AUTOMNE
0 pâle crépuscule, il est doux, à la brune. De voir le jour s'enfuir et s'argenter la lune
Dans l'air silencieux.
Quand tout semble goûter un repos taciturne, Humides sont les prés, et la fraîcheur nocturne
Descend du haut des cieux.
0 vallons, ô forêts, l'été vous abandonne; J'entends déjà gémir la voix du vent d'automne.
Qui souflle sur les eaux.
Les beauxjours, après eux, ne laissent point de trace. Encore un peu de temps, et nous verrons la glace
Couvrir ces purs ruisseaux.
Adieu, longs jours d'été ! Nul ne peut, sur la Icrre, Être sûr de revoir votre douce lumière.
Adieu, beaux jours perdus!
Adieu, divines nuits, aurores lumineuses. Oue de vierges, hélas! maintenant radieuses
Ne vous reverront plus.