DU MARQUIS DE MUN
Bruxelles, 22 mai 1817.
Nous nous sommes dit vous et moi, eu nous quittant : « Nous nous écrirons ».
Je vous ai laissé faire votre voyage à Barante et j'attendais pour vous interpeller sur l'exécution de cette bonne promesse, que vous fussiez de retour à Paris.
Voilà donc que je n'y tiens pas, et que je voudrais avoir aussi ma part de ces excellentes conversations où je ne suis plus.
Je regrette d'avoir été loin de nos amis lors de l'apparition de ce grand spectre venu de Rome pour notre amusement et pour le désespoir de nos adversaires. Ceux-ci ont dû être fort divertissants, par ce premier transport vivement manifesté, par ces espérances si promptement déçues ; leur mystification a été complète. J'aurais bien voulu en être témoin.
Vous me paraissez, depuis cet incident, rentré dans la YÏe habituelle, dans l'indolence de l'interruption des sessions : j'espère toutefois que vous pensez au moment du combat, et que vous avisez à vous y présenter armé de toutes vos pièces. On me mande que vous allez faire un ministre de la maison du roi, ce sera bon pour finir et user tout à fait le crédit qui a essayé de vous traverser.
Celui qu'on désignepour ce choix (1) est dans un autre
(1) Il s'agit probablement de M. de Caraman, que vers cette époque, il fut un instant question de faire ministre de la maison du roi. c. b.
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sens, agréable homme ; il sera ferme à ce que j'espère. Mais n'en fmircz-vous pas de votre vieux Neptune (1) qui n'est le guos ego de personne, et que j'ai vu les siens même abandonner ?
Cette porte ouverte à enfoncer n'exposerait pas beaucoup, et aurait le mérite d'une apparence de détermination : on se reposerait alors ensuite quelque temps, pour se remettre d'une telle fatigue ; et si le courage manquait pour plus, nous aurions gagné l'admission d'un successeur Neptune de nos amis (2) qui a du quos ego dans la volonté, qui amènerait bien des Tritons de notre bord après lui et même des Néréides. Je lui ai toujours connu de celles-ci en abondance.
Je n'ose donc pas espérer plus, mais donnez-moi du moins cela; la chose est des plus faciles.
Où en ètes-vous de vos élections (3; ? Qu'en pense rami(4;quiles a si habilement influencées, cet ami du quai où nos amis ont tant de plaisir à se rencontrer et à s'entendre ? Parlez-lui de moi, je vous prie, je ne lui écris pas, parce que je n'ai rien à lui mander qui vaille la peine de le déranger, parce qu'il compte sur moi, sans que je le lui dise, parce qu'il n'ignore pas mon afîection ; elle repose autant sur l'attrait personnel dont il est doué que sur la conviction intime où je suis de l'utilité déterminante dont il est dans nos affaires. C'est à lui surtout que je m'en remets dusort de cette grande machine pohtique dont le bien-être
(1) M. Dubouchage. c. b.
(2) M. Mole. c. B.
(3) Les élections du cinquième sortant, qui devaient avoir lieu en octobre, c. b.
(4) M. Decazes. c. b.
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influe tant sur chacun de nos bien-êtres particuliers. Il m'est donc impossible de ne point lui vouer reconnaissance et affection sincère. La fameuse affaire des élections me paraît surtout devenir son ouvrage, comme au plus habile : il aura cette année plus de temps pour y songer, pour les préparer, et c'est un avantage bien considérable. Il faut d'avance composer avec les choix nécessaires, ne pas s'en effaroucher, s'occuper d'exclure ce qui peut s'écarter, et admettre les inévitables. Vous êtes pour cela bien à portée d'y veiller, d'y penser et d'agir. Ensuite je crois que la session prochaine sera plus calme que les précédentes, les grands procès ont été perdus et perdus sans retour, les lois qu'il reste à présenter ne parleront plus autant aux passions.
Des élections tolérables,des économies prononcées, un ministère complété, et nous irons bien.
La hausse soutenue de nos fonds produit un grand effet à l'étranger; rien n'en impose plus et ne donne plus de garantie à notre stabilité pohtique aux yeux de l'Europe. Aussi les mauvais Français réunis ici, réfugiés, proscrits amateurs, mécontents et conspirateurs bénévoles sont-ils fort stupéfaits et intimidés par ces signes de prospérité : ils perdent de leur crédit ici, oi^i ils annonçaient comme prochains et incontestables les plus grands désastres, où ils se disaient assurés de soulèvements et d'insurrection générale dans l'intérieur, et en cela ils s'entendaient admirablement bien avec nos ultras qui prédisent les mêmes catastrophes, les mêmes gouffres entr'ouverts, et qui mandent à leurs amis les mêmes calamités. Il est de la destinée de ces deux partis de s'aider, de se secourir, de s'appuyer mutuellement et de s'engendrer
réciproquement. Au reste les ultras du genre le plus coupable qui habitent ce pays, sont depuis quelques jours en désarroi par le bannissement qui vient d'être prononcé hors des Pays-Bas, contre quatre des leurs : Cauchois- Lemaire, Isidore Guyet (i), deux anciens rédacteurs du Nain jaune, et aujourd'hui du Vrai Libéral, ont l'ordre de partir et nous ont fait hier leurs adieux dans ce dernier journal. Un neveu deBrissot, rédacteur du Constitutionnel d'Anvers, a le même sort, ainsi qu'un autre journaliste de Gand.
Ce coup d'autorité, auquel on s'était constamment refusé jusqu'ici, malgré les réclamations de la France, est dû, je crois, aux instances des autres puissances, qui, atteintes elles-mêmes par l'influence de ces messieurs, ont demandé positivement leur renvoi : et puis il y a aussi de leur bonne grâce actuelle à notre égard.
J'avais rencontré le neveu deBrissot en question, il y a quelques jours, chez un imprimeur où étant entré accidentellement et m'apercevant qu'on m'y prenait pour un réfugié, j'avais profité de la méprise pour écouter ces gens en toute liberté, d'autant mieux que l'imprimeur et lui croyaient parler à un des leurs.
On m'a tâté, par quelques mots ; je n'ai rien dit que des choses vagues, et alors prenant un peu confiance, on a tiré de la poche un portrait ; j'y ai jeté un coup d'œU, c'était celui du petit Napoléon, qu'on se
(1) Cauchois-Lemaire s'était réfugié en Belgique à la suite de la suppression du Nain jaune et pour éviter les effets d'un mandat d'arrêt lancé contre lui. Son collaborateur Isidore Guyet l'avait accompagné ; ils y rédigeaient le Vrai libéral, c. b.
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passait dans les mains avec tendresse, on ne l'avait, disait-on, que pour une heure ou deux et on se hâtait de le porter chez tous les amis. Cette rencontre m'a assez amusé.
Une autre fois, dans les rues, je vois arrivera moi une espèce de drôle, que j'ai connu à Paris dans tous les partis, chez Lucien, chez ï'ouché, chez Barras, emprisonné sous tous les régimes, parce qu'il est espion infidèle et qu'il vole l'argent qu'on lui donne pour cet emploi : C'est un nommé Jullian (1); je ne sais si vous le connaissez. Il m'aborde, je le fuyais, impossible à moi de ne pas m'arrêter. De très bons propos d'abord sur le gouvernement, sur les hommes, sur moi-même.
— Et pourquoi étes-vous ici ? lui dis-je. On baisse un peu la voix.
— C'est pour me faire imprimer, me dit-on.
— Pourquoi pas en France ? repris-je un peu plus haut.
— Oh ! mais c'est un ouvrage, réplique-t-on du ton le plus doucereux, qui combat le dogme de la légitimité.
— Eh bien, moi, monsieur, lui dis-je en passant mon chemin, je suis pour la légitimité la plus entière, la plus directe comme la seule garantie de notre paix poUtique, ainsi, nous ne nous entendrions pas. Votre serviteur.
(1) Après avoir combattu les premiers excès delà Révolution, ce publiciste avait fini par y adhérer et même par accompagner Fréron dans sa mission contre les royalistes du Midi. II se tint à l'écart pendant tout le règne de Napoléon et quitta la France au retour des Bourbons, c. b.
Et je cours encore.
Ce sont là mes rencontres les plus comiques, car je ne vous parle pas de pauvres diables de régicides, tout honteux, tout peureux qui sont au Parc, et que je reconnais de loin. Ceux-là ne donnent pas l'idée d'avoir envie de remuer, tels que Sieyés et autres.
Cambacérès est parti pour la Hollande ; il était bien le plus prudent de tous les hommes. J'ai su que, quand l'huissier de Bonaparte, Santini, passa ici, il barricada sa porte cochère au moyen de trois verrous et de barres de fer mises en travers. L'homme vint en effet et frappa inutilement. Le prudent réfugié est maintenant en Hollande. Rien de plus original, dans les promenades publiques, que son air lent et solennel tel que vous le connaissez, une longue redingote bleue, croisée, une grande canne, une perruque noire, cocarde orange, et teint citron. Je ris encore d'une de mes petites filles, à qui on disait souvent :
— Voilà Cambacérès qui passe, et qui l'ayant enfin vu un jour, accourut à nous tout étonnée, en s'écriant :
— Mais c'est un homme !
Le duc de Welhngton est ici ; j'ai dîné avec lui à Laeken, chez le roi. Toute la famille royale y était, ainsi que le corps diplomatique et les étrangers de marque. Ce roi est fort sociable ; j'ai souvent causé avec lui ; il me parla dans le temps de l'apparition du revenant (1). Ses enfants sont sans cesse dans la société, même la jeune princesse d'Orange, venue de Russie et qui a les manières les plus séduisantes : le prince son mari est très accueillant ; ce sont des
(I) M. de Blacas. c. b.
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mœurs de prince toutes différentes de celles des autres.
Du reste je \is beaucoup dans ma famille, la maison d"Ursel et d'Arenborg, où, Dieu merci, je n'ai aucune figure de mauvais perturbateurs à rencontrer ; on y est très prononcé contre eux, même contre le lord Kinnaird, qui est reçu partout ailleurs, et qui est ici ma bête d'aversion. Cet homme aime le trouble de fantaisie et de caprice ; accueille toute cette séquelle et est un centre d'autant plus dangereux, qu'avoué et bien traité par son gouvernement, on n'a aucune prise sur lui.
Madame Hamelin est également à Bruxelles, je ne l'ai pas rencontrée. Nous enverrez-vous madame Regnaud, pour compléter cette charmante société ? Les Arnault et consorts se sont ici bien évertués d'intérêt et de compassion pour cette dame. On m'a mandé que nos ultras de Paris avaient manifesté le même sentiment en haine du gouvernement qui sévissait si justement contre elle. Quelle démence !
Adieu, car je me surprends à bavarder avec vous, comme j'aime tant à le faire lorsque nous nous rencontrons.
Parlez de moi à tous nos amis, je sais qu'une partie est au Marais, ne m'y oubliez pas quand vous irez.
Croyez à la tendre et sincère amitié que je vous ai vouée.
AU COMTE DE MONTLOSIElî.
Paris, mai 1817.
Vous avez raison, nous ne sommes ni forts ni solides et cependant les attaques et les résistances sont
sans efforts et sans constance. Les es^ji-its ont de l'inquiétude, de la méfiance ; ils sont encore susceptibles d'ardeur, dès qu'il n'y a aucun risque et quelque espérance. Les ministres sauront-ils gouverner un peuple si éminemment gouvernable ? Sauront-ils avoir une vigueur régulière et imperturbable. L'opinion leur servira-t-elle de secours? Y puiseront-ils de l'autorité? Et les étrangers, que feront-ils ? Et l'Europe, serat-elle môme sans convulsions et sans émotions intérieures? Voilà bien des sujets de « dubitation », bien des chances de perdition; je crois seulement qu'il y en a aussi pour le salut.
Depuis que M. de Blacas est parti par la grâce de Dieu, on trouve que le ministère ne donne plus signe de vie : qu'il ne fait point avec décision et avec effet les amputations économiques; se laisse jeter à la face de méprisantes injures par M. de Bonald ; qu'il permet de professer de singulières doctrines par M. de Vatimesnil(l); qu'il hésite à adopter pour les lois de la prochaine session, un esprit franchement constitutionnel. Tels sont les blâmes dont on s'entretient, et, comme les ultras ont adopté l'Évangile des libéraux, il n'y a plus personne pour défendre le pauvre ministère. Mais tout cela se dit si haut, qu'il en recueillera quelques fruits.
(1) M. de Vatimesnil substitut du procureur du roi, venait déjouer un rôle considérable dans les récents procès de presse, c. b.
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A MADAME DE BARANTE (1)
Paris, 13 juin 1817.
Dans les environs de Lyon on a fomenté une sédition sérieuse et du plus mauvais caractère avec le drapeau tricolore, et le nom du petit Napoléon; il y avait complot et partie liée. La disette n'y était pour rien, pas même comme prétexte (2). Les officiers en demi-solde, bons partout ailleurs, se sont montrés là coupables ou malveillants. Le gouvernement a réussi à tout enrayer complètement et à temps. Mais c'est un accident fâcheux pour la marche des affaires.
J'aidiné hier chez madame de StaëL II devait y avoir beaucoup de monde. On a dû tout décommander parce qu'elle était trop souffrante. Elle l'est cruellement et en même temps découragée, révoltée et profondément épouvantée de son état. Elle m'a fait une impression bien douloureuse. Elle est touchée du peu de soins que je lui rends comme s'il y avait à moi quelque mérite.
(1) Alors au Marais, où. M. de Barante venait passer les dimanches, c. b.
(2) Par suite de pluies continuelles, la récolte de 1816 avait été des plus mauvaises. L'année précédente, la nécessité de nourrir pendant plusieurs mois un million de soldats étrangers, ainsi que les ravages de Tinvasion, n'avaient laissé aucun excédent de grains qui pût contrebalancer l'insuffisance de 1816. Aussi dès le commencement de 1817 la disette devint-elle affreuse, malgré tous les efforts du gouvernement pour la conjurer ou y remédier. On eut à réprimer de nombreux troubles auxquels les ennemis de la r&stauration se gardèrent de rester étrangers, c. B.
284 SOUVENIRS nu baron de barante.
Dix minutes après que je suis avec elle, je la vois plus •calme, plus distraite, je le sens, et en vérité je me reproche de ne pas être assez sensible à cette affec" tion mêlée de si tristes idées. Car rien ne la trompe, rien ne lui fait illusion : tout ce qu'on dit pour la rassurer est inutile.
Albertine (1) est admirable de tendresse et de soins. Ah! mon Dieu, quel spectacle! Voir finir ceux qui vous ont porté tant d'amitié, c'est le supplice de la vie.
Paiis,' mardi 17 juin 1817.
J'ai retrouvé hier madame de Starl dans un état fort inquiétant. La nuit et la matinée avaient été effrayantes. Klle avait fait avec une tendresse et une présence d'esprit déchirantes, ses adieux à tous ceux qui l'entouraient. Ils étaient encore abîmés de cette scène. Cependant un mieux est survenu. Les médecins disaient même que la crise du moment n'avait rien de plus particulièrement dangereux que l'état habituel. Je l'ai vue, elle était calme; eUe m'a parlé avec tristesse; mais il lui était rentré un peu d'espérance qui lui donnait quelque sérénité. J'ai diné \h avec tous ces pauvres gens qui ont lant besoin de la consolation qu'apporte la communauté de sentiments.
Paris, jeudi 19 juin 1817.
Je passe presque tous mes moments libres, et j'en ai peu, chez madame de Staël, au milieu des angoisses
(1) Madame la duchesse de Broglie, fille de madame de Staël, c. B.
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de cette horrible agonie. Ni elle ni ceux qui l'entourent n'ont de véritable espoir; mais on se refuse tant qu'on peut à l'affreuse certitude contraire. L'effet d'un vésicatoire prolonge les moments. Si cet effet se soutient deux jours comme hier, c'est qu'il aura été plus grand et plus essentiel.
AU COMTE DE MONTLOSIER
Paris, 24 jum 1817.
La crise des grams est à bout. Le gouA'ernement a montré qu'il savait se défendre contre la canaille. C'est toujours cela. Elle n'est pas très forte quand elle est seule. C'est quand elle vientajouter son action à ces terribles torrents d'opinion qui se précipitent renversant tout devant eux, qu'elle est redoutable. Or, sommes-nous assez habiles, assez prévoyants pour régler le lit de ces torrents, et leur tracer un cours tranquille? Séparer complètement l'autorité royale des gens pour qui elle s'est perdue, avec qui elle a souffert avec qui elle est rentrée, avec qui elle a mille liaisons, mille rapports sympathiques, composer à cette autorité royale un entourage nouveau ; lui donner des lettres de naturahté dans la France nouvelle et n'y admettre de cette façon que ceux qui s'appellent ses vieux ser^iteurs, tout cela étonne et effraye certains esprits. La chose sera cependant : tout nous y pousse, mais si nous ne marchons pas nous serons poussés trop fort et culbutés.
Le renvoi de M. Dubouchage est un pas de plus dans cette route, mais il n'y aura pas satisfaction quant aux personnes, tant que le duc de Feltre sera là ; c'est
un poteau planté contre l'armée française, et comme les souvenirs, la gloire, les malheurs de cette armée deviennent chaque jour plus populaires ; que peu à peu on en fait les temps héroïques de la nation, il faut, de toute nécessité, faire cesser cette mise hors la loi que maintient le duc de Feltre par faiblesse, plus que par con^•iction.
Quant aux opinions, le ministère se tient encore en arrière et craint de s'engager trop avant dans la ligne des libéraux. Or, elle est voulue aujourd'hui par les uns et par les autres; comme persuasion ou comme moyen d'attaque, ce seraprobablementl'esprit dominant de la prochaine session, et alors il faudra céder davantage, si l'on se résigne plus tard.
L'article dont vous me parliez est de M. Chateaubriand (1). C'est une inspiration du manuscrit de Sainte-Hélène, du machiavéUsme de feuilleton, la monarchie fondée sur la corruption des mœurs et les formes de la reUgion. M. Guizot a fait une bonne réponse dans le Moniteur, mais tout cela est ^ieux et oublié.
A MADAME DE BARANTE
Paris, 2o juin i817.
Madame de Staël était mieux hier au soir. La nuit a été excellente. Je l'ai vue. Elle s'intéresse encore à tout et a quelque plaisir à causer ou plutôt à entendre causer, mais elle est bien affaiblie.
(i) Cet article avait paru le 5 juin dans le Journal des Débats. G. B.