La fondation des Enfans trouvés , n.° 1 du paragraphe
7. Celle de la Bourse commune des pauvres , n.° 1 du paragraphe 9.
8. Enfin, celles de la Table du Saint-Esprit et de Carnin , en l'église de St Pierre , n.os 4 et 5 du même paragraphe.
Cet hôpital devait être construit dans remplacement d'une maison pieuse, dépendante de la Bourse commune , sise vis-à-vis l'église de St Nicolas ; et les administrateurs étaient autorisés de prendre tout ou partie des mai* sons, jardins tt héritages voisins compris entre la rue des Anuonciadcs, celle des Basses, celle du bas du pont des Augustins , et le passage qui y conduit le long du couvent des Annonciades. <
Les administrateurs ne tardèrent pas a
558 souvEmns
reconnaître que cet emplacement avait trop peu déteudae pour les bàtimens qu'il couveliait de construire; le Roi rendit de nouvelles lettres-patentes, au mois d'avril i ^54 «» pnr lesquelles il ordonna que l'hôpitai-général serait construit dans le terrain qui lui appartenait, rue du grand Canteleu , alors occupe par la veuve Choquet, les sieurs Dubuisson et Poulemont ; et qu'en cas que ce terrain serait insuffisant , il fût permis aux administrateurs d*acquerir les terrains voulus ; savoir, celui appelle le Doco , qui se trouvait derrière le-tey;ain occupé par la yeuve Choquet et le sieur Dubuisson, et ceux attenant, qui appartenaient aux sieurs Becquet et à la veuve Choquet, et qui formaient l'angle de la rue derrière le Doco et celle des Trinitaires. Le 16 août 1^52, en exécution des lettrespatentes du mois de juin précédent , les hommes disséminés dans les diverses fondations, ont été réunis dans celle du Petit St Jacques , où 64 lits leur furent assignés.
L'hôpital Lefranc fui destiné pour les femmes; elles y eurent 106 lits; les enfans mâles furent placés à l'hôpital des cnlaus trouves, et ceux du sèxe fémiuin- le fuient
»KS IIAMTANS PB DOUAI. 55g dans la fondation des filles de charité ; 25 lits ont été destines aux garçons , et 65 anx filles ; ainsi 26o lits furent affectés a recevoir les pauvres dans cet instant de bouleversement. Ceux qui se trouvaient à l'hôpital de St Denis, y furent laisse, ; on y sépara seulement les hommes d'avec les femmes.
Il fallait des fonds pour construire l'hôpitalgenéral l'administration en trouva dan, Je produit des ventes des hôpitaux et des maisons des fondations réunies, qu'elle fut autorisée à faire , par arrêt du parlement de Sandre, du ,6 niai ,753, et par les sommes d argent qu'il lui fut p^;, de ,eyer en
constitutions de rentes viagères.
Ces dispositions étant faites , la première pierre de l'hôpital fut posée le aa juillet i756 , par M. le premier président Charles-Joseph de Polinchove , et les pauvres habitèrent 1 hôpital vers 1760.
L'administration obtint du' gouvernement , en 1787, une somme de i/foooo livres , * prendre sur les œuvres pies, pouf achever ies infirmeries. Elle acheta , la même année , les maisons qui bordaient la rue du grand Cantelea , depuis celle qui menait aux Cot*
36o SOUVENIRS teries jusqu a la porte de rétablissement ; elle les fit démolir en janvier 17^8, et le 6 mais de la même année , M. Gaspard- Félix-Jaeques de Polinchove , premier président du parlemcut de Flandre , posa la première pierre de ces bâtimens, qui devaient former le complément de ceux de l'hôpital général y ils furent interrompus à cause de la révolution ; leur construction fut reprise en i8o4» et ils ont été couverts en 1806.
Par la loi de juin i-jdî , les échevins ayant été déchargés de l'entretien et de la subsistance des pauvres, des insensés, des enfans orphelins , trouvés et abandonnés , il leur fut ordonné de remettre, chaque année, dans la caisse de l'hôpital -général , une somme de 3,n5o livres, proportionnée à la dépense faite à ce sujet.
Les biens et revenus de la bourse commune, unis a l'hôpital- général , avaient deux objets 9d'une part, la subsistance d?un certain nombre d'enfans orphelins , dont l'hôpital-général était chargé, et d'autre, le soulagement des familles pauvres que leur situation ou leuv état ne permettait pas de placer k l'hôpital; les deux tiers des revenus de la
bourse
DES HABITÀNS DE DOUÀt. 56 1 bourse commune furent destinés à être employés eu distributions à ces pauvres familles , et le surplus est demeuré à l'hôpital , pour la nourriture et l'entretien des eufaus dont il a été chargé au lieu de la bourse commune.
Les arrêtés et les lois qui organisèrent
l'administration pour prévenir la mendicité,
n'apportèrent d'autre changement à ce qui précède, que de faire verser dans la caisse du trésorier-général de ce nouvel établissement 9 les deux tiers du produit des biens de la bourse commune.