‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 73 sur 163 · Administration pour prévenir la · texte numérisé non relu

Administration pour prévenir la

DES HAETTÀNS DE DOUÀÏ. SSt

mendicité. La ville Tut redevable de cet établissement à M. de Galonné , premier président du parlement de Flandre; il ca conçut le plati , et décida les échevins a le fane exécuter le 3o janvier 1778 : d'après les- avantages qu'on en recueillit , le Roi voulut en assurer la stabilité par ses lettrespatentes' du mois de janyier 1784. En vertu de ces lois et réglcmcns , la ville était divisée ea trente quartîcrrs ; un administrateur avec son adjoint recueillaient les dons et les offrandes des habit ans , et en distribuaient le produit d'après Tordre établi parles comités particuliers et par l'assemblée de tous ^les administrateurs.

3. M. de Caîonne, afin de mieux consolider rétablissement précédent., pour empêcher efficacement la mendicité a Douai , et pour que les pauvres , qui étaient dans un véritable besoin, reçussent, sans sertir de chez cux? des secours proportionnés ■ a leurs besoins > sollicita et obtint des lettres- patente* , au moi 9 de mars' 1779, qui autorisèrent rétablissement de cinq Sœurs de la Charité, tenues d'employer leurs soins au soulagement des pauvies malades ou infirmes qui auraient

35i2 S017YENIÏ13 besoin d'être pansés ou médicameatés ; l'habitation de ces Sœurs fut déterminée dans une partie des bâtimens et terrains à l'usage du ci-devant Béguinage, que l'administration de ■ riiôpital-général leur coda (rue da Béguinage et de Notre-Dame des Wctz , rang* du nord et de Test ) : ia dotation de l'établissement fut formée par les biens de Ja fondation de Marie Deswattinnes , par ceux de la confrérie des Clercs -Parisiens , ceux de la fondation des S.M Laubeg*ois et Lemaire , par une maison me de la Halle, dont le loyer était destiné à procurer des bas et . des souliers aux pauvres , enfin par les biens de l'hôpital Wagon. Le nombre des Sœurs de Charité ne pouvant suffire au service dont elles étaient chargées , il fut porté à six par les lettres -patentes du mois de novembre 1784.

Voyez les articles 4 en 7 du paragraphe 3, pour les fondations et hôpitaux de Laubegeois et de Wagon; la nature de celle de la confrérie des Clercs -Parisiens sera traitée* ci-après, dans un article spécial.

On trouve , dans rémunération des fondations , celles faites pour distribuer du pain

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aux indigcns, k certaines époques. Claude Garnin , liccncié-cs-îois et chanoine de St Piètre, par son testament de l'an i6s5, qui fut einpvis, le 21 novembre de cette année , par ses exécuteurs-testamentaires, assura les fonds nécessaires pour distribuer, chaque jour 1 dans cette église, treize pains d'une livre et demie, a autant de pauvres femmes veuves.

5. Marguerite Trigault ordonna, par sou testament , que , chaque jour de dimanche et de fête, une distribution de pains serait faite à douze pauvres qui auraient assisté k la messe* de paraisse à St Pierre, et que ses parens dans l'indigence seraient préférés i tous autres. Cette fondation, qui est encore eu vigueur, est connue sous le nom àtlEn- faut Jésus.

6. Enfin , on ne peut terminer l'analyse deÇ fondations pieuses de la ville de Douai , sans retracer celle faite par M. Jacques-Alexandre Porocreùil, son gouverneur. Elle est consignée dans les actes qui! a dictés aux notaires 7 les 7 février 1308 et i5 octobre 1718) on y iitr u que , comme il donne tous les jours a. « dîoer a des porteurs au sac de cette ville r u a ' l'avenant d'une demi-livre1 éc viande ;

u un pain de sou et une pinte de moyenne « bierre, et voulant que cela soit exécuté à u toujours , après son trépas en cette ville 7 « pour le nombre de 18 porteurs au sac , eu « égard aux plus vieux et aux plus nécéssi- « teux, qui seront choisis de temps en temps « par MM. du magistrat., conseillers et procu- « reurs-syndics , qui veilleront à Jeurgouver- « nement , modestie et conduite de leur table 5 « pour à quoi subvenir , il a donné et donne « mille livres de rente par chacun an , et ce « à perpétuité, à prendre et recevoir sur « les revenus de toutes les rentes héritières a qu'il a sur la ville de Paris. » Voyez pages ^2 et 196.

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