‹ Souvenirs, 1860-1885Chapitre 19 sur 34 · PRINTEMPS · texte numérisé non relu

PRINTEMPS

Tout est doux, tout est f ur. tout estfraissur la terre, Tout est frais dans le ciel. 0 suave lumière, Éclaire la vallée où je porte mes pas. C'est au front du méchant que sied bien latristesse. -Moi. je sens dans mesyeu.xdes larmes d'allégresse, Et l'aimable zéphyr souffle dans les lilas.

De perles la rosée a fait briller la mousse.

Que la nature est belle et que la vie est douce !

Des colombes j'entends l'harmonieux soupir.

Aux rêves enchanteurs, mon âme s'abandonne.

Rapide, elle s'élève au ciel, et je m'ctonne

De ce qu'on peut sentir de bonheur sans mourir.

Vous qu'aime le printemps, ô verdoyants bocages, Abritez mon front pur sous vos' jeunes ombrages. Délicieux parfums, élevez-vous du sol.

Les Heurs sur le gazon en foule vont renaître, Et l'extase à longs Ilots se répand dans mon être. Chante, chante à l'aurore, ô joyeux rossignol 1

Être chéri des siens, c'est le bonheur suprême, Oh ! je veux être bon, oh ! je veux que l'on m'aime, yue nul à mon sujet ne sente la douleur. Aimez-moi, mes amis, mes sœurs, ma tendre mère. Et toi, dont le regard me console et m'éclaire. Aimez-moi, je vous aime, et du fond de mon cœur.

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