accorder au duc de Bourbon, au duc d'Orléans et à leur famille le titre d'Altesse royale qui leur avait été contesté sous le dernier règne.
Il fit grâce à trente transfuges condamnés à mort pour avoir porté les armes contre la France dans la guerre d'Espagne, à plusieurs condamnés pour complot contre l'État, et promit de convoquer les Chambres à une époque très prochaine.
Il abolit la censure, en conservant le ministère qui venait de l'établir.
^La joie populaire fut grande, et les acclamations proportionnées à la joie. Ce premier jour devait avoir, six ans plus tard, un dernier lendemain quj ne prouvait, comme lui, rien autre chose que la facilité et la frivolité de l'enthousiasme populaire.
Presque au même instant, un personnage qui, sans être de condition royale, régnait bien plus réellement que Charles X, sur les cœurs et l'imagination d'un grand peuple, M. de la Fayette, faisait, de son côté, son entrée à Washington, entrée moins splendide mais plus triomphale que celle du successeur de Louis XVIII.
Le 12 janvier 1824, le Sénat et la Chambre des
représentants des États-Unis avaient adopté à l'unanimité une résolution ainsi conçue :
< Attendu que le champion distingué de la liberté et le héros de notre révolution, l'ami et le compagnon de Washington, le marquis de la Fayette, officier général volontaire dans la guerre de notre révolution, a exprimé le vif désir de visiter notre pays, à l'indépendance duquel sa valeur, son sans et ses richesses ont contribué;
» Il est résolu que le président sera requis de transmettre au marquis de la Fayette les sentiments de respect, de gratitude et d'attachement affectueux que nourrissent pour lui le gouvernement et le peuple américains, et de l'assurer que l'accomplissement du désir et de l'intention qu'il a de visiter ce pays sera accueilli par le peuple et le gouvernement avec une joie et un orgueil patriotiques;
» Il est, en outre, résolu que le président s'informera de l'époque où il peut être le plus agréable au marquis de la Fayette de faire sa visite, et qu'il lui offrira un moyen de transport dans ce pays sur un bâtiment de la nation. »
Par suite de cette invitation, le marquis de la Fayette, c'est le titre que lui donnaient sérieusc-