‹ SouvenirsChapitre 55 sur 67 · SOL' VENIR S · texte numérisé non relu

SOL' VENIR S

« OÙ il doit rester un mois ou deux. Je suis « fâchée de ne pas Tavoir vu. Papa l'a trouvé « des plus aimables et des plus instruits. Il « t'aime beaucoup. Mais j'ai eu la visite de (( M. Beauglé ou Beaupré. Ce monsieur est ingé- « nieur; il venait me demander si tu parlais de (( son frère dans tes lettres.

« On vient de jouer une C/im/me de M. Brault, « qui, paraît-il, a assez de succès. On donne « avec le Menuisier de Livonie. Mon rose, dit- « on, est ravissant dans le rôle du bourg- (c mestre. Franconi a un éléphant qui danse la (( gavotte.

(( Au moment où je t*écris, les dames Nodier « viennent me voir, toujours charmantes toutes « deux. La mère me demande de tes nouvelles. « La fille a un chapeau à l'anglaise, doublé en « cerise. C'est la mode à présent; c'est en paille, « très-serré et carré derrière les oreilles. J'en « ai un. Tu verras. On ne peut plus s'en passer. « Mais je te parle modes, comme si cela t'inté- « ressait.

« Achille Devéria est marié; il a fait un beaii « mariage : c'est la fille de son lithographe.

« M. Motte, qu'il a épousée; on la dit charce mante.

(( Adieu, cher frère, adieu; je meurs d'envie « de te voir et de Rassurer de toute mon affec- « lion.

(( Emma. »

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