AU COMTE DE SAINTE-AULAIRE
Barante, 4 septembre 1824.
Vous me donnez une bonne nouvelle, mon cher ami, et je me promets grand plaisir de l'achèvement et de la publication de votre histoire. J'ai de l'amourpropre pour notre petite corporation d'opinions politiques; il est bon qu'elle se montre supportant facilement et noblement son éloignement des affaires et qu'elle obtienne des succès en manifestant ses idées autrement que par des actes. Cela sera plus vrai, ou du moins plus évident pour vous que pour moi. Votre jugement dominera vos récits; le mien, plus modeste, se cache dessous. Évidemment je me suis mal exprimé dans cette préface sur laquelle vous me faites la guerre. Je n'ai rien voulu dire d'absolu. D'autres temps, d'autres sujets peuvent ne point comporter cette façon d'écrire l'histoire ; mais ce que je pense complètement c'est qu'il faut bien savoir ce qu'on veut et ne point prétendre allier ensemble des choses qui s'excluent. L'intérêt d'un but philosophique, la curiosité attachée à des recherches faites avec sagacité et érudition ne doivent point se mêler explicitement avec la complaisance à raconter, avec la peinture dramatique des
(1) Propriété de madame de Houdetot, située dans les environs de Paris. Madame de Houdetot était morte en 1813. c. b.
événements. Lorsqu'on se laisse aller à ce dernier procédé, on n'oublie point que les faits n'ont de valeur que comme enveloppes des vérités générales, ainsi que vous le dites si bien, mais on s'attache de préférence à la partie sensuelle et symbolique de notre existence.
Les beaux-arts ont sans doute un sens moral, c'est la raison de la puissance de leur charme, mais ce n'est point par la rédaction qu'ils l'expriment : ils emploient un autre ordre de signes et répandent en nous un sentiment que nous appelons vague et confus par l'habitude que nous avons d'appeler pensée seulement ce qui est indiqué par des mots. Un tableau peut inspirer de l'amour, de la haine, du mépris. Tels traits et telles couleurs mis sur une toile sont fort souvent un jugement plus fin et plus complet du caractère d'un personnage que beaucoup de lignes d'écriture mises bout à bout. J'ai essayé de peindre de la sorte le xv^ siècle, j'ai voulu qu'on vît sa figure, au lieu d'en entendre la description. Vous, au contraire, vous me semblez disposé à produire les faits en preuve de la justesse du coup d'oeil général, et je crois que l'époque dont vous vous occupez commande à peu près cette méthode. Le détail serait infini et le choix entre les faits ne peut avoir de motif que le but qu'on se propose.
Vous avez eu raison de préférer Boulogne à Dieppe, et votre Othello aura été, pour vous, chose plus curieuse que le mouvement et la joie semés partout par la duchesse de Berry. J'ai eu cette ^ année une correspondance suivie avec les eaux de Baden, d'Aix, des Pyrénées, de Dieppe; on m'en a raconté la vie et même les comméraeres des
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buveurs et des baigneurs. Pour nous, notre retraite a été moins solitaire que les autres années. On trouve ce pays agréable et pittoresque, même en revenant des Alpes et des Pyrénées. Nous avons fait arranger quelques chambres pour nos amis et notre hospitalité n'est pas mauvaise. N'en essayerez-vous point quelque jour? C'est une espérance que vous nous avez donnée et que je ne veux pas perdre.
Vous avez revu madame de Dino. Je vous envie le plaisir de causer avec elle. Si je n'étais pas retenu par ma longue tâche, que je désire mener bien près de la fin avant de revenir à Paris, je m'en irais à Valençay, mais je vis sous la tyrannie de Philippe le Bon; il ne m'accordera aucun congé, et le service ordinaire de son chroniqueur est fort assidu.
DU VICOMTE DE CHATEAUBRIAND
Paris, 5 septembre 1824.
Ce n'est pas moi, monsieur, qui vous ai envoyé ma brochure (1). Franchement je n'aurais pas osé vous offrir ce mince opuscule qui n'a d'autre mérite que l'à-propos. Mais si on a voulu vous donner une idée du prix que j'attache à votre suffrage, une indiscrète amitié m'a bien servi.
11 serait bien fâcheux, monsieur, que les hommes de mérite ne s'entendissent pas sur les intérêts généraux de la France. Je suis plus confiant que vous, et j'espère qu'à la prochaine session, la Chambre des pairs conservera cette indépendance d'opinion qui lui a fait tant d'honneur cette année.
(1) De la Censure qu'on vient d'établir, c. b.
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La politique du jour et une course que j'ai été obligé de faire en Suisse, m'ont empêché, monsieur, de m'occuper de votre beau travail : je ne serais pas surpris que l'honneur du xiv"" siècle fût mis à l'index comme la liberté du xix""; j'aurais beaucoup de peine aussi à me résoudre à écrire quelque chose que d'ignobles auteurs auront le droit de mutiler; pourtant, monsieur, j'essayerai de vaincre ma répugnance pour vous prouver le désir que j'ai de faire ce qui peut vous être agréable.
DE M. GUIZOT
Paris, 8 septembre 1824.
La censure a déplu à tout le monde, mon cher ami, ici comme ailleurs; les plus obstinés ministériels en parlent avec le dernier mépris, et la brouillerie du ministère avec les tribunaux est fort vive. Yillèle s'est donné, pour quelques mois de repos, un rude orage à soutenir. Je ne comprends pas sa conduite, à moins qu'il ne soit décidé à aller jusqu'au bout et qu'entré, comme Bonaparte, dans la route du despotisme, il ne veuille, comme lui, le convertir en institution; auquel cas le gouvernement représentatif aura son tour, comme les journaux. Je crois bien qu'il tentera cela, s'il peut; mais je doute qu'il en ait formé le projet; c"est tout bonnement l'étourderie de l'insolence qui compte sur la servilité. En attendant, le roi est fort mal, plus mal ce malin qu'il n'a jamais été eton compte les jours; quelque mieux qui puisse revenir, ce ne sera pas long et le nouveau règne est à la porte. Que serat-il? Nous ne le saurons qu'au bout de trois mois.
La session prochaine sera grave. On renvoie vingtcinq mille hommes en Espagne ; c'est le seul moyen qu'on ait inventé et qu'on puisse inventer pour ce pauvre pays; on s'enfonce toujours dans les bourbiers d'oLi l'on ne peut sortir. L'affaire de l'Amérique n'avance pas du tout; on attend le résultat des intrigues qu'on y a expédiées, et les intrigues sont lentes à revenir de deux mille lieues. Du reste je n'ai jamais vu ici une immobilité plus complète avec une malveillance plus décidée. Les tribunaux exhortent ouvertement à attaquer le ministère, promettant leur garantie, mais nul ne se remue. La brochure Contre la censure, de Salvandy, a pourtant trouvé beaucoup d'accueil; malgré le silence des journaux, elle se vend. On a délibéré si on le poursuivrait, mais la crainte des tribunaux a fait reculer. La poste a reçu l'interdiction formelle de transporter aucun écrit de l'opposition. Je ne sais rien de l'Europe. Ils se sont fort pavanés ici dans leur travail du conseil d'État (1) : ou nous ne sommes que des imbéciles, ou ce sont là des symptômes de décadence; un ministre qui a perdu terre et ne gouverne plus qu'avec la machine du gouvernement ne peut durer, quelles que soient la faiblesse et la corruption des partis. Le duc d'Angouléme montre de jour en jour quelque petite envie d'entrer en scène; la censure défend aux journaux de dire du bien de lui. Vous n'avez pas idée de cette censure; elle est exercée par des commis dont personne ne sait le nom, qui se masquent comme jadis le bourreau; on s'épuise aies découvrir, à leur parler, impossible;
(l) Ordonnance du 26 août qui réorganisait le conseil d'État et en modifiait le personnel, c. «.
et ils agissent avec toute la vieille stupidité, avec les plus misérables passions du parti; je vous défie de rencontrer un ultra un peu rajeuni depuis dix ans qui ose les avouer, lis censurent les Annales de phijsique, les journaux de mathématiques, et nous apprendrons un de ces jours qu'ils ont rayé quelque découverte sur les gaz ou la potasse.
Je suis tout à fait seul et je travaille, mais lentement. C'est une terrible chose que de réduire en deux volumes une grande révolution (1) quand on ne veut omettre ni un fait ni une idée de quelque importance. Je regrette de ne vous avoir pas montré ce qui était fait et ne publierai rien que vous ne l'ayez lu. Plus ma manière d'écrire l'histoire sera différente de la vôtre, plus je désire que vous y ayez regardé. Certainement il y a cent façons d'écrire l'histoire et leur convenance dépend essentiellement du caractère des tons à peindre. C'est le seul principe auquel on se puisse arrêter.
DU DUC DECAZES
Paris, lo septembre 1824.
Je suis bien en reste avec vous, mes chers amis. Je vous ai pourtant écrit une lettre qui est là et que ma maladie a interrompue. J'ai été fort souffrant, bien moins pourtant qu'aujourd'hui, car le corps seul était malade. Vous savez mes sentiments, vous devinerez toute ma peine ; elle sera toute ma vie.
(1) AI. Guizot travaillait à son Histoire de la révolution d'Angleterre, c. b.
J'ai le cœvir brisé et mon pauvre être ne l'est guère moins. Personne, sans doute, dans le monde, ne devait l'aimer plus que moi, personne aussi ne le pleure et ne le pleurera davantage et ne le pleurera autant. La goutte est venue se mêler à mes souffrances. Voilà deux jours que je n'ai pu me chausser. Je le suis cependant ce matin et je vais essayer d'aller au château. Je n'espère pas voir le roi; que ne donnerais-je pourtant pour l'apercevoir encore, pour baiser sa main une dernière fois; j'achèterais avec joie sa bénédiction de dix ans de ma vie. Le public me fait du bien, il esta merveille; plus de quarante mille personnes assiégeaient les Tuileries ces deux derniers jours pour avoir des nouvelles, et la contenance, les paroles, tout annonçait la vraie douleur. Je n'ai pas la force de vous parler d'autre chose.
Si vous vouliez venir rendre les derniers devoirs à notre pauvre roi, je crois que la cérémonie n'aura lieu qu'au bout de quarante jours: quoique après neuf jours, la translation devra avoir lieu des Tuileries à Saint-Denis. La cour ira à Saint-Cloud, et le lendemain, elle recevra les pairs et les corps. Je remplirai aussi ce devoir; j'espère du moins en avoir la force. J'y apporterai bien de la douleur, mais si elle est plus vive que celle de toute la cour qui entourera le nouveau roi, les sentiments de dévouement qui seront dans mon cœur ne le céderont non plus à personne. Ma dette était trop grande pour que j'aie cru l'avoir acquittée envers le bienfaiteur qui daigna me donner le titre de son fils et de son ami, et ma vie tout entière n'y suffira pas, mais elle y sera tout entière employée.
DE LA DUCHESSE DE DINO
Paris, 18 septembre 1824.
Je ne serais pas revenue depuis près de trois semaines de mon long voyage sans vous avoir remercié de votre aimable petite lettre du 26 août, si j'avais eu un quart d'heure de repos dans ce Paris, oii, sans avoir une affaire positive, une obligation réelle, on ne trouve cependant jamais une minute que Ton puisse appeler de liberté. Il est ridicule de prétendre que cette longue et royale agonie ait pris mon temps, et cependant il est vrai que ma pensée en était continuellement préoccupée. L'événement en lui-même, et surtout par ses conséquences, est sûrement immense ; mais relativement à moi, il l'était sous le rapport de M. de Talleyrand, de façon à ne pas me laisser une autre idée. Une présence continuelle dans la chambre du mourant (1), presque pas de repos, point de som-
(1) M. de Talleyrand assista comme grand cliambellan à la mort du roi et ne m'a point raconté cette scène d'une manière aussi dramatique ou si solennelle que l'ont décrite quelques historiens. La duchesse d'Angoulèuie pouvait être émue, mais elle était peu troublée. Il est d'étiquette, dans la maison de France, que la préséance appartient aux enfants de rjoi. Ainsi, sous le règne de Louis XVIII, Madame la duchesse d'Angoulème, fille de Louis XVI, précédait son mari, fils de M. le comte d'Artois. Louis XVIII mort, M. le duc d'Angoulème, alors fils du roi, devait prendre le pas. Lorsque les médecins eurent averti que c'était fini, la famille royale sortit de la chambre. Selon l'hahitude, M. le duc d'Angoulème laissait passer sa femme : « Passez, Monsieur, lui dit-elle, c'est à vous. »
meil, puis les devoirs les plus lugubres et on pourrait dire les plus dégoûtants pour un homme de l'âge et de l'infirmité de M. de Talleyrand, voilà plus qu'il n'en fallait pour me faire craindre pour sa santé. Il n'est point encore au bout de ses fatigues mais le plus fort est fait, et il a tout si bien supporté que me voilà presque tranquille.
Paris a été fort curieux à observer dans les derniers jours d'un règne que l'on regrette. La tristesse générale m'a paru plus digne de remarque que l'empressement de courir à Saint-Gloud. Il est tout simple; il est de tous les temps et n'apprend rien à personne ni sur le présent ni sur l'avenir. Je devais aller à Étiolles, mais tant que M. de Talleyrand a de tristes fonctions à remplir, je ne veux pas le laisser seul. Paris est brûlant, et après l'air des Alpes celui-ci est intolérable. M. de Talleyrand a acheté, à la vérité, le Petit-Andilly de madame de Duras, mais il n'a pas même le temps d'aller à quelques lieues de Paris, oii l'on vit sans spectacles, sans salons, sans Bourse, sans société et où il n'est question que d'obsèques. Le nouveau règne vous fera-t-il quitter plutôt Barante? Je le voudrais. Ce serait charité de venir nous voir dans notre solitude de Paris.
DE M. GUIZOT
Paris, 20 septembre 1824.
La mort du roi sera, comme nous l'avons toujours pensé, un plus grand événement dans six mois qu'aujourd'hui; cependantla physionomie du règne se laisse déjà entrevoir. Le plaisir de ressusciter les formes, les
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noms, les habitudes de l'ancien régime en est le trait dominant; on jouit des menins de M. le dauphin aussi vivement que de la couronne ; la cour se promet d'être animée, brillante; le langage, les espérances, les projets, tout est déjà moins sérieux et plus étranger au paj's que nous ne l'avons jamais vu . Je sais encore peu de choses des intrigues politiques; cependant il est probable que les changements ministériels ne seront pas tous ajournés à la session ; on m'assure que le baron de Damas va en Espagne, comme ambassadeur et général, et que M. de Polignac le remplace aux affaires étrangères. Le duc de Fitz-James prend la maison du roi à M. de Doudeauville ; voilà tout ce qui paraît prochain; beaucoup d'autres bruits courent, mais sans valeur. M. de Villèle n'a pas l'air ébranlé; mais un tel radoub, si en efîet il a lieu, est pour lui un grand échec. Vous savez, sans qu'on vous le dise, le double motif de l'entrée de M. d'Angoulême au conseil; Villèle a voulu le compromettre dans le gouvernement nouveau, et en même temps gêner un peu par sa présence les nouveaux venus. Le duc en a été, dit-on, assez peu satisfait.
Quant au public, je n'ai rien à vous en apprendre; la mort du roi, tant qu'elle a duré, l'a assez occupé, encore plus comme spectacle que comme événement; il y a eu de l'intérêt pour cette agonie prolongée et soutenue avec sang-froid. A présent la curiosité même sur ce qui va se faire est faible ; on n'espère rien et on craint peu. Toute l'agitation est concentrée à la cour qui, pour la première fois, se sent les coudées franches et se promet d'en user, plutôt pour se livrer à ses fantaisies que pour poursuivre un dessein. Le clergé parle assez haut. M. de Chateaubriand a un peu repris
position, mais une position qu'il aura peine à arranger avec son état de libéral. Voilà tout ce que j'aperçois. J'oublie pourtant de vous dire que le roi n'est pas sans inquiétude; toutes les fautes, tous les revers qu'on lui a prédits le troublent lui-même; il se craint, dit-on, lui et sa fortune, et marchera très timidement.
Ne songez à aucune comparaison des deux restaurations; elle serait en effet très piquante, mais la censure, à coup sûr, ne la laisserait point passer. Vous avez raison, les Stuarts ont beaucoup plus gouverné et plus mal, avec de bien meilleures chances. Du temps de Clarendon, et après les premières inquiétudes du retour, tout sentiment de péril avait disparu ; on ne le voit reparaître qu'en 1680 lorsque Charles II, tombé sous l'influence de son frère, se décida à gouverner sans Parlement. Dès que la royauté fut ainsi seule et séparée de son parti parlementaire les hommes de sens la jugèrent perdue. L'histoire de la restauration m'amusera beaucoup à écrire; je suis à présent au cœur de la révolution. Je vais vous envoyer un exemplaire des Essais swr l'histoire de France, avec des livraisons des Mémoires anglais et français.
Je voudrais de vous trois ou quatre pages pour un journal quotidien. Cependant si le cœur vous dit de faire un long article pour la Revue, j'en serai fort aise.
DU COMTE MOLÉ
Paris, 27 septembre 1824.
Vous pensez bien que, dans mon état de santé, je ne vais pas m'exposer à l'humidité de Notre-Dame. Je vous écris pendant la cérémonie. Le nouveau règne
commence sous les plus heureux auspices. Toutes les paroles du roi ne tendent qu'à réunir, aussi la disposition à se rapprocher se propage-t-elle beaucoup. Ce serait un beau moment pour lever la censure, et une heureuse idée que de le faire. Revenez-vous toujours en novembre et nous apporterez-vous les deux volumes que nous espérons? En attendant, je suis, comme je vous Tai déjà écrit, à la Correspondance de Voltaire pour toute nourriture et elle me produit un effet singulier : lue par fragments, elle m'avait toujours ennuyé, et lue d'arrache-pied elle m'attache, elle m'intéresse ; j'y trouve un homme tout entier avec toutes ses passions, tous ses mérites, toutes ses faiblesses; j'y reconnais la source de son talent, de ses défauts; enfin je vois un être si rare et si divers, modifié comme un autre par le temps, la maladie et le déclin. Cela est curieux, je vous assure, et la facilité, le bon goût, la fleur d'urbanité dont ses lettres sont remplies ne sont pas non plus à dédaigner. Vous allez vous moquer de moi, mais vous aurez tort, puisque j'ai du plaisir. Quant à la politique, je ne m'en occupe point et je pense que si la poste conserve ses discrètes habitudes, elle ne verra pas, sans surprise, notre correspondance,
La rue Saint-Florentin (1) ne lit pas Voltaire et demeure bien plus en train sur le présent que moi. J'y vais quelquefois hurler avec les loups, mais je ne hurle guère que là. Si je me portais bien, je vivrais à Ghamplâtreux autant et plus longtemps que vous àBarante, et ne voudrais y attirer que des amis tels que vous. C'est là que j'avais fait mon nid, c'est là que sont mes
{\) M. de Talleyrand.