FIAT LUX
Partons ! je ne veux plus de toi, froide Angleterre, Disait un voyageur. Il me faut une terre Où le soleil fécond lance des rayons d'or. Il me faut la lumière, et la lumière encor.
0 champs bénis par Dieu, salut, belle Touraine, Frais jardin de la France, ô terre aimable, ô plaine Oîi tout semble joyeux, où le ciel est si clair. Où souffle mollement un frais zéphyr dans l'air.
Ton soleil est bien gai, charmante est ta lumière; Oui, mais je t'abandonne, et je veux une terre Où des feux plus brillants lancent leurs rayons d'or. Il me faut la lumière, et la lumière encor.
Salut, Naples, salut, ù rêve de ma vie, Salut ! A la clarté du soleil d'Italie, Chaque flot de la incr, ainsi qu'un diamant, Scintille, et lutte avec l'cclat du firmament.
Ainsi que le rubis, splendide est ta lumière. Splendide ! Mais je veux habiter une terre Où le ciel soit rempli d'azur, de pourpre et d'or. Il me faut la lumière, et la lumière encor.
Egypte, sol fécond, terre des premiers sages, Pyramides, et vous, cieux toujours sans nuages, Salut 1 Je vois avec extase, avec amour, Votre Nil réfléchir les premiers feux du jour.
Nulle part, les splendeurs des cieux ne sont si belles. Et mon âme pourtant, mon âme avec ses ailes. Vole à d'autres séjours, en ses beaux songes d'or, Et rêve la lumière, et la lumière encor.
Rien ne peut du désir éteindre en nous la flamme. Hélas ! rien ici-bas ne satisfait notre âme ;