‹ Souvenirs - 1785-1870 - du feu duc de BroglieChapitre 7 sur 14 · II · texte numérisé non relu

II

jour, il m'avait montré une liste de gouvernement provisoire, dressée, disait-il, par le comité de Paris, communiquée par M. de Slassart au prince "^ Eugène, et approuvée par ce prince. M. d'Argenson et M. de la Fayelte figuraient sur cette liste. Je lui conseillai de jeter au feu un tel papier, de n'en dire mot à personne, et pris soin de ne le plus revoir ; mais, le sachant traduit devant la cour d'assises, cet incident me revint en mémoire. Qui pouvait dire si la liste en question ne se retrouverait pas dans ses papiers ; s'il n'aurait pas fait mention, sur quelque agenda, de la communication qu'il m*en avait donnée, et si je ne me trouverais pas, bon gré mal gré, coupable, tout au moins, du crime de non-révélation? C'était précisément le moment (du 20 au 30 août 1822) où la cour d'assises de Paris, rivale et devancière de celle de Poitiers, jugeait le prétendu complot de La Rochelle, et condamnait à mort quatre jeunes sergents, animés, à coup sûr, de sentiments tout autres que les miens, engagés plus ou moins dans des espérances et des projets que je n'aurais jamais formés, mais aussi innocents que moi aux yeux de la loi, coupables, tout au plus, d'en avoir causé entre eux, et de s'en être mutuellement gardé le secret. Je ne cou-

rais pas le même risque; j'avais meilleure réputasion et meilleure garantie dans la Chambre des pairs ; mais c'eût été déjà beaucoup d'être compromis; les partis sont volontairement crédules et l'esprit de parti n'est ni plus ni moins que l'injustice elle même.

Mon appréhension n'eut pas de suite; mon nom ne fut pas prononcé; d'autres n'en furent pas quittes à si bon marché. Le procureur général Mangin signala nominativement dans son réquisitoire : MM. de la Fayette, Laffitte, d'Argenson, Foy, Kératry, Benjamin Constant, Manuel, comme compromis dans l'affaire du général Berton, compromis, à certain degré, mais pas assez toutefois pour qu'il y ait lieu de demander à la Chambre l'autorisation de les poursuivre. Au vrai, sur les sept députés, ainsi dénoncés à la vindicte publique en attendant mieux, six étaient parfaitement innocents; M. de la Fayette seul avait eu quelques rapports avec Berton, et n'avait pas ignoré le coup qui se préparait. Il en avait été informé par l'un des conjurés, Grandménil, médecin au bourg des Rosiers, qu'il avait sinon dirigé, au moins encouragé, et c'était sur la parole de ce Grandménil, que Berton et ses associés avaient inséré dans leurs

proclamations, le nom des sept députés. Tous jetèrent les hauts cris, dès que le réquisitoire fut imprimé dans le Moniteur.

La séance du l^'" août fut on ne peut plus tumultueuse,et faillit amener le plus bizarredes accidents.

Grandménil, contumace et en fuite, était, comme d'usage, le bouc émissaire; il emportait au désert les péchés de son peuple. C'était à qui le chargerait; il avait tout préparé, tout fait, tout conduit; ses complices étaient ses victimes, et les députés dénoncés, entre autres, ne se faisaient pas faute de le qualifier d'agent provocateur, que le gouvernement faisait disparaître, après l'avoir lancé.

Or, il se trouvait que Grandménil assistait à la séance ; M. de la Fayette, qui l'avait caché, sur le point de le remettre entre les mains d'un de ses collègues, chargé de le reconduire dans un petit port de Normandie, l'avait momentanément entreposé dans une tribune, bien sûr que personne ne s'aviserait de l'y chercher. Outré de rage en s'entendant traiter de traître et de pendard par les plus illustres de son propre parti, il s'élança hors de la tribune pour leur jeter, à tout risque, un démenti à la face ; il avait déjà enjambé la balustrade, lorsque Georges de la Fayette, qui le surveillait.

l'arrêta et parvint à le calmer. Il n'en fut que cel pour lui. Il n'en fut que cela non plus pour les députés dénoncés. M. de Villèle, qui se conduisit en cette occasion avec beaucoup de prudence et de fermeté, retint son procureur général, sans céder un pouce de terrain à ses adversaires. La séance, à tout prendre, lui fit honneur.

Nous jugeâmes néanmoins, dans ces circonstances (quand je dis nous, je veux parler du centre gauche, et du parti doctrinaire, où je faisais nombre), nous jugeâmes, dis-je, qu'il importait de prêter assistance à la gauche, injustement attaquée dans les meilleurs de ses chefs, et de frapper un coup, sinon décisif, cela ne dépendait pas de nous, au moins marquant et bien caractérisé.

Le 3 août, M. de Sainte-Aulaire déposa sur le bureau de la Chambre des députés, une proposition signée de lui, à l'effet de citer à la barre le procureur général de la cour siégeant à Poitiers, aûn qu'il eût à répondre d'une offense grave, par lui commise envers la Chambre, dans la personne de plusieurs de ses membres.

Rien de plus juste.

* M. Mangin avait le droit de poursuivre un ou plusieurs députés, sous l'autorisation de la

Chambre; il n'avait pas le droit de les livrer, sans défense, à l'animadversion publique. Précisément cette année, en Angleterre, un membre de la Chambre des communes, M. Abercromby, qui depuis en a été l'orateur {speaker)^ avait ainsi déféré à cette Chambre un juge de la cour du banc du roi, pour abus de pouvoirs à son égard; M. de Sainte-Aulaire traduisit et fit imprimer la motion de M. Abercromby, et je l'aidai dans ce travail.

La proposition de M. de Sainte-Aulaire fut discutée le 5 août; le débat fut grave, élevé, vigoureux; M. Royer-Collard y prit part; elle fut rejetée, en définitive ; mais notre minorité fut imposante : 127 voix sur 353.

L'affaire n'alla pas plus loin au sein de la Chambre; mais, la session close, elle reprit de plus belle.

M. Mangin, dans son nouveau et dernier réquisitoire, ayant renouvelé ses insinuations calomnieuses, MM. Laffille, Benjamin Constant, Kératry, Foy, tous quatre à cet égard au-dessus du soupçon, tous quatre étrangers à toutes menées, à toute idée de conspiration, portèrent plainte contre lui à la cour de cassation, en requérant règlement déjuges. Leur plainte fut écartée, mais M. Mangin

n'eut point à se féliciter des considérants de l'arrêt.

Ce fut alors que M. Constant, le plus attaqué des quatre, sous ce prétexte qu'étant député de la Sarthe il avait, peu de temps avant le coup de main de Berton, traversé Saumur, en compagnie de madame Constant, et frayé avec quelques uns des futurs accusés, ce fut, dis-je, alors que M. Constant publia deux lettres, l'une adressée à M. Mangin, l'autre à M. de Carrère, sous-préfet de Saumur. Ces deux magistrats, non contents de le compromettre "sans oser l'accuser dans une poursuite . capitale, avaient eu la bassesse d'insinuer que la personne avec laquelle il voyageait n'était pas sa femme. L'indignation de M. Constant était légitime, et, dans chacune des deux lettres, l'ironie et l'invective étaient sanglantes. Il fut traduit en police correctionnelle, et condamné à six semaines d'emprisonnement, plus cinq cents francs d'amende : en appel l'amende fut portée à mille francs, mais on lui fit grâce de l'emprisonnement.

Tous ses amis, amis politiques s'entend, il n'en avait guère d'autres, lui faisaient cortège au Palais de justice, et se rangèrent derrière lui à l'audience. Le public lui était favorable; les juges ne lui vou-

laient pas de mal, mais il y eut un peu de quoi rire, i On sait en effet que, en France, un défenseur croirait trahir son client, s'il ne s'efforçait d'émouvoir le tribunal et d'attendrir l'auditoire. Fidèle à cet usage, dont le plaidoyer de l'Intimé, dans les Plaideurs, offre un spécimen qui n'a rien d'exagéré, le défenseur de M. Constantimagina de nous régaler d'un tableau de bonheur conjugal dans le ménage de M. et madame Constant, tableau qui n'aurait point déparé une idylle de Gessner ou une pastorale de Florian; et, ce qui fut le meilleur, Constant lui-même, s'échauffant à froid (il ne\ s'échauffait guère autrement), renchérit encore sur son défenseur. Or, pour quiconque savait à quoi s'en tenir, il était difficile de se contenir. Ce fut surtout quand le défenseur s'engagea délicatement dans la description des charmes de madame Constant, que M. de Barante et moi nous faillîmes éclater; il ne manquait à la scène que la présenceV même de cette nymphe éplorée, qui ressemblait infiniment plus à la Vénus hottentote qu'à tout autre exemplaire de Vénus.

C'était, d'ailleurs, une personne qui ne manquait ni d'esprit ni de dévouement; Ilanovrienne, de la

maison de Hardenberg, elle avait épousé en premières noces, M. Dulertre, émigré français dont elle était divorcée, et le bon de l'histoire, c'est que son premier mari était membre de la Chambre des députés comme M. Constant, avec qui il faisait très bon ménage; je me souviens qu'un jour lord Kinnaird, les voyant prendre du tabac dans la tabatière l'un de l'autre, fit semblant de se demander pourquoi Constant avait épousé une semblable femme; puis, se reprenant gravement : « C'est appa-V remment par curiosité, dit-il, et pour savoir pourquoi son premier mari l'avait lui-même épousée. »

Je quittai Paris de bonne heure, et j'allai retrouver à Coppet ma femme et mes enfants.

Nous passâmes en Suisse la plus grande partie de l'automne; ma mémoire ne me rappelle rien sur ce séjour.

Nous revînmes de bonne heure à Paris et rien n'ayant signalé la fin de l'année, sinon les incidents et l'issue du congrès de Vérone, qui ne furent bien connus qu'en 1823, je terminerai ce chapitre par quelques extraits détachés du journal, qui peuvent servir à confirmer mon récit, et à le mieux caractériseï

« 16 janvier 1822.

» M. de Doudeauville répond à ceux qui lui font des reproches d'avoir accepté une place subalterne : (celle de directeur général des postes) :

» — Que voulez-vous I je ne ferai pas la place ; c'est pour remettre mes affaires.

» — Je regrette, lui a dit M. de Liancourt, le temps où nos ancêtres ne savaient pas lire.

» Ce ministère-ci veut des espions fanatiques; ses amis veulent réunir le machiavélisme impérial à l'ardeur de leurs passions.

» C'est M. de Doudeauville qui remplace M. de Mezy. Un duc et pair, grand d'Espagne, portant son portefeuille dans l'antichambre de M. de Yillèle.

» Le roi a reçu le général Donnadieu avec une grâce parfaite; c'est la récompense nationale offerte à M. de Richelieu.

» Benjamin Constant est venu avant-hier et Victor a recommencé avec lui la discussion sur la presse. L'idée d'interdire aux journaux de nommer personne a séduit M. de Talleyrand et plusieurs autres. ï

• 24 février.

» J'ai été à la séance; la vue de cette Chambre me donne toujours beaucoup d'émotions.

» Le premier discours a été celui de M. Royer- Collard. II avait beaucoup de gravité et de force; chaque mot avait son importance. Il impose par le sérieux et la sincérité de son ton; le silence fut profond et sans interruption.

» La liberté de la parole va croissant, tandis que toutes les autres libertés sont détruites, et elle devient monstrueuse parce qu'elle n'est plus en accord avec rien. Tout l'esprit français, toute l'arme du ridicule a passé à la tribune. Le ministère succombe sous les injures et les bons mots. Rien ne favorise plus la disposition du pays à croire que tout se fait avec des phrases. C'est aujourd'hui le seul moyen d'attaque et de défense.

» J'ai dîné hier à côté du maréchal Suchet.

» Nous avons parlé de la naissance du duc de Bordeaux. Il est curieux de voir comme il se ménage une porte de derrière, dans le cas où celte naissance viendrait à être contestée.

• » — Aurais-je bien fait, m'a-t-il dit, de signer un procès-verbal attestant que la famille royale et tous

les témoins étaient présents quand cela n'était pas vrai? On m'a proposé cela et je l'ai refusé; mais ce que j'ai signé, je l'ai vu.

» Un moment après il a dit :

> — C'est pourtant bien ennuyeux; je découche de chez moi pendant quinze jours, ce qui m'est très désagréable, et à ma femme aussi. Quand on vient m'averlir, je saute hors du lit sans avoir le temps de m'habiller, et j'arrive trop tard!

j> On raconte une fort drôle d'histoire du roi et

de M. de Corbière.

"^ » Il est allé porter son travail au roi dans le cabinet où le roi passe la matinée, et s'est assis sans attendre que le roi lui fit signe. Il a posé ensuite son portefeuille sur la table; le roi a rangé ses papiers; puis il a tiré de sa poche un mouchoir rouge, et l'a posé à côté du portefeuille ; puis il a pris sa tabatière, et l'a posée à côté du mouchoir; le roi alors a retiré la sienne, en disant : « Il n'y a pas de place pour les deux. » — Il ne m'a pas offert de tabac, ajoutait le roi en racontant celte petite aventure. >

i 1 avril.

» On parlait hier d'un mouvement sur Saumur; de cent ou deux cents hommes avec la cocarde tri-

colore ayant à leur tête le général Berton. C'est un fou, dont la figure est extravagante et qui bavarde sur tout. Je l'ai vu deux ou trois fois chez moi, il y a quelques années, et je ne pouvais pas le regarder sans rire. Voilà donc les hommes qui prétendent renverser un gouvernement. Triste et singulière situation de n'être ni avec ceux qui attaquent, ni avec ceux qui défendent. »

c 4 tnarsi

» Le général Berton a fait une proclamation au nom de la République, de Napoléon II, et de la Charte, tout cela concilié par la cocarde tricolore. Une cocarde et des phrases, voilà tout le plan des conspirateurs.

» J'ai trouvé madame Récamier qui s'occupait d'obtenir un sursis pour un malheureux condamné de l'affaire de Tours ; c'estun jeune homme de vingtdeux ans (Goudert). Son frère est venu à Paris pour obtenir sa grâce. Plusieurs personnes du parti en faveur s'y intéressent, entre autres M. de Marcellus; mais le roi a répondu à toutes les demandes avec une grande dureté.

» M. de Lascours est venu me dire que madame

Récamier lui avait donné quelques espérances pour ce pauvre jeune homme. Mathieu a été fort ému d'une lettre que je lui ai écrite ; il avait montré auparavant beaucoup de sécheresse.

» Madame Récamier m'a dit qu'elle avait trouvé ; Mathieu bien insensible. Il n'écoute pas les raisonnements et repousse les émotions. Le mélange de la légèreté et de la dévotion fait que ses résolutions sont tout à la fois étourdies et inébranlables; elle me disait qu'elle avait trouvé M. de Doudeauville de fer. J'ai écrit à madame de Duras une lettre très pressante.

» J'ai vu Prosper chez sa sœur, Il avait vu un homme, prisonnier du général Berton pendant quelques heures. C'est un ancien Vendéen, homme d'esprit qui déplorait qu'il pût y avoir des victimes pour de semblables bêtises. Ces gens étaient au nombre de quatre-vingts environ ; dix ou douze portent des habits de drap ; le reste est composé d'ouvriers. Ils marchaient, disaient-ils, à la conquête de la liberté, sans autre plan que cette phrase, disant que toute la France se lèverait à la même heure qu'eux; du reste, tranquilles, calmes, indifférents, ayant pris à la lettre les phrases prononcées à la Chambre des députés, et croyant qu'elles allaient

produire un effet magique. Les habitants delà ville disaient : Que n'allaient-ils faire cela ailleurs?

» M. de Castellane a parlé à Mathieu pour ce pauvre jeune homme (Coudert). Il Ta écouté avec distraction et légèreté. « Madame Récamier, lui at-il dit, a eu très tort de me faire voir le frère. C'est très désagréable ; pourquoi celui-là serait-il plus intéressant qu'un autre ».

» M. de Chateaubriand a dit à madame de Castellane : « Le frère de ce jeune homme a bien gâté nos affaires; c'est un franc libéral; il s'est adressé à Benjamin Constant. »

« 28 mars.

» M. de Chateaubriand écrivait, l'autre jour, à une femme de mes amies : « Il n'est aucune peti- > tesse au-dessous des gens qui nous gouvernent. »

« Mai, juin.

» Avant-hier, M. Royer-Collard est venu voir Victor. On disait que l'abbé de Pradt était nommé. M. Royer-Collard en était tout épouffé; l'abbé lui avait dit : « Je viendrai m'asseoir auprès de vous. » Il

reculait déjà dans sa pensée, pour éviter un pareil voisinage. Il est craintif sur sa réputation comme une jeune fille sur sa pureté ; il regarde autour de lui pour voir si rien ne l'approche qui puisse jeter sur lui une ombre défavorable. Il ne s'en fie pas à sa seule conduite, il redoute l'entourage, et la chose publique se trouve un peu oubliée dans cette préoccupation de lui-même; égoïsme le plus noble, mais égoïsme pourtant.

» Le général Foy est venu après lui. M. Royer- Collard l'aime extrêmement; il l'aime comme un enfant plein de vivacité et d'esprit; il l'aime d'oser risquer tout ce que lui-même se refuse. Le général Foy a toute la conscience de l'honneur, des impulsions généreuses, mais il vise à la popularité, et puis pourtant il la trouve commune et vulgaire, et voudrait être apprécié par un petit nombre d'hommes d'esprit. Il voudrait être le doctrinaire de la multitude. Au fond, la politique n'est pas pour lui bien sérieuse; elle l'amuse, l'excite; la tribune a remplacée brèche; mais là, comme à la guerre, l'action particulière a plus d'importance pour chacun que le résultat général.

» Du reste la gauche n'a jamais eu l'air plus triomphant; elle est arrogante, défiante, et réunit

les défauts d'un parti vainqueur à ceux d'un parti vaincu, l'insolence et le soupçon. M. de Talleyrand la soigne beaucoup.

» Manuel a montré beaucoup de présence d'esprit, l'autre jour, à la tribune. Quelqu'un lui a crié qu'il était un insolent. Il a répondu avec le plus grand calme :

» — Je parie que celui qui a dit cela ne le répétera pas.

» Personne n'a répondu. Il a continué son discours, et, pendant le tumulte, il s'établissait les bras croisés sur la tribune, jusqu'à ce qu'on eût fini de crier. Son talent, c'est le sang-froid dans l'orage; aussi aime-t-il le trouble, parce qu'il n'est pas lui-même troublé, et que c'est alors que les idées communes deviennent frappantes.

» J'ai été chez M. Ternaux. Je me sentais vraiment plus à mon aise, plus dans mon élément, à côté de cette bonne grosse figure simple, que dans bien d'autres salons. Je la trouvais plus en harmonie avec les idées élevées. Il m'a parlé de mon grandpère avec émotion et vérité, cela m'a touchée. Dans un autre siècle, il eût été un bourgeois gentilhomme; dans celui-ci, sa vanité a pris un autre tour. Je lui ai fait compliment sur son bel appartement :

Page 1