CHAPITRE XX
Mme la duchesse de Berry (1), et me dit en riant : « Eh! Eh! mon cher chevaher, je ne vous savais point marié. » Puis, se parlant comme à lui-même, il ajoute : « Quoi de plus joli au monde qu'une fine main de femme!... » L'abbé a été fort étonné quand je lui ai démontré qu'il venait de prendre le gant de Mme la duchesse de Berry pour celui d'une demoiselle du Palais-Royal, et, lui qui a approché de près cette princesse et m'a plusieurs fois parlé de « sa belle chevelure » et de« sa peau blanche», aura pu être déconcerté en considérant de près cet objet. En effet, ce gant ne démontre pas qu'il ait été porté par « une fine main de femme », et il semble appartenir plutôt à une cuisinière qu'à la mère de l'héritier de la ■couronne de France.
(1) Pour ses commandes de gants de Saxe. (Xote de l' auteur.)