‹ Souvenirs -- correspondance, 1831-1908Chapitre 57 sur 60 · LA BATAILLE CONTINUE · texte numérisé non relu

LA BATAILLE CONTINUE

L’assaut livré par la réaction nationaliste aux sénateurs républicains a été repoussé presque

(1) La Dépêche, 30 j.'învier 1900.

PAGES d’affection

parloiil. Le pays n’a pas voulu désavouer ceux (]ui avaient rejeté l’odieuse loi de dessaisissement et frappé, sans peur de l’outrage, le complot mouarchiipic et césaricu. Le parti républicain a subi quelques perles douloureuses ; et il me sera bien permis de dire ici que l’écbec de M. Ranc est une boule pour les délégués sénatoriaux de la Seine. Contre lui toutes les baiucs de l’Etatmajor et de l’Eglise, étaient concentrées : généraux et moines voulaient avant tout, l’abattre, et il a été vaincu comme il arrive si souvent aux hommes qui sont au premier rang de la bataille et qui affrontent les responsabilités de la première heure. Même quand la vérité est enfin connue, un peu de la colère et de la désaffection subsiste dans les consciences incertaines et timides, qui ne pardonnent pas aux vaillants de les avoir devancées dans les voies périlleuses de la .Tustice. Aussi bien, M. Ranc n’est pas de ceux qui .se découragent ; sa vie toute républicaine a été traversée de trop d’épreuves, et il a senti trop souvent peser sur lui les haines meurtrières de la réaction pour s’émouvoir de ce nouveau coup ; il reste le conseiller du parti républicain aux heures difficiles, et je désire que nous, militants socialistes, nous mettions au service de la République sociale la fermeté, l’esprit de suite, l’indomptable volonté qu’il a mise dejmis cinquante années au service de la Liberté, de la Réjiubliqne et de la Révolution.

J. Jauuks.

RANG

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