AU COMTE DE SAINTE- A ULA 1 RE
Barante, 6 août 1824.
En nous écrivant, mon cher ami, nous nous trouvons plus rapprochés que lorsqu'il y a quinze jours, j'étais encore à sept lieues de vous. Vous étiez retenu assidûment à Étiolles, et moi cloué à Paris par une tâche journalière si exigeante, que jamais nous n'avons entendu parler moins l'un de l'autre. Je n'apprends rien de vous que par madame Decazes ; elle m"a dit que vous étiez fort en train de travailler
et que la Fronde allait tout au mieux. Nous nous replions sur le passé puisque nous sommes repoussés du présent. On verra du moins que si nous ne voulons pas qu'on fasse confusion de l'un avec l'autre, c'est en pleine connaissance de cause. Quant à nos adversaires politiques, ce sont gens qui masquent des intérêts personnels bien positifs avec un certain nombre de phrases de rhéteur tant sur le passé que sur le temps actuel. Aussi combien sont-ils stériles dans le pouvoir; sauf l'argent ils ne savent ce qu'ils désirent; les uns n'ont pas d'autre habileté qu'un despotisme indigne, les autres, quand ils ne sont pas contents, parlent de liberté, en tremblant qu'on ne les prenne au mot. En attendant, on jouit de la pire et de la plus dangereuse des libertés, le mépris de ceux qui gouvernent. Cela est arrivé quelquefois en ï'rance, et la nation a le mauvais goût d'aimer assez cette situation. Elle a, ce me semble, l'effet certain de créer une opposition frivole, présomptueuse et ignorante des affaires. On m'écrit que la Sainte-Alliance est aussi en grand train de se dissoudre et de mourir faute d'occasions d'agir. Mais ce doit être une prophétie plutôt qu'une nouvelle, les choses ne vont pas si vite. Je suis parti peu curieux et peu empressé de toute cette politique. Le moment actuel me paraît un intervalle placé entre des situations finies et un ordre de circonstances nouveau qui commencera je ne sais quand. Alors nous pourrons bien être des voltigeurs incapables de nous mettre au courant, et je me prépare d'avance à cette idée.
N'avez-vous pas été frappé de la mort de M. de Serre? Les journaux me l'ont apprise aujourd'hui, et j'en demeure péniblement affecté. Il y a quatre ans
que j'ai causé avec lui pour la •dernière fois, lorsqu'il rompit avec nous et nos amis. Cet abandon de ses opinions et de ses attachements n'était pas réparable, mais lorsque la mort survient, on découvre que les mots « irréprochables et définitifs » ne sont faits que pour elle. Je songe à tant de conversations que nous avons eues ensemble, à tant d'idées que nous avons échangées avec plaisir, à cet admirable talent dont j'ai été si souvent ému et charmé. Enfin il a élé pour moi plus vivant qu'un autre, et sa fin agit plus puissamment sur mon imagination qui se le représente si bien.
DU COMTE MOLÉ
Paris, 6 août 1824.
Je commence à me sentir pressé du besoin de causer avec vous. Vous êtes de ceux qu'on aime un peu mieux à chaque fois qu'on les retrouve et qu'on regrette un peu plus à chaque fois qu'on les perd. Je n'aipoint encore reçuvotre seconde livraison, quoiqu'elle paraisse, et je m'apprête à la réclamer chez Ladvocat. Plus j'y pense et plus la réflexion confirme et justifie l'impression que m'a causé votre ouvrage, et je me réjouis de vous voir l'auteur d'un livre qui restera. Vous avez choisi, avec un rare discernement, le genre d'écrire auquel, peut-être, vous étiez le plus propre, et l'époque de nos annales à laquelle cette manière d'écrire s'appropriait le mieux.
Le Moniteur nous a donné hier le nouveau ministère; je ne sais trop pourquoi je l'appelle nouveau, puisqu'il est composé des mêmes éléments, disposés seulement selon la bienveillance du chef et le degré
d'obscurité qu'il attend de chacun. Puisse ce chef être aussi habile dans l'art de gouverner que ses partisans le prétendent, puisqu'il est maître plus absolu que Richelieu (le cardinal) ne l'a jamais été. C'est du fond du cœur que je le souhaite, car la France et chacun de ses habitants en particulier ne sauraient qu'y gagner. Quoi qu'il en soit, il est certain que les hommes importants ont tous refusé d'entrer dans ce ministère et que ces refus nombreux et insurmontables ont forcé de s'arranger entre soi. Le ducdeDoudeauville et Chabrol viennent seuls renforcer le ministère et sont la monnaie de Chateaubriand. Du reste, pendant qu'on est en train de secouer les préjugés, celui qui exigeait pour certaines places des connaissances spéciales est entièrement écarté. On administre les douanes tout aussi facilement qu'on faisait des romances pour la fille adoptive de l'usurpateur (1). Ne me reprochez pas ma malice, je ne l'épanché qu'avec vous, car je vis seul et m'en trouve à merveille. Monjournallu, jene pense plus aux affaires publiques, et ma vie s'écoule entre ma paresse et ma petitefille, deux compagnes qui me captivent beaucoup.
Quant à madame X***, j'apprécie bien, comme vous, ses hautes et rares qualités et je la plains souvent, mais quels sont ceux qu'il ne faut pas plaindre? et que le monde est téméraire dans le jugement qu'il porte sur le bonheur d'autrui! Jamais il ne se trompe davantage qu'en appréciant les destinées individuelles. Tant de poisons secrets se rencontrent dans les prospérités apparentes et tant de compensations ignorées
(1) Le comte de Castelbajac venait d'être nommé directeur général des douanes, c. b.
viennent au secours de ceux qu'on plaint. C'est ce secret le plus intime des cœurs dont la révélation fait tout le charme de certains Mémoires et de certains écrits qui n'existent que dans notre langue. Les Allemands et les Anglais même l'ignorent ou ne veulent pas le confier. Quelques poésies anglaises seules sont, à l'égal de ce que nous possédons, ce qu'il y a de meilleur en ce genre. Il y a de cela dans vos Ducs de Bourgogne, et c'est ce que le jansénisme un peu tendre de Royerne pouvait sentir.
DE LA DUCHESSE DE DINO
Inteilakon, 11 août 1824.
Un bon souvenir d'intérêt et d'amitié qui m'arrive ici a sûrement le droit de me plaire, car quelque bel entourage que m'offre cet extraordinaire pays, il y a bien des moments où je me trouve bien seule pour l'admirer et en jouir. La bonne et joviale humeur de la duchesse de Raguse, que j'ai rencontrée à Zurich, et avec laquelle je suis arrivée ici ; les joies d'écolier de mon fils et les extases un peu pédantes de son précepteur m'arrangent assez ; mais il me semble que si je pouvais causer avec quelqu'un comme vous au lieu de me borner à le lire, tout serait plus agréable, le pays plus beau, et les souvenirs meilleurs.
Vous me parlez, dans votre lettre du 25 juillet, d'une manière fort aimable de ma santé. J'ai cru que les eaux manqueraient leur effet; il paraît, au contraire, que les crises très pénibles qu'elles ont occasionnées au début m'assurent maintenant un bien durable. Il y a longtemps que je ne me suis si bien
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portée, surtout depuis qu'ayant quitté l'excès de dissipation et de représentation de Baden, je ne prends d'autres fatigues que celle d'une vie montagnarde. Mais ces forces, cette santé dont je me vante, ne s'évanouiront-elles pas lorsqu'ayant quitté la vie rustique des Alpes, il me faudra reprendre le factice insupportable des salons de Paris?
Je serai le 20 à Genève oîi j'espère trouver la suite aux deux premiers volumes des Ducs de Bourgogne que j'ai plutôt dévorés que je ne les ai lus. Je ne veux pas arriver avec des éloges, parce que vous devez en être fatigué, et pour du blâme, quoique vous m'en demandiez, j'ai beau chercher, je ne trouve rien à critiquer, rien à préférer, rien à désirer.
Ce n'est pas aux pieds de la brillante Junçifrau, ce n"est pas en face du lac mélancolique de Thun, au milieu d'une vallée charmante et sous l'ombrage des plus beaux arbres de la création que les intérêts de la politique peuvent avoir la plus légère prise sur moi ; je voudrais être entourée ici de quelques amis, et ma pensée même ne franchirait jamais les limites de ce canton. Ils me paraissent bien bêtes, à Paris, de savoir le nom même des ministres, et lire un journal me paraît une haute démence. Je comprends cependant les regrets que doit inspirer la perte de M. de Serre. Je suis sûre que Royer-Collard le pleurera, non pas peut-être comme on pleure un ami, mais comme on déplore une haute intelligence, une grande et rare capacité dont le siècle n'est pas prodigue.
A Lucerne, nous avons rencontré madame de Broglie, avec son frère, son mari et M. de Lascours, allant au Righi lorsque nous avions la gaucherie d'en redescendre. Madame deBroglie ne m'a pas paru en forces
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pour un , semblable voyage. La Suisse est inondée d'Anglais qui courent sans regarder, font beaucoup de bruit et pas de dépense, marchandent tout, jusqu'à la vue, et sont les plus insupportables à rencontrer. Du reste, excepté le joli visage de madame de Broglie, nous n'en avons pas vu un seul de connaissance. Les hommes qui avaient dû nous accompagner de Baden nous ont manqué, et notre tôte-à-tête féminin est assez terne.
DE M. GUIZÛT.
Paris, 11 août 1824.
Vous avez bien fait de prendre quelques jours avant de vous remettre à travailler. Je ne sais si votre esprit procède comme le mien ; mais pour moi, si je réglais ma vie tout à fait à mon gré, j'en donnerais les trois quarts à un travail très actif, très assidu, et chaque année un quart à ne rien faire, mais rien du tout. Les petits repos de chaque jour ne sont que des dérangements ; un long repos, de vraies vacances intellectuelles, cela seul fait du bien. Vous avez raison cependant de ne pas faire traîner en longueur la publication complète de votre ouvrage ; il ne faut pas reprendre le succès à trop de fois ni à de trop grands intervalles. Le vôtre croît au lieu de faiblir, et d'après tout ce qui me revient, les deux nouveaux volumes font au moins autant d'effet que les premiers. Le public a été dabord un peu étonné, incertain entre sa routine et son plaisir. La routine est vaincue et le plaisir reste. Si vous aviez, dans la préface, présenté le système d'une manière un peu moins
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exclusive, si vous aviez dit que le genre historique pouvait et devait varier, selon les temps, les sujets,^ que voire manière convenait particulièrement à l'époque dont vous aviez traité, on ne vous contesterait à peu près rien. « C'est une réaction contre la méthode du siècle dernier », voilà le mot qui a cours et qu'il eût été facile de prévenir ; je l'avais un peu prévu et je regrette de n'avoir pas assez insisté pour que vous donnassiez à votre préface une apparence moins absolue. Voilà, en fait de critique, tout ce que j'ai entendu de quelque valeur. Du reste le livre a mordu sur le public et la critique même ne se produit qu'après avoir beaucoup loué. Royer lui-même en parle fort bien, beaucoup mieux qu'il ne vous en a parlé à vous. Tout en persistant dans sa rédaction : « Quand on a des ailes, pourquoi marcher? «il exhorte tous les gens qu'il voit à vous lire et leur répète que rien ne les amusera et ne les instruira mieux. Quant à moi, je vous dirai que je trouve le quatrième volume supérieur aux trois autres; la querelle de l'aristocratie bourgeoise avec la noblesse, d'une part, et la populace, de l'autre, est mise en lumière de la façon la plus neuve et la plus dramatique. Sans déroger à votre manière, vous avez fait toucher du doigt les conclusions.
Et ce pauvre de Serre ! C'était bien la peine ! Il en est mort de chagrin, plein d'amertume contre les ministres, contre Wendel (1) qui ne l'a pas fait élire,
(1) M. de Serre, après avoir pris goût à la position d'ambassadeur et aux relations extérieures, s'en était lassé et avait voulu rentrer dans la vie parlementaire, ce qui ne faisait pas le compte de M. de Villèle. M. de Wendel, com-
■demandant depuis un an des congés qu'on lui refusait toujours, consumé de son impuissance. 11 n'y a pas de fin plus triste.
DU COMTE DE S A INTE-AU L Al R E.
Boulogne-sur-Mer, 20 août 1824.
Cher ami, je suis parti de Paris en me promettant <]e vous écrire d'ici une bonne lettre tout à loisir, mais je ne trouve ni loisir ni rien autre chose de ce qu'il faudrait pour écrire une bonne lettre. Celte vie du bord de la mer est tout animale. Ce n'est pas trop en dire du mal, celle-là vaut bien l'autre; elle est fort sanitaire pour mon flls, fort agréablepour moi. Nous rencontrons à Boulogne la bonne fortune d'un des premiers acteurs de Londres qui a joué Othello et Richard III. Cela n'est pas fort différent de Talma,
patriote et ami intime de M. de Serre, son camarade à l'armée de Condé, son dévoué partisan à la Chambre, qui, en 1820, avait tant contribué à le brouiller avec les doctrinaires, devait facilement lui assurer sa réélection. M. de Villèle le gagna par persuasion, non par corruption, et M. de Serre ne fut pas nommé. Lorsqu'il apprit cette trahison, à Naples, il était en mauvais état de santé. Le mal s'aggrava; le chagrin s'empara de lui et peu de moments avant sa mort, il dit à sa femme : « Tu diras à Wendel que c'est lui qui m'a tué ! » De retour en France, €lle fit sa commission. M. de Wendel en reçut une impression profonde. En retournant en Lorraine, il s'arrêta à Épernay, chez M. de Laboulaye, leur ami commun, lui confia son désespoir et le pressentiment qu'il n'y survivrait pas. Il mourut bientôt après.
seulement les expressions moins forcées, ce que je n'aurais pas cru. Le burlesque de Shakespeare est rendu avec une nuance de finesse qui l'ennoblit. Reste le dégoût des coups de poignard, qui reviennent trop souvent. Notre premier acteur les donne sans grimace, comme devant être compris à demi-mot par le public. J'entends trop difficilement les détails du style pour juger du mérite de la déclamation, et l'attrait de la curiosité pour une chose toute nouvelle est trop grand pour que je puisse faire au juste la part de l'intérêt qui lui revient dans celui qu'elle m'a inspiré. Mais il est certain que cela m'a beaucoup amusé. Au reste, tout est changé dans la marche des pièces, et rarement l'acteur dit de suite dix vers de Shakespeare. Au premier acte de Richard III, c'est Glocester qui tue Glarence ; au cinquième il est tué par Richmond après un superbe combat. Qui donc a badigeonné ainsi les monuments?
J'avais de grands projets de travail pour ma/'Yo^rfe; je n'aurai rien fait que de bons projets pour la fin de la saison. Je suis résolu à imprimer cet hiver. Cela est trop peu considérable pour être attendu ; ayant fait tant que d'en parler il faut en finir. La vérité est que ma paresse est effroyable, je n'ai pas en tout deux mois de travail et il m'en faut au moins encore autant. Je n'ai encore lu que deux volumes et demi de V Histoire des ducs de Bourgogne : j'ai disposé de plusieurs exemplaires ; on me les a arrachés à mesure et je n'ai pu en emporter un ici, comme cela m'était nécessaire. Je vous dis, dans la sincérité de ma conviction, que c'est un très bel ouvrage. Rien ne m'a jamais inspiré à la lecture un si vif intérêt, je n'approuve point des critiques que j'ai entendu
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faire sur des détails de style. Vous avez eu raison d'adopter des formes de langage en harmonie avec celles des auteurs que vous citiez, autrement, ayant souvent à citer, vous seriez tombé dans un papillotage fatigant. Il y a un art prodigieux dans les transitions, l'enchaînement des faits, dans la narration et c'était d'autant plus difficile que vous vous priviez de la ressource des réflexions et de l'ordonnance systématique qui est un ciment facile et commode. Votre livre sera lu et vendu plus qu'aucun autre, n'est-ce cas Va, utile dulci ddius notre état? Après cela, je n'admets pas votre poétique et je ferai une préface pour combattre la vôtre et l'épigraphe de Quintilien. Je mettrai :
Narra lur et scribilur ad probandum .
Les faits ne nous importent que parce qu'ils sont l'enveloppe de certaines vérités. Raconter les faits c'est les proposer de manière à prouver ou manifester lesvérilés qui sont dedans. Vous direz que cette manifestation résulte de l'exposé simple des faits. Gela ne suffit pas toujours, jecrois; il faudrait que cela fût. Raconter tous les faits grands et petits, publics ou privés d'une époque, un historien n'a pas ce pouvoir ni cette poigne ; il choisit «ntrc tous les faits ceux qui lui paraissent symptoma tiques, il les présente comme faits généraux et ne tient compte des faits exceptionnels ou il les qualiûe tels. Le triage, ce discernement, n'est pas fait sans de bons motifs. Ce sont ces motifs qui sont le système de l'ouvrage et qu'il n'est pas de luxe d'exposer. Au reste, cher ami, vous concevez que ceci est plutôt l'explication de ma méthode que la critique d'un autre, tous les genres sont bons hors le genre ennuyeux,
SOUS ce rapport vous êtes sauvé et moi je suis fort en danger.
Oui, sans doute, nous avons raison de nous occuper des temps passés puisque le temps présent nous traite si mal. J'aime, comme vous, beaucoup mieux le temps présent; cependant l'impression que je reçois de mes pauvres petites études n'est pas du dégoùtdeshommesd'autrefois: il manquait assurément beaucoup à leur valeur intellectuelle mais j'aime leur énergie morale ou immorale. Ce dont je suis frappé surtout, c'est de voir l'idée de l'obéissance passive si nouvelle, l'idée du droit et conséquemment de la résistance si ancienne et si générale. Je tâcherai de ne point avoir l'air d'un factieux et cependant de bien montrer que j'aime mieux le privilège avec tous ses désordres que le calme plat du pouvoir absolu. C'est trop abuser des mots que de dire qu'il n'y avait pas de liberté quand chacun faisait ce qu'il voulait et de prétendre qu'il y en a quand rien ne se fait que sous le bon plaisir.
Que dites-vous de la censure? C'est une grande audace de nous donner comme une circonstance grave les commérages de M. de Villèle et M. de Chateaubriand. Je suis au reste tout entier à M. de Chateaubriand dans cette affaire. En 1815 c'était différent, mais il faut se souvenir du côté d'où vient le vent. 11 vient de partout à Boulogne, la tempête y dure toujours; j'en partirai à la fin du mois. Je passerai encore un mois à ÉtioUes et serai à Paris dans le courant de décembre. Quand y arrivez-vous, cher ami? Si vous me jugiez digne de corriger quelques épreuves, employez-moi.