FRANCS- MAÇONS A DOUAI
La maçonner^ a clé professée en cet le ville à des époques très -recalées -, cependant on n'en rencontre point de traces certaiues avant 174^. Dans le cours de cette année, la loge de la Concorde, près le régiment d'Auvergne, y fit de ^ombreux prosélytes. Ce premier clan fut quelque temps h se développer. Une loge no^velfe se forma vers 1^55, sous le titre de la Parfaite- Union , et fut reconnue et approuvée par la grandeloge de France. Elle était daus la plus grande vigueur pendant les années 1709, 1700 et 1761. En 17G8 , M. de Bréaude ayant été nommé conmmaudant de l'école d'artillerie h Douai . donna a la maçonnerie une nouvelle impulsion. La loge dirigée par lui , et composée des meilleurs elemens , tenait ses séances dans la maison de la rue de St Albin , désignée actuellement sous le n.# 8^7. En 1771 , la grande-loge de France lui adressa les réglcmens relatifs aux grands-
inspecteurs provinciaux , en choisit un dans son sein, et lui assigna, pour ressort, la Flandre , l'Artois , le Hainaut et le Cambresis. Les travaux de la Parfaite-Union se prolongèrent ainsi jusqu'en mai 177^ A cette époque , quelques dissentions s'élevèrent , et la loge suspendit ses travaux. Peu après , M. Després de la Tour réunit dans sa demeure, rue du pont du Rivage , n.° 674 > tous les membres qui voulaient continuer à travailler régulièrement. Du sein de celle réunion , sortirent deux demandes en constilutiou au grand-orient de France. L'une des constitutions fut demandée, sous le titre de la Concorde ? par plusieurs membres reçus par la loge de ce nom près du régiment d'Auvergne ; l'autre f sous celui de la Parfaite- Union, titre que désiraient conserver la plus grande partie des maçons domiciliés h Douai. Cette dernière demande prévalut , tt fut couronnée du succès. La constitution fut accordée par le grand - orient , pour prendre rang à la date du 3 décembre 1777» Ayant donné le plus grand éclat à ses travaux, elle eu obtint bientôt la récompense $ d'autres constitutions lui furent accordées
'490 SOUVENIRS par la mère loge du rit Ecossais philosophique en France , le 3 mars 1784 , * la recommandation de M. Grant , baron de Blairfîndy , ofGcier de Tordre à Edimbourg. Les travaux ont continue jusqu'au commencement de 17925 la révolution les a interrompus j ifs ont été repris aussitôt après que le fort de Forage eût été dissipé, le 18 novembre 1800, dans la demeure de BL Bcialande, rue des Jésuites , n.e 7t3, en attendant qu'un nouvel emplacement fut dispose pour recevoir tous les membres , alors déjà fort nombicux. L'inauguration de ce local, situe rue du Pont-de-Pierres , n.° 1010 1 cul lieu le i.*r mars 1801. Le i5 avril 1807, la société acheta ce local et les bâlimens et terrains en dépendans , et stipula que, dans le cas de sa dissolution absolue, par la volonté de ses membres., cette propriété serait remise, aux conditions y stipulées, a l'administration de l'hôpital- général.
Un chapitre du rit Français a été établi par le grand-orieat de France , près cette . loge, et le 18 mai 1804, par acte de la grande- loge et du grand-chapitre de Tordre a Edimbourg , un chapitre dz H. de a
DBS Tt ABIT ANS DE DOUAT. 4<)ï été établi près icelle. D'après la réunion de ces titres, ontiouve a Douai toutes les connaissances qu'on peut désirer sur la maçonnerie.
Les i.er mars 1809 et ioio, 3 mars 1811, i.rr mars 1812, 7 mars i8i3 et if mars i8i5, la société des Francs-Maçons présenta des fêtes , dans son local , aux dames de Douai , et leur offrit le tribut du sentiment et du respect.