‹ Souvenirs -- correspondance, 1831-1908Chapitre 56 sur 60 · L. Trarieux · texte numérisé non relu

L. Trarieux

PAGES d’affection

45rD

Paris, le 31 janvier 1900.

Mon cher monsieur Ranc,

C’est avec une profonde tristesse cjue j’ai connu les résultats des élections de Dimanche. Votre échec est une tache pour les électeurs de la Seine et un honneur pour vous.

Il grandit le courageu.x défenseur des idées républicaines, l’admirable champion de la justice et de la vérité.

Croyez, mon cher monsieur Ranc, à ma profonde affection et à toute ma reconnaissance respectueuse.

Votre tout dévoué,

Mathieu Dreyfus.

r.A DEPEr.HE DE TOULOUSE

Paris, 3 février 1900.

Mon cher monsieur Ranc,

Laissez-moi vous exprimer au nom de mes rédacteurs la désagréaljle surprise que nous a causé le scrutin de dimanche. L’acharnement avec lequel les milices nationalistes se sont ruées contre vous prouve quelle crainte vous leur inspirez et quelle haine votre vaillance républicaine leur a inspirée.

Croyez-moi votre tout dévoué.

IVANC

Bruxelles, G février 1900.

Mon cher Ranc,

Vos amis en Belgique ont été fort attristés de l’échec de votre candidature et personnellement je l’ai profondément regretté.

Cet échec vous honore puisqu’il a pour cause votre dévouement à la République et aux principes qu’elle a pour mission de défendre. C’est un titre de plus à l’estime et à l’amitié de ceux qui ont la mémoire des services rendus à la cause qui leur est chère.

Vous connaissez trop, du reste, ces vicissitudes de la politique pour avoir besoin de réconfort et si je vous écris ces quelques lignes, c’est à seule fin de vous donner un témoignage de cordiale sympathie.

Votre dévoué,

Paul Janson.

A côté de CCS Icllres inlimes, il est intéressant de citer à celle jilace les lignes suivantes de M. .Taurès el aussi les... réflexions du directeur de la Gazelle, de France.

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