PRÉFACE, XXXI
les incorrections du texte de Jean Robert.
Cest en 1 804 que les Souvenirs ont été pour la première fois imprimés à Paris ^ par les soins d' Juger, C académicien, qui, outre une notice assez étendue , j ajouta, un choix des lettres de madame de Caylus. Cette édition, dont le texte a été revu avec soin, a été plusieurs fois réimprimée jusqu en 1823.
Dans l'intervalle, un éditeur qui rïa pas moins honoré la librairie françoise par son savoir et par son bon goût cpœ par la belle exécution matérielle de ses publications , Antoine - Augustin Renouard fit paroitre, d'abord in-octavo, puis in-douze et in-dix-huit , une nouvelle édition des Souvenirs, ornée de quatre portraits. M. Renouard, en tête de Védition in-dix-huit, prétendoit donner pour la première fois le texte véritable
des Souvenirs collationné sur le manuscrit original du comte de Caylus^ que Marin^ son secrétaire^ avoil bien voulu lui communiquer . Cette prétention lui a été contestée par M. de Monmerqué j qui, en réimprimant dans sa Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France (1822), les Souvenirs de madame de Caylus, croyoit avoir retrouvé le texte authentique rétabli^ par fragmens il est vrai, dans les Mémoires inédits d'une autre élève de Saint-Cyr, fort avant dans t intimité de madame de Maintenon et de sa nièce, mademoiselle d Aumale. Selon M. de Monmerqué, mademoiselle d'Jumale, qui avoit voué une sorte de culte à la mémoire de son institutrice, se seroit imposé le devoir de réunir après sa mort tous les docu mens propres ci la faire bien connoître, et à perpétuer dans la maison
les sentimens de rcconnoissdncc et de vénération quelle-nicine c prouvait pour la fondatrice. Dans ce but, elle fit prendre des copies des lettres de madame de Maintenon et dune partie des pièces qui font partie des archives de Saint-Cyr . Elle écrivit même une relation de Vhistoire de la maison et des bienfaits qui lui ont été accordés par Louis XIV et par madame de Maintenon.
C'est dans le cours de cet ouvrage, resté manuscrit, que, toujours suivant M. de Monmerqué, mademoiselle d Aiimale déclare avoir reçu de madame de Cajlus ses mémoires écrits de sa main, et que, ne pouvant mieux dire, elle a encadré clans son récit des moiceaux entiers de l'ouvrage de madame deCaylus\