DOGMES ET LIBERTÉ 4M
» liberté absolue de conscience et la solidarité » humaine. »
» L'Assemblée supprime comme formant double » emploi avec le second paragraphe modifié, le » paragraphe trois, ainsi conçu :
« La Franc-'Maçonnerie regarde la liberté » de conscie7ice comme un droit py^opre à » chaque homme et n'exclut personne pour ses » croyances. »
« L'Assemblée décide enfin que Tarticle premier » de la Constitution aura désormais la teneur sui- » vante :
« La Franc-Maçonnerie^ institution essentieln lement philanthropique, philosophique et prO' » gressive, a pour objet la recherche de la vérité, » Vétude de la morale universelle, des sciences et » des arts, et l'exercice de la bienfaisance.
y» Elle a pour principes la liberté absolue de D conscience et la solidarité humaine.
» Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fra- » ternité. »
» Si ces propositions sont adoptées par TAs- » semblée, votre commission vous propose d'in- » viter le Conseil de l'Ordre à étudier la question » relative à la révision des rituels actuellement en » usage. D
4 1 t FBANC-MàÇONNBRIE
L'Assemblée adopta à une grande majorité les principales conclusions du rapport de la Commission. Et pour affirmer plus nettement encore le caractère libéral de la nouvelle déclaration de principes, elle ajouta après le deuxième paragraphe les mots :
« Elle n'exclut personne pour ses croyances. » Ces mots, loin d'être, comme autrefois, en contradiction avec les principes, étaient, au contraire, une affirmation éclatante de ces principes.
L'article premier de la Constitution se trouvait donc définitivement rédigé ainsi :
« La Franc -Maçonnerie, institution essentiel- » lement philanthropique et progressive, a pour » objet la recherche de la vérité, l'étude de la » morale universelle, des sciences et des arts, de B l'exercice de la bienfaisance.
» Elle a pour principe la liberté absolue de consï> cience et de la solidarité humaine.
» Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Frater- » nité. »
Cette résolution du Couvent de 1887 fut, comme il fallait s*y attendre, vivement attaquée par les journaux religieux, catholiques et protestants, dont le parti pris de ne tenir compte d'aucune protestation et d'aucune raison était évident. En France et