‹ Souvenirs; (volume 5)Chapitre 30 sur 41 · VI · texte numérisé non relu

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laquelle M. Cochelet m'a annoncé ce résultat (1). Je vous envoie aussi celle d'une dépêche de M. de Pontois qui fait connaître la situation des choses à Constantinople au moment de son arrivée (2 .

Il résultait de ces informations qu'une démarche du consul général d'Autriche n'avait pas été sans influence sur la détermination du vice-roi. C'est un motif de plus de regretter que le cabinet de Vienne, au heu de persévérer dans la voie où il était entré et qui eût tant contribué à nous conduire promptement au but, croie maintenant devoir se jeter dans un système dïnaction absolue, si peu conciUable avec les immenses intérêts qui Uentla politique autrichienne à la question d'Orient. Fidèle au mot d'ordre que semblent s'être donné la plupart des grandes cours, le chancelier autrichien veut insinuer que, par la chaleur avec laquelle nous

(1) Méhémet-AIi avait répondu aux dernières démarches de M. Cochelet auprès de lui (26 octobre) en déclarant à notre consul : qu'il consentait à renoncer à l'hérédité d'Adana et du territoire jusqu'à TAmanus ; mais qu'après lui, cette province devrait être confié àun de ses enfants destiné à ne pas hériter du gouvernement de l'Egypte et de la Syrie. Pour le moment il s'offrait de payer au sultan le double et même le triple des impôts que cette dernière région lui rapportait auparavant ; il s'en remettait, du reste à la France pour en fixer le quantum. Méhéraet-Ali acceptait en outre le retour après sa mort de Candie à la Sublime Porte, c. b.

(2) Les premières impressions de M. de Pontois, envoyé à Constantinople pour remplacer le baron Roussin, étaient plutôt optimistes. Il avait rencontré les escadres française et anglaise mouillées côte à côte à Ténédos, l'amiral Lalande dans les termes les plus courtois avec l'amiral Stopford, et celui-ci lui avait semblé très persuadé

avons soutenu Méhémet, nous avons rendu impossible l'accord des puissances. Nous ne cesserons, monsieur le baron, de protester contre une telle imputation. Nous sommes fondés à trouver peu équitable que, parce qu'on a changé, dans je ne sais quel but, de système d'attitude, on se croie en droit de blâmer indirectement ce qu'on avait approuvé avec nous, et à jeter du doute sur des intentions que d'abord on ne méconnaissait pas.

Vous savez que la Prusse, dans la question d'Orient, suit exactement les errements de l'Autriche. Cette marche timide et incertaine est, d'ailleurs, plus facile à comprendre delà part du cabinet prussien qui, dans tout ce qui se rapporte à l'Orient, peut se retrancher d'une manière assez spécieuse derrière un aveu d'impuissance, fort extraordinaire au contraire dans la bouche de M. de Metternich.

L'attitude de l'Angleterre à notre égard est devenue peut-être moins tranchante, et son langage moins aigre qu'il y a quelques semaines. Vous en jugerez

qu'Ibrahimne songeait qu'à prendre ses quartiers d'hiveret même àfaire rétrograder une partie de son armée. Fort )Dien reçu par le corps diplomatique à Constantinople, M. de Pontois se louait surtout de l'accueil de lord Ponsonby et de M. de Boutenieff. Le ministre russe lui paraissait beaucoup moins éloigné de nous que son collègue anglais « dont les plans étaient, disait-il, d'une exécution bien difficile. Pourquoi ne pas laisser Turcs et Égyptiens s'arranger directement? » Enfin on venait d'apprendre que le vice-roi avait donné au consul autrichien, puis aux consuls anglais et russe, l'assurance des dispositions les plus modérées. (Dépêche datée de Thérapia 27 octobre 1839.)

par la lettre ci-jointe dans laquelle M. le comte Sébastiani me rend compte d'un de ses derniers entretiens avec lord Palmerston; mais vous y verrez aussi que ce ministre persiste opiniâtrement dans ses idées exagérées et vraiment inadmissibles sur les conditions à imposera Méhémet. Cela ressort mieux encore d'un Mémorandum que lord Granville vient de me remettre sous la forme d une dépêche (1) à lui adressée par lord Palmerston, Gomme, indépendamment de plusieurs inexactitudes matérielles, ce document part de la base essentiellement erronée de notre partialité systématique en faveur de Méhémet, je me propose de le réfuter en termes péremptoires.

Pour le moment, nous n'avons qu'à attendre l'impression que fera sur les grandes cours la détermination nouvelle de Méhémet. Bien qu'elle réponde victorieusement aux objections fondées sur la probabilité de la non-acceptation de notre projet par le vice-roi et sur la nécessité, en cas de refus de sa part, de convenir d'avance des moyens coercitifs, je n'ai pas grand espoir qu'elle fixe immédiatement les irrésolutions de l'Autriche et de la Porte, ni qu'elle amène la Russie et l'Angleterre à abandonner leurs vues particulières. Dans les conjonctures actuelles, la seule chose que je puisse vous recommander, c'est de ne rien négliger pour me tenir informé des négociations particulières qui pourraient se rouvrir entre les cabinets de Londres et de Saint-Pétersbourg. Rien de ce qui m'arrive de Londres ne me donne Ueu de penser qu'il se prépare en ce moment quelque chose de sérieux entre ces deux cours.

(1) La dépêche du 29 octobre, c. b.

AU MARÉCHAL DUC DE DALMATIE

Saint-Pétersbourg, 22 novembre 1839 (1).

Monsieur le maréchal,

La proclamation des droits, qui a été faite si solennellement à Constantinople, produit quelque effet (2). Le cabinet russe affecte de n'y voir nulle importance. On en parle comme d'une sorte de parodie. C'est un texte à plaisanteries. Quant à moi, je ne manque pas de faire remarquer ce qu'il y a de sérieux et d'important dans cet acte inattendu. 11 ne peut être attribué qu'à l'influence commune de la France et de l'Angleterre ; donc cette influence est en ce moment prédominante à Constantinople; donc il est évident que les instructions venues de Londres et de Paris sont dans le même sens et qu'il en résulte une action concertée entre les deux ambassades. Considérée en elle-même, cette déclaration renferme une nouveauté bien grave, l'égalité entre tous les sujets du sultan, quelle que soit leur religion. C'est peut-être, si l'on procure paix et repos à la Turquie, le moyen le plus efficace pour en faire, par progrès de temps et de mœurs, un pays européen.

Je ne doute pas, malgré l'indifférence simulée" des Russes, que cet incident ne leur déplaise beaucoup. Il contribue à prouver et à établir une influence qui n'est pas la leur. C'est de plus une proclamation de

(1) Dépêche officielle N° 57.

(2) Le o novembre, un hatti-chériff du nouveau sultan avait solennellement proclamé une série de réformes conçues dans l'esprit le plus libéral. Plus d'arbitraire

principes libéraux, faite à leur porte, dans un pays regardé comme barbare et moins avancé qu'eux dans la civilisation. Ces principes recevront plus ou moins leur application régulière : ils trouveront des garanties plus ou moins complètes et réelles; mais ce qui est assuré, c'est qu'ils viennent assiéger la Russie, par un côté où elle ne les attendait pas. Je n'ai aucunement l'idée qu'ils puissent avant longtemps s'y propager ; seulement Us sont un motif de déplaisir et d'inquiétude.

Saint-Pétersbourg, 26 novembre 1839 (1).

Depuis quelques jours le bruit s'était répandu qu'un rapprochement complet s'était opéré entre la Russie et l'Angleterre ; que même un traité ou du moins un accord textuel, relatif aux affaires d'Orient, venait d'être conclu entre les deux cabinets. C'était surtout parmi le corps diplomatique que cette nouvelle avait cours. J'y croyais peu : cependant, la voyant prendre de la consistance, je n'étais pas sans inquiétude.

Lord Clanricarde ayant eu avant-hier une audience de l'empereur, pour remettre une lettre de la reine, je

dans l'assiette et la perception des impôts, chacun devant être taxé également selon sa fortune ; plus d'inégalité dans le service militaire : plus de justice ni d'exécutions secrètes ; plus de confiscations et de poursuites contre des héritiers innocents des crimes ou délits de leurs auteurs : telles étaient les principales concessions accordées à tous les sujets de l'empire « de quelque religion ou secte qu'ils puissent être ». c. b.

(1) Dépêche officielle N° S8.

lui ai demandé si l'entretien avait été curieux. 11 ne m'en a point raconté les détails, mais ce qu'il m'en a dit doit, ce me semble, donner une idée de la situation. Les avances et les caresses de l'empereur l'ont persuadé, plus encore qu'il ne l'était précédemment, que la Russie accéderait volontiers aux propositions de l'Angleterre et réglerait en commun avec elle la question d'Orient. Toutefois, lord Clanricarde affirme qu'il n'a encore été chargé d'aucune proposition à faire. « Seulement », ajoutait-il, « je crois dans ma position » et dans mon devoir de cultiver et de ménager les » sentiments que nous montre l'empereur et dont, un » jour ou l'autre, nous pourrons chercher à nous >) prévaloir. » Il lui a paru que l'empereur attendait quelque réponse de Vienne. A ce propos, il a parlé un peu aigrement du prince de Metternich : « C'est » lui qui est la cause de tout l'embarras, pour avoir » voulu se concerter avec des gens avec qui personne » ne peut jamais s'entendre. »

Au total, il n'y a peut-être encore rien de plus que la lettre du 29 octobre adressée à lord Gran^•ille par lord Palmerston. Communiquée par l'ambassadeur d'Angleterre à l'empereur, au comte de Nesselrode et aux ministres d'Autriche et de Prusse elle a donné l'idée d'une mésintelUgence complète entre l'Angleterre et nous. Lord Clanricarde a partagé cette impression et a réglé son langage et sa conduite en conséquence.

Saint-Pétersbourg, 28 novembre 1839 (1).

L'empereur, encouragé par les dispositions que montre l'ambassadeur d'Angleterre, paraît avoir résolu

de faire des tentatives nouvelles pour se rapprocher du cabinet de Londres et surtout pour le brouiller avec nous. Avant-hier, au moment où j'écrivais à Votre Excellence, le comte Orlofî a eu une longue conférence avec lord Clanricarde pour reprendre et continuer ce qui avait été dit dans Taudience accordée l'avant-veille par l'empereur. Comme lord Clanricarde n'est chargé ofliciellement d'aucune proposition, d'aucune ouverture, comme il ne parle et n'agit, ainsi qu'il me l'a assuré, que d'après les directions confidentielles de lord Palmerston, rien ne peut être conclu ni même négocié ici. L'empereur a donc résolu d'envoyer de nouveau M. le baron de Brunnow à Londres. Probablement l'ordre lui en sera expédié aujourd'hui.

J'ai demandé à lord Clanricarde ce que, dans les complaisances toujours croissantes de l'empereur, devenait la question des Dardanelles. Je lui ai aussi rappelé que le compte rendu de la négociation par M. de Brunnow parlait de deux ou trois vaisseaux anglais admis devant Constantinople, tandis que lord Palmerston vous avait fait connaître qu'il n'avait point cessé de maintenir le principe général « que les détroits devaient être fermés pour tous ou ouverts pour tous ».

Lord Clanricarde m'a répondu qu'il avait dû se borner à écarter cette question, en disant qu'elle n'était nécessaire à régler que dans le cas où Constantinople aurait besoin d'être secourue; et que d'ailleurs c'était au Divan qu'il appartenait de pourvoir à la défense de l'empire ottoman et d'appeler des auxihaires de telle ou telle manière, selon les circonstances.

Lord Clanricarde croit si bien avoir accompli tout ce que lui prescrivaient ses instructions et avoir mis

les choses au point de ne plus rien avoir à faire ici, qu'il part après-demain pour Berlin, allant au-devant de lady Glanricarde, qui revient d'Angleterre. Ce sera une absence de trois semaines au moins.

Pour bien juger la portée de ce qui se passe ici entre l'ambassadeur d'Angleterre et le cabinet de Saint- Pétersbourg, il faudrait savoir où en sont, au même moment, les relations de Votre Excellence avec lord Palmerston. il est possible que ce commencement de négociation ne soit que subsidiaire et ne doive être poussé à fin, que s'il y a rupture avec nous. Peut-être aussi veut-il agir sur nous, en nous inspirant semblable crainte. Quant à l'empereur, il entre ^iveraent et résolument dans cette voie.

Afin de pouvoir former du moins quelque conjecture, j'ai dit à lord Glanricarde : « — Mais si M. de Brunnow » et les propositions de la Russie arrivent lorsque » nous nous serons mis d'accord, qu'adviendra-t-il? » Il m'a répondu: « — En ce cas, il sera difficile à la » Russie de ne pas accepter ce que nous aurons réglé » avec vous. »

Saint-Pétersbourg, 30 novembre 1839 (1).

Ma lettre d'avant-hier annonçait à Votre Excellence la nouvelle mission de M. le baron de Brunnow à Londres. Le soir même un courrier a été expédié pour lui porter les ordres de l'empereur. Il se rendra en Angleterre, comme ministre accrédité, chargé d'affaires en l'absence du comte Pozzo ; de sorte que s'il n'y a pas heu de reprendre la négociation qu'il avait

(1) Dépêche officielle N» 60.

entamée, ou si l'on n'aboutit encore à aucun résultat, cet échec ne soit pas manifesté par son départ.

Lord Clanricarde n'a point cessé d'avoir avec moi des rapports bons et faciles. Sa confiance a paru même plus empressée que de coutume. Il continue à affirmer qu'aucune proposition n'a été formulée par lui et qu'il a dû se borner à bien recevoir les protestations et les ouvertures qui lui ont été faites. Jamais, dit-il, on n'a pu induire de ses paroles que l'Angleterre était disposée à permettre que le Bosphore s'ouvre pour la flotte russe, sans que les Dardanelles s'ouvrent également aux flottes des autres puissances, et non pas seulement au pavillon anglais. Jamais il n'a été question d'employer une armée russe contre Ibrahim dans l'Asie Mineure. Au contraire, il a indiqué que son cabinet jugeait tout débarquement de troupes européennes quelconques, comme ne devant entrer en rien dans les mesures à prendre contre Méhémet- Ali. Il a même repoussé l'idée mise en avant par l'empereur d'occuper Candie par des forces anglaises, et il a répondu qu'on se bornerait à transporter et appuyer en cas de besoin des troupes turques. En un mot, il a toujours raisonné, dans la con^'iction où était lord Palmerston, que l'emploi des moyens maritimes était suffisant pour dompter la volonté de Méhémet-Ali.

A ces explications, j'ai remarqué que je ne voyais pas ce que la Russie gagnait à tout cela, puisqu'il s'agissait de lui faire renoncer h toutes ses protestations. Lord Clanricarde est convenu que l'empressement de l'empereur s'expliquait assez peu, à moins de l'attribuer à un amour-propre piqué au jeu et à sa passion contre la France. C'est aussi ce que je crois.

Troubler nos relations avec l'Angleterre et les autres puissances, ou nous voir contraints d'accéder à des arrangements d'abord repoussés par nous, tel est le but que poursuit ardeinment l'empereur.

Aussi son action personnelle a-t-elle beaucoup paru dans tout ceci. 11 a traité directement les questions dans une audience donnée à lord Glanricarde. Puis il a successivement dépêché les hommes de sa conliance habituelle, le comte Orloff, le comte Kisseleft, le comte Czernicheff. Soit que M. de Nesselrode ne partage pas la vivacité de l'empereur, soit qu'il ne s'associe pas à ses espérances, il a joué un rôle presque passif dans le mouvement pohtique de cette semaine. Sa santé s'est trouvée mauvaise, comme toujours lorsqu'il est inquiet ou contrarié. On répand qu'il est dans une sorte de disgrâce, qu'il pourrait bien être remplacé, si les négociations de Londres réussissent. J'en doute. L'empereur a toujours un certain éloignement à changer les positions importantes. Quant à la détermination prise pour M, de Brunnow, il a dû l'indiquer, je sais du moins qu'il la souhaitait à part même les affaires d'Orient.

Il semble certain que l'expédition contre Khiva, dont j'avais parlé à Votre Excellence, va s'accomplir. On dit qu'elle ne suivra pas la route difficile et dangereuse du Uttoral de la mer Caspienne, mais la route des caravanes, en passant par Boukhara. Boukhara est une grande \dlle, le plus grand marché commercial de l'Asie Centrale. La traverser ou même en approcher avec une armée serait un fait grave, et j'ai peine à y croire.

L'occupation temporaire ou définitive de Khiva est plus vraisemblable. L'état actuel du commerce russe

soit par la Caspienne, soit par caravanes, est loin de comporter une si grande entreprise et les dépenses qu'elle entraînera. Elle est inspirée moins par une pensée d'avenir, par un soin prévoyant de la prospérité commerciale, que par des idées d'amour-propre. Les Anglais ont envahi TAfghanistan ; l'empereur de Russie veut étendre sa domination sur les régions orientales de la Caspienne et jusqu'à la mer d'Aral. Du reste, on parle si peu de ce qui se fait, il y a sur toutes les entreprises de ce genre une sorte de secret si habituel que je ne réponds nullement de l'exactitude des détails qui m'ont été donnés. Quoi qu'il en soit, nous devons nous applaudir toutes les fois que la Russie cherche à étendre et à compliquer ses relations avec l'Asie.

Saint-Pétersljourg, 14 décembre 1839 (i).

Depuis la dernière lettre que j"ai eu l'honneur de vous écrire et le départ de l'ambassadeur d'Angleterre, il y a ici stagnation complète. On attend que nos relations avec le cabinet de Londres prennent dans un sens ou dans l'autre un caractère décidé, et Ton suppose que la mission de M. le baron de Brunnow n'aura d'importance que s'il trouve une brouillerie déjà tout établie entre nous et les Anglais. A en juger par le langage de quelques membres du corps diplomatique, un tel résultat causerait satisfaction à Berlin et à Vienne, non que le maintien de la paix en Europe ne soit sincèrement désiré par ces deux cabinets, mais

(1) Dépêche officielle N° 61.

la prépondérance de la France et de l'Angleterre unies les inquiète et leur a toujours déplu.

L'empereur mène une vie renfermée et solitaire. Bien que la santé de l'impératrice et du grand-duc ne puissent plus l'affliger d'aucune inquiétude, il est, à ce qu'on assure, soucieux et taciturne. Je ne l'ai point rencontré et ne puis juger si, comme on le dit, il est maigre et changé. On ne rapporte de lui aucune conversation, aucun propos relatif àla politique. Rien ne fait supposer que ses sentiments aient changé, mais il ne les manifeste point.

Dans un autre moment, l'an dernier, par exemple, le mariage de la reine d'Angleterre lui aurait donné un vif déplaisir. Son aversion contre la maison de Cobourg est si bien connue, il l'a proclamée si haut, qu'on pouvait s'attendre à lui voir beaucoup d'humeur à propos d'un événement dont la seule prévision l'avait plus d'une fois irrité. Mais dans les circonstances actuelles il a tant cœur de se concilier l'Angleterre qu'il ne témoignera sûrement ni blâme ni impatience.

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