‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 23 sur 163 · Charlcs-lc-Bclli<jueiix, 29/ comte , de · texte numérisé non relu

Charlcs-lc-Bclli<jueiix, 29/ comte , de

n.° Matic de Bourgogne , duchesse de Bradant, 3o.c comtesse , de 1477 ^ 1

8 0 Mâximilicn , archiduc d\Vu 1 riche , lîpoux de la comtesse Marie.

9.0 Philippe - le - Beau , Roi d'Espagne , 3i»' comte, de 1482k i5o6.

io.° L Einpcreur Charles - Quint, 3z.* comte, de i5o6â i55*7.

n.p Ph. lippe H, Iioi d'Espagne, 33* $omç dç Fiaudrp : U naquit en j5*n , $|

DES HÀBITÀNS DB DOUÀI. l*J

commença & gouverner en i557 ; il e' lait représenté dans son adolescence.

Deux divisions des gendarmes nationaux a

pied, arrivées à Douai , les ioet n octobre 1792, obligèrent Ja municipalité h faire briser , dans ia seconde de ces journées , toutes ces statues.

Celte façade extérieure avait été surmontée, eu 1^33, de constructions modernes, sur 1 lesquelles on avait placé la Justice avec ses attributs. En 1 749 et 1 750 , lts greffes fuient construits. En 1704? le conclave, bâli en l635, fut restauré. En 1772, la salle dite aux plaids, qui avançait dans la cour, fut démolie. En 1787, le logement du concierge fut reconstruit. En 1806, la façade intérieure delà salle aux marbres fut rebâtie, et une communication fut établie avec les autres pièces. En 1819, la salle sur la rue des Minimes fut mise à bas, reconstruite à neuf, et coordonnée extérieurement avec le» greffes» ^ Le plus bel ornemeut de toutes ces salles , est le portrait de Louis XiV (peint par Vandermculen), que ce monarque donna h la ville le 28 juillet 1668, et qui fut reçu par elle, avec la plus vive reconnaissance, le 28 août

suivant ; il échappa , comme par miracle , aux secousses révolutionnaires , et décore toujours la salle dite aux glaces.

Le béfroi actuel est ekvé, au-dessus du sol , de 60 mètres 33 centime 1res, où de 186 pic ils 8 pouces de roi , faisant ao3 pieds 8 pouces 3/4 mesure de Douai. Le lion qui surmonte le béfroi , est haut de 5 pieds a pouces de roi : il a clé placé tel qu'il est en i683 ; il a été descendu pour être restaure' en 1704 , en 1 * 35 et en 181 o> il est en cuivre, et pèse au-delà de 5o kilogrammes, quoiqu'il soit creux.

Les cloches h s plus remarquables qui sont dans le bifroi , sont la grosse cloche, la cloche du timbre, la cloche des portes, et celle de 1* retraite.

s.0 La grosse cloche, qui a deux mètres de diamètre, et le si-b niol pour intonation , porte l'inscription qui suit :

« Je suis le ban cloque a l'effroj «c Servant et au plaisir de loj :

« Willem , Hocrken et Gobelin « Moer, en décembre, par leur engin 9 « Me tirent Tan mil cccc. Ixxj.

« On me mist cheeus ^ 1 47 1 )• »

DM HABIT ANS DE DOUAI. l^Q

a.0 La cloche du timbre a i mètrs y centimètres de diamètre, et Y ut pour intonation. On ne peut lire que partie cU Tiugcription qu elle porte :

« Cloque, timbre et tout chy de des « avoenc le halle sur deux les decebre après «*ô Gst l'un de moi restaurer par les... »

3.° La cloche des portes a pour diamètre i mètre 55 centimètres, et le ré pour intonation ; elle porte ces mots pour inscription :

a Je suis la cloque des ouvriers , six fois « le jour sonne, et piëres , au point du jour , « le matin, disner, resson , vespre, la dar- « raine faicte avoicq aultres par la peine * Willem, Hoerrhkë et Gobeliu Moer. »

4'° La cloché de la retraite a 88 cen> timètres de diamètre : si est son intonalioûf clic porte cette inscription :

« Je suis nommée le Wigneron , faite avec « cinq du carillon. Blampain foiidoit ces te en, « juin i658. »

En i522, on astreignit les guetteurs dur béfroi de frapper trois coups sur uue cloche de moindre dimension , aussitôt après l'heure sonnée. Le y ao&t iSoS^iHut enjoint %i ces»

j5o «OUTÏNIRS

guetteurs de répéter entièrement l'heure sonnée par lho.loqe. lis furent toujours chargés de sonner eux-mAmes la demi heure; ce* mesures ont été prises pour s'assurer de leur exactitude et de leur surveillance : cet usage f interrompu le 16 avril 1808, ne iut remis en vigueur que le i.er juillet 1811.

En 1672, d'après l'avis des experts, or éleva davantage, dans le béfroi, la grosse cloche, afin qu'on puisse l'entendre mieux.

Vers le milieu du 17.0 siècle, quatre joueurs de hautbois étaient encore salariés pour se faire entendre au béfroi dans les jours de fête.

Sceaux de la Ville.

Le scel principal était le martinet ; il représentait un homme achevai, tenant une épee levée au-dessus de la te te. On n'en faisait usage que pour sceller les obligations contractées par la commune; et le peuple en était averti par le son de la grosse cloche.

Le scel échevinal , ou scel aux causes , dont on se servait pour les actes , représentait un château fort, au-dessws de la. porte duquel fi jurait le lion de Flandre.

DES W**!T\*3 T>ÔCAJ, l5f

j/imoirû'S de la Ville.

Pou ai pone de gueules , à la jlè< hc d%or y j n pj-aiit ie corps de Vécu, d'où sort un jlot de sang, qui laisse tomher six gouttes. Cimier, un 1) ^othi^ue d'or*

En 1175, le Souverain ayant accordé le droit de commune à la ville de Douai , cette ville prît un signe de ralliement , qui lui servit d'armoiries. Elles consistaient en un écu de gueules , surmonté d'un D d'or de caractère gothique. Ce fut sous cette bannière que les guerriers de Douai combattirent, dans les plaines de Bouvines , en 1 2 1 4* En *3o2 , les habit ans de Douai défendirent cette place avec constance et courage; et ce fut à cette •cession qu'ils prirent , pour cri de guerre, ces mtts : Gloire aux vainqueurs ! L'affaire du PoM-à-Vendin et la bataille de Mouscn-Pévèle , qui eurent Heu en i3o4? ajoutèrent de nouveaux lauriers à ceux qu'ils avaient déjà cueillis ; et pour consacrer en meme-temps leurs exploits , et honorer la mémoire ^des braves qu'ils avaient peiJus, ilt ajoutèrent à leurs armoiries une flèche d'or, qui, en partant de l'angle dexlrc, yenait

i5a sou venir*

frapper le cœur de lVcu , d'où sortait un flot de sang, duquel découlaient six gouttes » qui représentaient les Goo hommes que feue avaient coûté ces deuK aifaires. Te Les sont les armoiries que la ville de Douai a conservé depuis lors. Le Souverain , par ses lettrespatentes du 18 septembre 1487 > recompeusa les habitaus de cette ville , dans la compagnie de ses arbalétriers, qui étaient Iqs plus anciens de la Flandre, en leur accordant des privilèges que leur avaient mérité leur valeur et celle de leurs devanciers.

On battait encore monnaie à Douai vers is3o. Le denier douaisien était frappé , d'un seul côté, d'un rameau sans feuilles, ressemblant assez , pour sa forme > au créquier de la maison de Créqui.

Lu livtede Douai, qui faisait en argent de France quatre sels deux deniers , se partageait f*t* vingt sols , et chaque sol en douze deniers*

DES MÀBITÀNS DE DÔTJAl. l35

QUATRIEME SECTION -

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