‹ SouvenirsChapitre 45 sur 67 · LETTRES DE PÉLISSIER · texte numérisé non relu

LETTRES DE PÉLISSIER

chercher à Olympie. Elle était datée de Belfort, 30 août 1829 :

(( Il vaut mieux tard que jamais, mon cher « Amaury. Je n'ai pas été tout à fait aussi exact (( à vous écrire que je le fus à remettre votre « lettre et celle de votre tyran; les lettres qui (c vous en seront survenues ont dû vous le dire.

« J'avais espéré jusqu'au dernier moment (( passer quelques jours à Baden, oii j'aurais (( vu votre oncle Alexandre : c'est de là que je « comptais vous écrire; mais un surcroît de (( besogne, le dépit que tout bon Français a (( éprouvé en voyant le ministère envahi par « tant de gens tarés, ont fait changer d'avis à « mon patron; il a voulu pousser les opérations (( pour faire trêve à son Immeur, et nous avons « vu Schelestadt, Brisach, Colmar, Huningue, (c sans que j'aie pu vous écrire. Mais un déluge « qui vient nous assaillir, avant que nos opérace tions soient assez avancées ici pour qu'il faille (( se plonger dans la bouteille à l'encre, me (( laisse un peu de répit. J'en profite pour vous « prouver que je vous suis toujours cordiale-

« ment attaché, et vous exprimer tout le plaisir « que j'ai éprouvé à faire la connaissance de « votre excellent père. Je l'ai trouvé seul au « milieu de ses livres, son frère à Baden, sa (( fille en Angleterre, et vous au milieu des (( ruines de la majestueuse Olympie, où Pellion (( vient de m' écrire que vous faisiez merveille. (( Je vous en veux de ne m'en avoir pas dit un « mot, à moi si fidèle admirateur de la section « d'archéologie. Vous ne deviez craindre ni les (( indiscrétions, ni un article pour le Globe, et, (( sans entrer dans les détails que ne vous (( permettent point vos serments, du moins (( vous pouviez vous féliciter avec un ami du (( succès de vos fouilles. J'espère que bientôt (( une lettre réparera cet oubli, ou mieux que (( déjà elle est en route et court après moi, (( comme toutes les lettres qui me parviennent (.(. de Morée, car, débarqué le 23 juin, je suis « allé rendre hommage, à Montpellier, à ma (( nouvelle belle-sœur; le 2 juillet, j'étais à (c Paris-, j'ai passé huit jours tant à la campa- « gne que dans cette capitale; le 14, j'étais à « Strasbourg, où, pour commencer, nous avons

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