Fondation du Petit Saint Jacques
En 14 5s , les bourgeois de Douai, qui avaient e'té en pèlerinage à St Jacques de Compostelle , se réunirent, et formèrent une confrérie. Le conseil de la ville, autorisé par l'empereur Charles-Quint , permit, en i5^6, aux membres de la confrérie , d ériger un hôpital
T>BS HÀBITÀN9 DR DOUÀfh 3^9 avec une petite chapelle , dans la maison donnée par Simon Braquet , rue Ernould-de- Gouy , hors du bourg , et non en V ancienne* fermeture , pour les pauvret pèlerins passam* Jean Delporte et Catherine Râpai cille sa femme , augmentèrent celle fondation , par leur testament du 20 septembre i6a5. Des reliques de St Loup étaient conservées ea cette maison ï„Paul Boudot les trautféra dans la nouvelle châsse, le 16 juin i63i.
Par arrêt du conseil d'Etat , du 3 juillet 1699 , cette fondation , désignée sous le nom de Malade rie , devait concourir à rétablissement d'un Hôtel-Dieu. Celte disposition ne reçut pas son entière exécution ; mais , depuis lors, l'établissement fut rdgi parles échevins. Un hôpital pour les pauvres invalides y fut établi , et M. François de St-Jean , échevin, lui donna ses biens , le 17 février 1701 , pour augmenter sa dotation. A cette époque , cet hôpital des Malades , dit des Grands- Losies 9 destiné à soulager les pauvres de ia ville tt les pestiférés, avait pour revenus 106 rasières de bled et 3,345 livres > il y avait alors , dans la maison , 40 individus des deux *èxes. Vers 1765, Taduiiiiistration de Thô-
33o SOUVENIRS pitil-géncral vendit le chef-lieu de la fondation , placé sur le rang du sud de la rue de Jcan-de-Gouj.
3. On voit par l'ordonnance des échevins , du 23 décembre i^jo , que, pour empêcher la mendicité dans la ville , il avait été arrêté que les mendians invalides seraient admis dans l'hôpital de St Denis , et qu ils y recevraient la subsistance nécessaire. Ce bâtiment, caduc et mal -sain , pouvait k peine contenir 5o individus.
§. 2. Des fondations -particulières
aux Hommes.
Om remarque dans cette classe les fondations de Cantin et de Cuvélicr.
I. Le 7 août i5g4» Guillaume de Cantin légua 8oo livres de gros une fois, pour ériger un hôpital en l'honneur des cinq Plaies de Jésus-Christ , destiné a recevoir cinq vieux hommes , âgés de plus de ^o ans , de toutes les paroisses de la ville , celle de St Àraé exceptée. Le chef-lieu de la fondation , situé à l'extrémité nord de la rue St Albin , tt sur le rang de Test , a été vendu , par
SES HÀBÏTÀNS M DOUAI. 35 1
l'administration de l'hôpital -général , a un particulier, qui le céda aussitôt aux Bénédictins, pour le réunir à leur monastère. En 1700, cette fondation avait un revenu de i4o livres.
2. L'hôpital Cuvelier était destine à recevoir trois vieux hommes : les pères des pauvres de la paroisse de St Albin en avaient la direction/ La fondation était d'abord située rue de 1 abbaye des Prés 5 elle fut fixée eusuite dans la première maison de la rue d'Ocre, rang du sud. Elle a été vendue le 16 juillet .1^53 , par l'administration de Thopital-géné- - ral. En 1700 , cette fondation avait un revenu
de 137 livres.
§. 3. Fondations particulières aux Femmes j Fil/es ou Veuves.
Les établissemens de cette classe étaient les plus nombreux.
\.VhôpitaldcsJVetz futfondéen F247, par Gervais Deleville, pour des pauvres Béguines malades et infirmes, et jouissant de bonne renommée. Cet hôpital était alors place chez ic donateur, dedans la porte des
Welz. En i477* 'es B(iguines camp Flory abandonnèrent leur demeure à Fabbaye de» Prés, par ordre de la comtesse Marguerite ; le magistrat le6 plaça a l'hôpital de» Wetz , et de Béguines elles fdevinrent hospitalières. En 1700, cette fondation avait 3i5 rasières de bled et 620 livres de revenus.
a. Hôpital P Halte , ou Pilatoire ; il a été fondé en i3*6, par Bernand Pilatte , pour dix pauvres femmes ; en i553 , il exis~ tait rue d'Iufroy : le prieur des Dominicains , le gardien de» FF. Mineurs et le curé de St Pierre en avaient la direction.
3. V hôpital de Douai-vieulx existait avant 1400 y il avait été fondé pour sept pauvre» Béguine» ; elles avaient par an chacune 8 livres de gros; en i525, Jean-Regnier Cuviller» prit en arrentement une partie de cet hôpital, situé sur la petite Place, rang du sud, pour en faire sa demeure; et il fut chargé de rétablir la fondation faite avant i4°°î sur les bases de son institution. En 1700, ses revenu» consistaient eu 20 rasières ^de bled , en une rente de g livres , duc par la ville j et le cure de St Ame était
»es habttAks db douai» $55
alors chargé de donner à chaque Béguine a5 sols par an. Le 28 février 1785 , l'administration de riiôpital-géneïal vendit la principale maison «le cet établissement.
4. L'hôpital Laubegeois avait ëté fonde en 1606, par Jean Laubegeois, pour cinq honnêtes femmes ou filles non mariées , ayant servi en qualité de domestique. Il était situe rue d'Qtrc, raug du nord.
5. Adrien Demaisne, prêtre, fonda en 161 o, Yhôpital de St Nicolas, pour y recevoir 6 a 7 femmes. Les six qui étaient réunies en 1700 , recevaient chacune deux coupes de bled par an.
6. Hôpital Blafy. Augustin Blary , charpentier à Douai , légua tous ses biens, le 2 janvier 1628 , pour fonder un hôpital en faveur de trois pauvres femmes ou filles : cet hôpital était situé daus trois maisons, rang du nord , rue St Jean« Elles ont été vendues par l'Etat le i3 septembre 1794»
7. Hôpital DablaingL Par testament du 20 septembre i635, Jean Dablaingt donwa une choque de maisons, derrière le Canteleu, faisant le coin, ouest de la rue qui mène aux Trinitaires , pour y loger cinq vieilles per-
534 SOUVENIRS tonnes bien famées- du sèxe féminin, auxquelles il assigna 45 livres de rente et i5 lasicres de bled par an, à répartir entre elles. En 1700, les revenus de la fondation étaient de x5 rasièref de bled et de 5 1 livres 5 sols. Ou donnait peu a cette époque aux hoipita* liers; le produit des biens était destiné à payer les frais de construction de l'hôpital* Le i3 geptcmbie 1794 1 le clief-licu de la fondation , rue des Triniiahres , a clé vendu pat l'Etat.
8. Hôpital des Cinq-Plaies* Le 3o juillet i636, Françoise Laden, veuve de Judes Levaillant , échevin à Douai , légua une maison rue d'Iufroj t pour être érigée eu hôpital , à effet d y recevoir cinq pauvres filles honnêtes et légitimes, nées a Douai , qui ne pourraient pourvoir à leur subsistance par leur travail ; elle leur assigna i*5 livret et 1 5 rasièret de bled par an. Le chef-lieu de la fondation, situé me d'infrojr, rang de l'ouest, a été vendu par l'Etat, le i\ avril 1795.
9* Hôpital LemicqueL Par testament du 7 juin 1641 , Jean Lcmicquet y piètre et chapelain de St Pierre , donna tous ses biens
DES HÀBITÀNS DE DOUAt. 535 pour la fondation d'un hôpital destiné a recevoir cinq personnnes du sexe féminin , ses parente*, à chacune desquelles il serait livré par an 4 rapières de bled et 18 sous g deniers par semaine. Cet le fondation avait, en 1700, un revenu de 54 rasières de bled et de 267 livres. Son chef-lieu, situé rue du clocher St Pierre , rang du nord , a été vendu par l'Etat, le i3 septembre 1794»
io« Hôpital Fretin , ou du Rosaire. Par actes des 23 octobre i652 et i.Cr mai 1660 , Jacques Fretin , bourgeois de Douai , et Claire Debruil le , sa femme, affectèrent leurs biens, pour qu'il fût érigé, vis-à-vis Ste Catherine , près le marché aux Poissons , un hôpital , dans lequel vivraient , sous la conduite dune souveraine, quinze pauvres hounêtes, filles ou veuves , à chacune desquelles ils assignèrent une pitance de 3 rasières de bled et de 24 livres par an ; en 1 700 , les revenus de la fondation étaient de 54 rasières de bled et de 4*5 livres* Le i3 septembre 1794? Je chef-lieu 4e la fondation a été vendu par l'Eut.
M. Hôpital Taisne. Louise Taisne, veuve de Jean Leouire , bourgeois de Douai M
receveur de l'abbaye d'Aneliiu , fonda , le 20 juillet i654 1 un hôpital pour trois pauvres filles dévoles; el!e donna, a cet effet, une choque de maisons au cimetière de Notre- Dame, et assigna k ces filles 187 livres 10 sous de rente annuelle. Gérard Taisne , frère de Louise, bourgeois de cette même ville, légua, par acte du 16 novembre i663, i5oo livres, pour acheter une maison a usage d'hôpital , destiné a cinq filles affligées , âgées de 60 ans, et assura a chacune d'elles 62 livres 10 sous par au , pour leur nourriture et leur entretien , et ce, en l'honneur des cinq Plaies de Jésus-Christ. Les fondations l'ai les par les testamens, et codicille de Louise Taisne et de Gérard son frère, des ao juillet i654j 16 novembre i663et 19 février 1669, furent exécutées, d'après la transaction du 16 juin 1731. La maison qui avait servi d'hôpital, située au cimetière Notre-Dame, fut vendue par l'Etat le i3 septembre 1794» 12. Fondation de Sainte Anne ou de Frcssaing. Cette fondation était placée rue au Cerf ( de Paris ) ; elle était présidée par une maîtresse ou supérieure; car on voit, de la délibéjralipn des échevius» du 9 février
»SS HÀBTTAN5 DE DOUÂT. ZZy
1G68, que les filles de cet établissement, qui avaient procédé à l'élection d'une supérieure, sans l'intervention des rewart», reconnurent leurs torts, et promirent de se conformer à l'avenir aux règlement : l'établissement était formé pour cinq pauvres femmes veuves. En 1700, ses revenus étaient de a4 rasières de bled et de i:\ livres.
l3. Il existait encore un hôpital Frcssaing dans la rue Si Piei\e ; il était destine pour cinq vieilles personnes du sexe féminin.
i4* La fondation de Gavrel était due au bienfaiteur de ce nom, qui la fit pour trois filles; elles recevaient par au chacune 4 rasières et demie de bled.
i5. Hôpital de Fiâmes. Il avait été fondé pour quatre individus du sèxe féminin*, qui recevaient , encore en 1700 , chacun 4 rasières et demie de bled, et 10 livres 17 sols par an. L'hôpital était d'abord placé su rivage de la ville, du coté de St Albin; il fut transféré ensuite dans quatre maisons des rues des Flageolets et du Colombier, ou grande rue Jean de Bologne. Ce? maisons ont été vendues par l'Etat le i3 septembre 1794»
Gr g
16. Hôpital de Sl/i. 11 était situé pvh le moulin do Queue, et consistait en tiois demeures, dont Tune abordait à la Scarpe au pont drs Auguslius. 11 avait etc doté par Isabeau Leloirc, femme de François Raisme; il était destiné à recevoir quatie individus du sèxe féminin j ses revenus consistaient en douze rasières de bled dûos par le moulin de Quênc.
17. Hôpital TFagon. Celte fondation, fut faite pour cin ] pauvres filles ; ses biens consistaient en rasières de terre à Rouvroj, et en une rente de i5o livres, due par le collège d'Anchiu, pour le rachat du logement fourni de • temps immémorial k ces filles.
II y avait à Douai deux hôpitaux pour les Jj'ils orphelins*
1. Par dclibe'ration des echevins , du 22 juin l5;4 , il avait clé établi une maison , ou hôpital, pour recevoir les pauvres Orphelins ; il fut construit dans remplacement de la tour du Châtelain , dite des Crcujc , près de Ja fonfcuiuc St tMatirand , où étaient jadis tet
PES HABïTANS de douai. 3^9
prisons. Emeri Comelin, par son testament du i() juin 1621 , fui un de» bienfaiteurs de la fondaliou. En 1700, ses revenus consistaient en 3oo rasierc; de bled et en 1625 livres. Charles-Ferdinand Lernould avait institue', pour Lc'riliers universels , ces fils orphelins, par son testament du 2 octobre 1677. Il futempris les 12 octobre 1G78 et 18 juillet 1679 Marie-Anne Donvillc, veuve de Nicolas Mas, échevin de ia ville d'Orchics, ethe'iitière du sieur Lernould, demanda , le 2tJ avril .1732, la nullité' des libéralités de s(|n parent, comme contraires aux lois du pays : l'arrêt du conseil d'Etat du 20 janvier 1744 t accuellit sa demande ; elle fut maintenue et gardée dans la possession et jouissance des immeubles délaissés par ledit Lernould , au jour de son décès ; et elle obtint les fruits et revenus d'iceux, depuis le jour de sa demande judiciaire ; ils ont été liquides avec tous les frais a la somme de A3,B8 1 livres 5 sots , et les administrateurs ont été autorisés , par arrêt du* parlement de Flandre, du a3 janvier i«j45 » ^ vendre aulaut de biens appartenant à la maison pieuse, qu'il en fallait pour acquitter celte somme. Le 26
540 S0UVÎNU8 mars 1795, la maison des orphelins a éii vendue par l'Etat , et la partie de la fondation ayant issue sur le pont de la Massue, avait été vendue le 5 octobre précèdent.
a. Hôpital Salé. Charles Saie , docteur *n médecine , fonda un hôpital pour de» orphelins , le 2 avril 1609 * ct 'c C0R*" truire en 161G, rue du petit Canteleu, rang du nord. En 1700 , les revenus de cette maison consistaient en 87 rasières de bled et en 4*5 livres. Le chef-lieu de îa fondation eiiste encore dans la rue du petit Canteleu. Il a été Vendu par l'Etat.
Lt nombre des ctablissemens pour les FHlec orphelines était de quatre!
1. La maison des Filles orphelines, à l'ouest de la place Si Nicolas , dépeudait de la fondation de la bourse commune ; elle existait néanmoins des i32o ; car les grands ministres se voyant chargés de beaucoup d'enfans, achetèrent une grande maison, vis-k-vis St Nicolas, dans laquelle ils logèrent ces filles; en 1700 , il y en avait 18 le siège de cet
DES HABITAIS DE DOTJÀI. 3^1 établissement, actuellement vis-a-vis ladite place de St Nicolas , a été vendu par l'Etat le i3 septembre 179^
1. V hôpital Bonncnuict existait avant i6i3 , car André Bonnenuict, par son testament du 4 ma» de cette année , légua cinq maisons ruts de Bellain et drs dames Augustes ( rue des Fripiers ) , pour des filles orphelines ; elles étaient entretenues , dans cet établissement , en nombre proportionné aux revenus , qui consistaient, en 1700, en 17 rasières de bled et en 730 livres. Le cheflieu de la fondation, situé rue de Bellain, rang de l'est, rebâti par l'hôpital -général en 1785, pour eu faire une maison de commerce, a été vendu par l'Etat , le i3 septembre 1794*.
3. Hôpital h franc, ou des Sept-Douleurs. Anne Boudens , épouse de Jean Lefranc, par son testament du 9 octobre i632 , fonda un petit hôpital , dit des Sept- Douleurs, pour six pauvres filles et une maîtresse, orphelines de pères et meres. Magdelaine Lefranc augmeuta la fondation faite par àk mcie, en lui donnant une partie de ses biens, par acte du i.,r mai I&44- Cette
S^a SOUVENIRS
maison était située dans la rue de St Albin , rang de I est. Les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame furer.t autoriser k la réunir à la leur, par lelti es-patente-: du mois de jnin 1^65, d'après l'acquisition qu'elles en avaient faite le 2.1 août 1761 , En 1700 , il y avait quatorze filles dans cette maison, qui avait pour revenus 71 rasières de bled et a,5oo livres.
t\. Filles de la Charité, ou de la Ste Famille. Jean Biscot forma, en 166 1 , un établissement pour six filles charges dusoia des orphelines. Cette fondation fut approuvée par le conseil de la ville le 12 février ïGGS. Le 18 avril 16^4 > ces avaient obtenu
des constitutions pour vivre sous !a règle monastique et l'autorité de l'évêque. L'arrêt du parlement de Flandre , du ig juillet 1784» ceci ara qu'il y avait abus dans ces constitutions, et ramena la fondation à son institution primitive. Le principal emplacement , situé sur le rang du sud de la rue de Valenciennes , a /?té verdu ,par Fadministiation de l'hopilalgénéral , en ^^35. Le 28 juin 1783 , la même administration vendit une maison et jaidin dépendant de îa fondation \ ils étaient iiiué* «iatii la ruelle Pépin.
SES HABITANS CE IîOUÀI. 343
H y av:»U un liôpïtal particulier pour les Eîtfaiis trouvés; il avail été fonde le 3 février i545. L'eimée de l'hôpital était dans la rue St Pierre, vis-a-vis la pompe, et la graude porte était en face de la lour. L'établissement , comprenant la choque de maisons rues St Pierre et du Ciocher, a été vendu par l'Etat -le i3 septembre 1794 ^u l7°°> la foudatiou entretenait quinze enfaos , un concierge et une servante; il y avait de plut douze enfans à nourrice au-debora ; ses revenais consistaient en iG3 rasières de bled et w&q livres.
§. 7. Maisons destinées à recevoir et héberger les individus nécessiteux qui voyageaient sous le titre de Pelérins, pour visiter les saints lieux.
Les c'tabtisscmens de ce genre étaient les maisons de St Thomas , de St Sarasoti , du Petit St Jacques } de Notre-Dame de Lorctte et de St Julien.
On a fait mention du Petit St J acquêt à la page 3a8. On verra ce qui concerne St Thomas et St Julien aux fondations destinées a soulager les malades.
i. Hôpital de Notre-Dame de Lorette.
Jean Deroquegnies , dit de Fiérin , par actes de i375 et de juin i4oo, f#nda et régla un hôpital pour recevoir i3 pauvres passans. Un arrêt de la chambre r orale , du 11 septembre 1676 , avait ordonne aux échevin* de Douai de se départir, au profit de Tordre du Mont-Carmel et de St Lazare, de la jouissance de cette fondation ; mais , par arrêts du conseil d'Etat des 3 décembre 1694 et février i6g5, les échevins fuient maintçuus dans la possession des droits qui leur avaient été attribués par le testament de Jean Peroquegnies. Par autres arrêts du conseil d'Etat, des 3 juillet 1699 et 7 novembre x733, cette fondation devait concourir k la formation d'un Hôlei-Dieu ; ces arrêts n eurent pas de suite: La chapelle, l'hôpital et le jardiu de Notre-Dame de Lorette , situés rue au Cerf (de Paris) , rang de l'est , ont été vendus, par l'administration de l'hôpitalgénéral, le 17 août 1754.
&. Hôpital de St Samsoru H fut fondé par l'archevêque de Thessalonique Garin , vers la fia du 12/ siècle , ou au commencement du i3.* i dans la maison où il résidait , quand il était chanoine de St Àmé. Cette mais ou , destinée a recevoir , nourrir et héberger les pauvres passans , était bituée k 1 entrée de la première porte d'Arras , rang de Test, et donna eusuite son nom à la vue. Le fondateur la mit entre les mains des chevaliers du Temple , avec des revenus pour son service. Ils passèrent a l'Ordre de Malte, malgré la clause contraire de l'arche** vcque. La maison et la chapelle furent rendues par l'Etat en 1795.
1427* 17 février. Concordat entre le* échevius ei le» chevaliers de l'Ordre de Malte. On y voit que les pauvres étaient hébergés et nourris dans cet hôpital.
i5*4* -6 février. Incendie qui consuma la grange de l'hôpital de Si Sainsoa.
1693. 4 septembre. Les échevins ordenaèrent à l'admodialeur de la commanderie de St Samson, de faire les dispositions nécessaires pour nourrir et héberger quatre passagers, en exécution des intentions du fondateur.
§. 8. Léproseries y Maladeries.
II existe une bulle du pape Célestin H, sous la date du ai décembre 1 197, en faveur des mésiaux ou ladres de la ville de Douai. 11 a existé près de cette ville trois le'proserics.
Vers iaoo, les bourgeois et les habitans de Douai fondèrent , sous la dirrectiou des échevins , une léproserie hors la porte de Paris, sur le chemin de Lambres , destinée à recevoir leurs concitoyens attaqués de lèpre. Cette fondation est reconnue dans le« lettres de Jean, Roi de France, du i5 mai i35i.
Une a.e léproserie était située au faubourg de la porte de Valenciennes \ «lie était destinée spécialement pour les individus qui étaient issus de bourgeois de Douai.
La 3.c léproserie était placée dans les prairies , sur la rive droite de la Scarpe , dans nn endroit appelé Garbigiiic , au-delà du faubourg actuel de la porte de Lille , eu face de Waziers. On y recevait les habitans de Douai , soit qu'ils en fussent bourgeois 4ji non» Cette fondation était due aux bienfaits de Jean Canard , 60/ évêque d'Arras de i3ç)i a 1^08, et chancelier de Philippe, duc de
DES H ABIT ANS DE DOIT AT. Sty
Bourgogne , époux de la comtesse de Flandre Marguerite.
Le i 5 octobre 1662 , il fut arrête que les revenus de la maladcrie qui existait alors, scraicut employé» au soulage ment des pesliféiés. En décembre i6Ga, ces biens passèrent à l'ordre de Notre-Dame du M on t -Car nie I , et en 1696, ils ont été rendus aux échevins.
4. Uopilal St Thomas. 11 a été Tonde en i3*;8, par Gauthier Belamy, dit Lentailieur , qui donna trois maisons pour loger les passans et garder les malades ; son épouse laissa tout son bien à l'hopltal^ , et trois lits s'y trouvèrent fondés. Alexandre Dupont, maître de la fondation, obtint, vers i4'5, d'y placer dus Béguines pour la desservir; en i479> 'a comtesse de Bourgogne transforma ces béguines en religieuses du tiers-ordre de St François , et en la même année , Robert Waglie contribua , par ses bieufaits, a améliorer rétablissement, En 1700, ses revenus étaient de 65 rasières de bled et de 930 livres. Voyez pagcGZ.
Par décret du 20 mars i8q{, la commission administrative des hospices fut autorisée à céder à un particulier les bâtiincns, jarefom
el dépendances de l'ho-picc de St Thomas , cl à recevoir en échange ome pièces de terre. L'hospice de St Thomas comprenait nombre de maisons sur le rang nord de la rue qui porte son nom, la maison faisant le coin ouest de la rue St Jacqurs et une grande parlic de celle* sur le ratig sud de la rue de* Jésuites.
5. HApital de Si Julien. On y recevait des pèlerins ; il lut ensuite destiné pour les maladts. En ijgi , les échevins donnèrent aux religieuses du tiers -ordre de St François, établies à Wimy, et qui s'étaient retirées a Douai, la propriété des biens de l'hôpital St Julien, pourvu qu'elles se chargeassent des fondations qui y étaient attachées. Ces religieuses ayant fait vœu de clôture en 1622 , quittèrent et l'hôpital et * ses charge*. Le chef-lieu de celte maison se trouve sur le rang est de la rue qui eu porte le nom. Voyez page 65.
6. Hôtel-Dieu* M. Pasquier Dubois donna le terrain situé en la place dite la Prairie de St Albin, sur lequel Anne Boudens, veuve Lefranc, fit commencer, en 1 6^4 » I* bâtimeut de l'Hètel-Dieu. M. François Dubout >
chanoine
£>£$ HÀBITANS DE DOUÂT* 3/v9 chanoine * de St Pierre, légua aussitôt ses biens k cette fondation , h laquelle l'évêque d'Arras , yHerman Ortemberg , annexa , le 27 août de ladite année 1624 > les biens de l'hôpital de St Julien ,• les échevins firent venir de suite des sœurs hospitalières de Valcncîennes, pour soigner les malades , qui, par l'institution f devaient être traités dans cette maison. Ces dispositions font partie du titre à établissement arrêté par les échevins le 3o septembre 1628. Le Roi confirma la fondation par ses lettres-patentes du mois de mai 1714» elle avait, en 1700, 204 rasières de bled et 3;66o livres de revenus, Kojez
page 66.
Le 7 avril 1817, on commença à réparer la façade de l'Hôtel-Dieu , et on y plaça aussitôt plusieurs figures en pierre du ciseau du sieur Cadet de Beaupré , professeur de l'école d'architecture à Lilîe.
7. Hôpital des Femmes gissanles , ou de Sainte Marguerite. Cette fondation, destinée a recevoir des femmes en couches , demeurant k Douai depuis un an, est due aux soins de Wérin-Mullet, qui la fit le 29 juillet 1^74; elle a été réuuie/k la bourse
55q, souvenirs *
commune au commencement du
elle cuit situéç sur le rang de Test de la rue
des Procureurs.
On a remarqué , dans les paragraphesprecédens, que les pauvres invalides ^infirmes, orphelins et enfans trouves, étaient reçus dans des maisons de refuge : on a vu qu ils étaient reçus et soignés dans des hôpitaux, en cas de maladies ou d'accidens; on verra maintenant par quels moyens ils étaient aidés et secourus dans leurs demeures.
ï. Bourse commune. D'après le placard de l'empereur Charles-Quint, du n octobre 1 53 1 , les cchevins formèrent , en 1 538 , une bourse commune, pour secourir les pauvres, au moyen de distributions pécuniaires et de médicamens ; l'administration en était confiée à huit personnes choisies , chaque année, dans les ^ix paroisses de la ville. La fondatioa se tenait dans la maison en face Je l'église de St Nicolas. En 1700, ses revenus étaient de i85 rasicres de bled et de
3j477 '*vres 10 so'6: