‹ Souvenirs anecdotiques; médecine navale, saint-simonisme, chouannerieChapitre 34 sur 49 · LXXII. Sortie de Ménilmontant ; correspondance à ce sijet · texte numérisé non relu

LXXII. Sortie de Ménilmontant ; correspondance à ce sijet

Le lendemain je quittai Ménilmontant. On me remit 1 fr. 50 pour payer le commissionnaire qui emportait ma malle, d'ailleurs assez légère.

Je n^avais jamais revêtu le costume d^apôtre ( la tunique et le gilet symbolique) ; je portais seulement la ceinture de cuir sur l'habit bourgeois. Il en était ainsi de quelques autres reclus, de Massol, par exemple, aujourd'hui le propagateur de la morale indépendante, mais qui resta longtemps encore dans la croyance et dans la soumission religieuse au père.

Je viens de retrouver dans une vieille liasse de papiers portant cette étiquette : Souvenirs du saint-simonisme, quelques brouillons de lettres écrites à des amis, sous le coup des impressions qui me firent rompre brusquement avec la communauté saint-simonienne, ou plutôt enfantinienne^ pour rapporter à qui de droit la farce religieuse jouée sur les hauteurs de Ménilmontant.

Le lendemain de ma sortie,- qui avait eu lieu le 10 août, j'écrivais à mon camarade Maingon :

« Cher frère, je suis hors de Ménilmontant, parce qu'on m'y semble infidèle à la grande mission d'améliorer le sort du peuple par les moyens les plus rationnels et les plus efficaces. Tu te ferais avec raison une affreuse idée de mon désespoir, si de nouvelles espérances pour l'humanité, plus brillantes et plus prochaines, mieux fondées surtout, n'é-

talent venues remplacer celles qui m'avaient amené dans Tapostolat saint-simonien. La promptitude avec laquelle je t^ai déjà fait part de ce qui ressortait par moi d'une première et incomplète lecture de Fourier te montre combien j'ai à cœur de te tenir au courant 6e fie qui se passe dans mon esprit, toi et ceux qui comme toi, dans la route ouverte par Saint-Simon, dirigeaient et mesuraient jusqu'à un certain point leur marche sur la mienne.

Il S'il m^eût été permis de choisir entre la sincérité et la prudence, entre le devoir et l'amour-propre, je n*aurais pas accompli aujourd'hui une rupture qui va m'attirer des railleries et qui me jette sur le pavé de Paris sans ressource. Mais il est dans ma destinée, coûte que coûte, de confesser et de suivre la vérité, partout où je l'aperçois, et quoi qu'il puisse advenir.

a Je t'envoie une copie de )a lettre que j'ai écrite et fait remettre au Père, ou plutôt à M. Enfantin ; car j'aurais regardé comme une faiblesse coupable et comme un tort envers lui-môme de lui donner désormais ce titre de Père. Tu n'accepteras peutrétre pas aujourd'hui tout ce que ma lettre contient, j'ai cependant la confiance que l'avenir justifiera mes répulsions (1).

tt L'analyse des passions humaines, telle que la donne Fourier, renverse de fond en comble tout l'échafaudage du saint simonisme. Les chefs saiut-simoniens nont tenu compte que d'une seule passion, de celle qui porte le supérieur à élever i'inférieur, ou celui-ci à s'élever vers le supérieur. C'est, comme l'appelle Fourier, l'ambition ou le sentiment hiérarchique. Quant à l'amitié qui veut l'égalité, quant à l'amour et à l'affection paternelle et maternelle qui ont besoin de condescendance, d'indulgence portées même jusqu'à l'aveuglement, ils ne leur donnent aucune place naturelle et vraie dans leur système de paternités superposées.

«De la loi du double essor des passions qui produisent tantôt le bien, tantôt le mal, moins encore d'après l'intention des personnes que suivant les dispositions du milieu où ces forces s'exercent, ni Saint-Simon, . ni Bazard, ni Enfantin n'ont jamais eu !e soupçon. Ils n'ont aussi pas entrevu que les fonctions doivent être variées pour le même individu, afin d'utiliser toutes ses aptitudes, et que les rapports hiérarchiques de chacun doivent varier pareillement dans ses diverses fonctions ; ce qui

(1) De cette lettre à Enfantin je n'ai conservé qu'une partie; voilà ce qui m'empêche de la donner. On peut d'ailleurs s'en faire une idée par le contenu de ma correspondance avec mes amis et coreligionnaires d« firest.

satisfait aa vœu d'égalité. Dans leur rêve d'union et d*aeeord par l'intermédiaire du prêtre, ils roéconnaissent le besoin de contraste et de rivalité, si utile au plein développement et déploiement des forces.

a II faut sans doute quelque force de caractère pour faire ce qu'on fait à Ménilmontant ; mais on n'en est venu là qu'à l'extrémité, etd*ailleurs le médecin qui, dans une rpidémie, ti'iiîoculerait le mal au lieu de chercher à le guérir, passerait tout simplement pour un fou ; ce médecin ne ferait-il pas mieux de ne se pas mettre par là dans Timpoesibiiité d'appliquer les secours de son art?

« On prétend que, si tout le monde acceptait le travail, même manuel, comme les apôtres en donnent l'exemple, la société serait guérie, guérie du moins de la misère et de l'oisiveté. Pour amener ce résultat, il faut, comme le démontre Fourier, remplir une autre condition qui, à Ménilmontant, fait complètement défaut, celle de rendre le travail ai' trayant, faute de quoi Texemple est tout à fait perdu. 11 tombe même dans le mépris du peuple, si le travail que le peupl% voit accomplir, comme celui de la construction d'un temple de gazon, lui semble un gaspillage de main-d'œuvre.

« Les graves et modestes repas auxquels on fait assister le public ne produisent pas un meilleur effet. Pour les riches, c'est un épouvantail que cette coutume renouvelée des Spartiates; pour la classe ouvrière, c'est de peu d'attrait; enfin cela peut devenir l'occasion d'un redoublement de souffrance pour quelques affamés, comme il s'en trouve parfois aujourd'hui dans la foule.

tt Ce n'est pas tout de dire qu'on renonce aux services des salariés; il y a d'autres services que ceux qui consistent à^ faire les lits et la cuisine. L'ouvrage matériel qui s'exécute à Ménilmontant ne représente pas en valeur le huitième de la consommation des apôtres, qui prélèvent par conséquent les sept huitièmes restants sur des salariés, tout comme le commun des bourgeois.

« Nos Pères n'ont aujourd'hui ni plan ni prévision d'avenir. Aussi le révélateur attend. C'est tantôt une émeute qui amènera son intervention ; tantôt c'est un signe qui l'appellera en Orient, pays des prodiges où Ton espère trouver la femme-messie ; d'autres fois on tourne les yeux vers le vaste continent américain, puis vers l'Australie, terre enfantée tout exprès de nos jours pour l'expansion de la religion nouvelle. A ces courses éclatantes on se prépare en soufflant dans des cors de chasse, en marchant au pas, en faisant des évolutions en l'honneur du Père. Pour se mettre en goût, on lit aussi en commun quelques pages de l'histoire des croisades, de la vie de Mahomet, des légendes religieuses de l'Inde, etc. Pour moi, ami, l'on s*occupe trop peu directement de rob}et qui m'avait amené, l'amélioration du sort du peuple, et

auquel j'avais entendu faire le sacrifice de mon grade et de mes affections de famille. Je n'aime pas assez le Père ; voilà ce qu'on ne cessait de me répéter en guise de réponse à mes objections. Eb bien! je trouve que le Père n'aime pas assez sa grande fille, l'humanité soufflante d'aujourd'hui, à laquelle il faut autre chose désormais que les joujous dont on amusa son enfance, n

Dans une lettre à un autre ami (Foucaut) qui dirigeait une petite exploitation agricole à Guipavas et qui, un peu par mon influence, s'était jelé dans le saint-simonisme, je disais :

<c Je viens de subir une crise bien douloureuse, mais qui sera du moins salutaire pour vous, pour Maingon et pour ceux de nos compatriotes que leur cœur pouvait entraîner à des actes de dévouement funestes pour eux et stériles pour l'humanité.

« L'effet des^ravaux et de la vie monacale de Ménilmontant est nul sur le public qui venait visiter le jardin, plus disposé à rire de l'excentricité des reclus qu'à les imiter. Le peuple surtout, au bout de quelques jours, regardait en pitié ces ex-bourgeois se mettant en nage pour brouetter de la terre d'un bout du jardin à l'autre. Et moi aussi, malgré le bandeau de la foi que je m'efforçais de tenir collé sur mes yeux, je me demandais de temps à autre : à quoi bon ceci? — J'aurais compris que pour présenter aux regards du peuple de beaux produits, un défrichement, une moisson, nous eussions travaillé, travaillé avec ardeur; mais traîner des brouettes pour le plaisir d'en traîner, c'était plus démoralisant qu'édifiant pour la classe ouvrière, préoccupée à bon droit de VutUe.

« Gomme tout cela se faisait avec une gravité de trappistes, les oisifs n'étaient nullement attirés. Je me livrais pour mon compte avec quelque plaisir à ceux des travaux qui n'étaient pas complètement perdus, comme l'arrosage de quelques planches de salades ou de choux ; mais la nonchalance que plusieurs de mes compagnons apportaient à la tâche qu'ils se rejetaient souvent les uns aux autres, comme feraient des salariés, diminuait un peu ma confiance dans les hommes.

a Je m'enhardissais quelquefois jusqu'à dire aux Pères : mais si vous aviez, ainsi que vous en affichez la prétention, la société à gouverner, comment feriez-vous? Ici vous parvenez à peine à conduire quarante hommes et à cultiver un jardin.

« J'étais mécontent aussi de toutes ces répétitions de manœuvres qu'on faisait .à huis-clos avant de les exécuter devant le public. Pour savoir dans quel ordre défilerait la famille, comment le Père ferait son «Qtrée avec son escorte, c'étaient des préliminaires à n'en plus flnm La

forme emportait le fond. Tout ce charlatanisme n'était pas de mon goût.

« Enfin, mon cher Foucaut, je n'aurais pas démordu. Le but après tout est si beau ! Mais les ouvrages de Fourier qu'on ne se souciait guère de nous voir lire, me sont tombés entre les mains... »

(La veille du jour où j'écrivais j'avais pour la première fois assisté à une des petites réunions du mercredi soir chez Fourier, rue Joquelet, 5, et voici une des remarques que 'je transmettais à Foucaut sur Tauteur de la Théorie sociétaire.)

« M. Fourier est d'une grande simplicité; il parle avec bonhomie et juge avec beaucoup de finesse. Il citait hier quelques journaux qui s'étaient occupés de sa théorie, et il signalait d'un mot les erreurs où ils étaient tombés. Il est calme sans affectation, et je ne l'ai pas entendu déblatérer contre M. Enfantin et ses apôtres, comme j'aurais pu m'y attendre d'après ce qu^on m'avait dit de lui à Ménil montant...

« Si je puis me créer à Paris des occupations qui subviennent à mon existence, j'y demeurerai. Quant à vous, cher Foucaut, moissonnez vos blés, soignez vos trèfles ; c'est ce qu'il y a de plus positif et de moins trompeur en fait de moyens de concourir à l'amélioration du sort de nos semblables. Gardez cependant toutes vos espérances dans l'avenir heureux de l'humanité : elles me paraissent plus fondées que jamais.»

D'une troisième lettre adressée à M. Gueysse, alors sous-inspecteur de la marine, j'extrais les passages suivants :

«Mon cher Gueysse, j'avais promis de vous écrire, et je n'ai pas tenu parole. Ce n'est pourtant pas faute de songer à vous, à vous si consciencieux dans votre foi, mais qui sentiez en même temps que la douleur, peut-être mortelle, d'une mère, ne pouvait être ni bonne ni sainte aux yeux du vrai Dieu. Je vous félicite du sentiment do piété filiale qui fit équilibre à votre tendance au dévouement et vous détourna d'un sacrifice à peu près nul pour 4e bien de l'humanité. Je me félicite moi-même de n'avoir pas eu assez d'influence pour entraîner d'autres hommes généreux à faire ce que j'ai fait, au prix de cruels tourments pour leurs familles et pour eux.

Je m'étais mis deux fois à vous écrire de Ménilmontant : pourquoi deux lettres commencées n^nt- elles jamais été terminées et mises à la poste? C'est qu'il y avait autour de moi des choses qui ne répondaient pas à mon attente, sur lesquelles je suspectais mon propre jugement sans pouvoir non plus le récuser complètement. Alors j'hésitais à écrire de peur de n'êtFO pas entièrement vrai ou d'afliaiblir dans les autres une foi et une ardeur religieuse, que je regardais comme ce qu'il y a de plus précieux au monde.

« Malgré toutes ces choses, qai me causaient de la surprise et du désappointement, je voulais tenir bon : j'attendais. Le moment, me disais-je, n'est pas venu où le père et ses fils montreront tout ce qu'il y a en eux de virtualité. Mais j'ai lu Fourier, et il est de toute évidence que rheure ne viendra pa8 pour les saint-&imcniens. Ce qu'ils peuvent, ils Font fait, c'est répandre l'idée, c'est susciter le désir de Tassociation. Quant à la réaliser, il faut qu'ils y renoncent ; ils n'ont pour cela que des moyens dont l'humanité ne veut pas, qu'elle repousse avec raison et qui, réussit-on à les faire accepter, n^auraient point le succès que nous nous en promettions.

tt Cette conviction, dès que je l'eus acquise, ne me permettait plus de rester parmi les apôtres. Dans la soirée où l'on nous a lu la correspoDdance de Talabot, correspondance qui fait honneur à ses sentiments, mais qui était pour moi une preuve de plus que nous n'avions que le néant devant nous, j'ai annoncé ma fuçon de penser à la suite de la lecture que Barrault venait de faire de deux de mes lettres, rencontrées dans les papiers laissés par Talabot. J'étais vivement ému; on remit à me répondre après la séparation de la famille. A ce moment j'eus un colloque avec plusieurs membres qui ne répondaient à mes objections que par ces mots : « Il faut avoir foi dans le Père, il faut aitt mer le Père, vous ne l'aimez pas assez... »

Si dans ma correspondance particulière avec ceux que j'avais contribué à amener au saint-simonisme, je n'épargnais pas les critiques au père Enfantin et à ses apôtres , vis-à-vis du public je prenais leur défense, comme le prouve la lettre suivante que j'adressai, le 29 août 1832, au journal le Finistère :

« Monsieur le rédacteur,

tt Je vois par une lettre d'un de mes amis qu'on se méprend étrangement à Brest sur les motifs de m^ sortie du sein de la famille saintsimonienne. Bien, je le déclare, dans tout ce qui s'est passé par rapport à moi, rien dans tout ce que j'ai vu et entendu à Ménilmontant, nMnculpe en aucune manière la probité ni l'honneur des chefs ou de Tun quelconque des membres de l'apostolat. Ainsi lorsque j'ai donné ma démission et remis entre leurs main| la partie de mon avoir qui n'était pas indispensable pour l'éducation de mes jeunes frères, j'ai agi librement, spontanément, en toute connaissance de cause, et j'ajoute avec bonheur. Je savais parfaitement à quelles chances, à quelles épreuves je me soumettais, et je les acceptais avec joie, persuadé que par là jo faisais ce qu'il y avait de plus efficace pour l'amélioration du sort des classes souffrantes.

« Tant que j'ai gardé cette conviction, j'ai fait ce que font encore les saint-simoniens qui la conservent, et que j'aime et j'estime toujours; mais du jour où il m'a été démontré que celte amélioration pouvait s'obtenir mieux, plus sûrement et plus vite par d'autres moyens, j'ai dû me retirer du saint-simonisn^e.

a Au moment où les chefs saint-simoniens viennent d'être frappés par une condamnation pour laquelle je me regarde comme solidaire, car je ne désavoue ni ma présence dans quelques-unes des réunions incriminées, ni ma faible part dans la propagation des vues condamnées, je ne doute pas, monsieur, que vous consentiez à insérer cette lettre dans votre journal. Il me resterait toute la vie un remords, si mon silence devait contribuer à entretenir des préventions injustes contre les hommes généreux avec lesquels j'ai vécu pendant quelques semaines.

a Veuillez agréer, monsieur le rédacteur, l'assurance de ma parfaite considération.

« Gh. Pellarin. »

LXXn. Snr le pavé de Paris sans le tK)n. Henrensexnent, quelques vieux amis étaient là.

Cependant la première conséquence de ma brusque sortie de la communauté saint-simonienne, sans un sou vaillant en ma possession, c'était de me jeter dans un cruel embarras. Je fis porter ma malle chez mon camarade de collège, Prosper Delasalle, qui avait chez son grand-père, rue des Blancs-Manteaux, un petit logement de garçon où il ne couchait que de loin en loin. Cet ami me fit un tout aussi bon et aussi fraternel accueil que si je n'avais pas, un mois et demi auparavant, sauté pardessus tous ses avertissements et ses prudents conseils. Il m'offrit de partager sa bourse comme sa chambre. Je passai là huit jours, au bout desquels, craignant d'être importun, sinon à lui, du moins à sa famille, je m'en allai , malgré les vives instances de mon hôte , louer un cabinet garni, rue de Seine, 42, à l'hôtel de Normandie, où logeait mon camarade' de la chirurgie de marine, Th. Turquet, venu à Paris pour achever ses études et passer les examens du doctorat. Lui aussi mit cordialetnent à mon service ses modestes ressources d'étudiant.

liXXIÎI. Entrée en rapport avec les phalanstériens.

Je n'avais eu rien de plus pressé que de me mettre en rapport avec les disciples de Fourier, qui concouraient avec leur mattre à la rédaction du journal hebdomadaire le Phalaastère ou la Réforme indus-

trielle. Ce fut vers Jules Lechevalier, ex-saiAt-aiqdonien, que j'allai d'abord. Il m'accueillit avec beaucoup de rondeur et me témoigna une sympathique bienveillance, comme s'il eût eu conscience d'être pour quelque chose dans mon naufrage. Une exclamation dans ce sens lui échappa même à l'occasion de mon piteux cas, qui n'était pas sans avoir des analogues parmi les plus candides d'entre ceux qu^avait séduits l'utopie saint-simonienne. Jules me présenta le lendemain à Victor Considérant qui avait quitté l'école du génie de Metz pour venir faire à Paris de la propagande jphalanstérienne. Considérant, avec un entrain tout militaire, franchit d'emblée les préliminaires de la camaraderie, et à la deuxième entrevue nous étions à tu et à toi. Ces façons m'allaient mieux que les airs importants ou béats des Pères de Ménilmontant. Je fus dès lors un des plus assidus dans le petit groupe qui se réunissait tous les mercredis soirs autour de Fourier.

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