CHAPITRE X
Digression. — Lettres du maréchal Pélissier à ma sœur. — Retour du maréchal à Paris. — Ma visite au ministère.
Je ne pouvais pas prétendre qu'au milieu des événements si nombreux et si araves de son existence, le duc de Malakoff se rappelât un jeune peintre qu'il n'avait fait qu'entrevoir; de mon côté, un peu de discrétion m'empêcha de continuer une correspondance qui pouvait devenir importune : je restai donc de longues années sans nouvelles de lui. Une circonstance me prouva qu'il n'avait pas oublié son jeune camarade de Morée. — Ma sœur avait une recommandation à lui adresser en faveur d'un soldat de l'armée de Crimée. Elle se décida à écrire au maréchal en lui rappelant des souvenirs qu'elle pensait devoir être sortis de sa mémoire.
Yoici la réponse qu'elle reçut :