‹ Souvenirs, 1860-1885Chapitre 17 sur 34 · PRELUDE · texte numérisé non relu

PRELUDE

Lorsque tout est paisible au ciel et sur la terre, Et que tombe le jour, jeune homme, aimes-tu voir L'étoile du berger paraître la première Dans un limpide azur, assombri par le soir?

Oui, mon cœur à la fois ressent joie et tristesse Quand apparaît l'étoile à l'aspect enchanteur; iMais ton divin regard, rayonnant de tendresse. Ton regard, jeune amie, est plus doux à mon cœur.

0 jeune homme, aimes-tu la brise fugitive, La brise qui, le soir, vient rafraîchir les airs,

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Et, berçant les rameaux des arbres sur la rive, Effleure, en murmurant, le bleu cristal des mers ?

Oui, bien douce est sa voix, mais plus douce est encore, Mon bel ange, ta voix au son mélodieux, Lorsque tu dis : Je t'aime, à celui qui t'adore, Parole qui sur terre est un écho des cieux.

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