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Ranc paya de son mandai sénatorial son allitude courageuse pendant l’affaire Dreyfus. Il ne fut pas réélu, en 1900, par le Collège électoral de la Seine. Son échec provoqua, dans le.pérti républicain, un véritable mouvement de protestation. Les lettres que voici nous en apportent un écho certain :
30 janvier.
Mon cher Ranc,
Élu, je ne vous aurais pas félicité d’une dette payée par la démocratie au vieux et ferme républicain que vous êles, et surtout après les services que vous avez rendus pendant ces der- ' nières- années. j
Mais vous ôtes battu et je suis navré, et c’est | du plus profond de mon cœur que je tiens à : vous faire part, comme républicain et comme ] ancien ami, de ma douleur en ouvrant, ce matin, î le Radical.
L’échec d’aujourd’hui prouve, une fois de plus, ; l’ingratitude du grand nombre et l’imbécillité des autres, s’ils ne sont pas d’abjects nationalistes. ! Heureusement que l’échec est réparable et qu’il
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ne saurait se passer de longs jours sans qu’un siège vous soit offert au Sénat où votre absence laisserait trop de vide.
Votre,