‹ Souvenirs, 1860-1885Chapitre 20 sur 34 · AUTOMNE · texte numérisé non relu

AUTOMNE

0 pâle crépuscule, il est doux, à la brune. De voir le jour s'enfuir et s'argenter la lune

Dans l'air silencieux.

Quand tout semble goûter un repos taciturne, Humides sont les prés, et la fraîcheur nocturne

Descend du haut des cieux.

0 vallons, ô forêts, l'été vous abandonne; J'entends déjà gémir la voix du vent d'automne.

Qui souflle sur les eaux.

Les beauxjours, après eux, ne laissent point de trace. Encore un peu de temps, et nous verrons la glace

Couvrir ces purs ruisseaux.

Adieu, longs jours d'été ! Nul ne peut, sur la Icrre, Être sûr de revoir votre douce lumière.

Adieu, beaux jours perdus!

Adieu, divines nuits, aurores lumineuses. Oue de vierges, hélas! maintenant radieuses

Ne vous reverront plus.

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