‹ Souvenirs -- correspondance, 1831-1908Chapitre 35 sur 60 · LE RETOUR · texte numérisé non relu

LE RETOUR

Cher monsieur et cher ami,

Il faut absolument que je vous voie pour ma Revue !

Voulez-vous venir me voir jeudi de quatre à cinq ou samedi de huit à dix. — Je vous prie de me répondre, monsieur le sauvage ?

Mille assurances de vraie affection,

Juliette Adam.

Mardi, 10 juin.

Mon très cher ami.

J’étais inquiète de la santé de votre père, car tous ceux qui vous aiment et ont souffert avec lui de votre absence, souffrent avec vous pour lui.

Prenez tout votre temps pour le soigner, mais dès maintenant songez à un article ou à une série d’articles pour ma Revue, dont le titre est, pour le plaisir de mes vieux amis, la Hevue de Paris.

Je voudrais de vous des impressions politiques dans l’esprit de quelques lettres, si élevées, si hères, si calmes, que nous avons lues dans l’intimité, que vos amis se comptaient pendant votre long exil. L’exil jugé par le retour.

Lundi, j’irai probablement à Versailles, et vous seriez la grâce même si vous acceptiez, ce jourlà, de venir me voir de huit heures et demie à neuf heures et demie. Est-ce possible ?

Mille amitiés bien vives et bien vieilles.

Juliette Adam.

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