‹ Souvenirs -- correspondance, 1831-1908Chapitre 17 sur 60 · IT · texte numérisé non relu

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g'ücs promenacles. liane l’avail seulement prié de ne pas se montrer à la grille.

— Pourquoi ? avait-il demandé, -

— Mais» si vous étiez connu, j’aurais certainement une manifestation poj)ulaire me reprochant de vous trop bien trait('r et me demandant l’égalité de la détention. Si le bruit de votre arrestation se répandait, il nous serait bcaucouj) plus difficile ensuite de vous mettre en liberté.

Le prince de .loinville écrivit à tiambetta une lettre dans laquelle il s’engageait à ne pas chercher à s’évader. Il alla s'embarquer à .Saint-Malo, accom- ]nigné par le secrétaire général de la préfecture de la Sartbe. Lorsqu’il partit, le prince de Joinville remercia Ranc, non sans une certaine effusion, de lui avoir fait une captivité aussi douce.

Ranc lui répondit :

— Vous avez été traité comme je désirerais <|uc l’on traitât tes républicains cpiand on les arrête.

T.,e gouvernement de la Défense Nationale dut s’éloigner de Jours. Oii allait-il aller? Ranc reçut ces quelques billets brefs dans lesquels on l’invitait à peser sur la décision de Lambetta et à éviter que Rordeaux fût le siège des dévoués ouvriers de la Défense Nationale.

Cher ami,

In.sistez donc auprès de Gambella pour que nous allions à Toulouse. Cela serait prélerable à Bordeaux ou Lyon suivant l’idée de Spuller el de Cballemcl-Lacour.

\''oire

S.WDRIOUF.

Mon cher Ranc,

Dites donc à Gambetta de ne pas aller à Bordeaux. Il vaut mieux choisir Lyon à tous points de vue. Je compte sur vous pour le décider. Ayez confiance en moi.

E. Spuller.

Néanmoins, Bordeaux fut choisi en raison de la proximité de la mer et de la sympathie que la population bordelaise républicaine et patriote manifestait à Gambetta.

De Paris, Ranc reçut des nouvelles des amis qu'il avait laissés ; de cette correspondance, citons celte curieuse lettre :

6 janvier 1871.

Mon cher Ranc,

Malgré les horreurs du .siège ,on a fêté le Jour de l’An. Ce matin-là, on a rencontré dans Paris un nombre' incroyable de gens portant des bouc|uets. Il est vrai qu’on se passait ces fleurs. Tout le monde rit encore du bouquet de la générale.

La générale Schmitz en ayant reçu un aux fleurs remarquables, Schmitz l’envoya chez Sarah Bernhardt.Un des fervents de l’illustre tragédienne, venu pour lui offrir ses vœux, remarqua le bouquet, le lui demanda pour l’envoyer à sa sœur. La sœur était la femme du commandant qui prit le bouquet et le fit porter à la générale Schmitz. La femme du général Contre-Ordre reprit le bouquet dont elle retira, non sans rire, la carte de son mari. Comment avons-nous la force de sourire ?

V otre

Francisque Sarcey.

Nous no snnrinn.s mionx lorminor oo chnpilro sur 1870, (nr('n l■('pI■o(luisan^ l'un dos nrlicdos <|uo llnno ronsari'a à M. de Froycinet :

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