XII. — LE MARÉCHAL, suivant de loin Frantz qui s'éloigne
Monsieur! (Seul.) Il me semble que ces deux
invités se parlaient un peu haut... Serait-ce encore une provocation?
XIU. — LE MARÉCHAL, LE CHEVALIER, DIEGO vêtu d'un habit de général.
LE CHEVALIER. C'est Cela ; un peu plus de cambrure aristocratique dans la taille : la main gauche à la garde de l'épée ; saluons gravement, et ne répondons qu'en portugais ou en espagnol.
DIEGO. Me courber devant ces vils courtisans !
LE CHEVALIER. Mousieur le maréchal , permettez que je vous présente l'illustre étranger pour lequel je vous ai demandé une lettre d'invitation.
' LE MARÉCHAL (s'ioclinant). Monsieur...
LE CHEVALIER. Le seigneuF don Diego Ramirez de la Plata...
LE MARÉCHAL. SeîgneuF...
LE CHEVALIER. Ancien conseiller d'État du gouver^ nement provisoire de Tampico...
LE MARÉCHAL. Ah I ah !... '
LE CHEVALIER. Ex-ambassadcur du grand Bolivar, à différents souverains et empereurs.
LE MARÉCHAL. Mouseigneur. . .
LE CHEVALIER. Ex-graud chanibellau...
DIEGO (bas). Assez I,.. tu m'humilies avec toutes ces grandeurs.
LE MARÉCHAL. Votro Scigueurie veut sans douta être présentée à Son Altesse.
LE CHEVALIER (bas). Réponds en espagnol, il ne le sait pas.
DIEGO. Yo que soy contrabandisia !
LE CHEVALIER (bas au maréchal). Il ne connaît pas un mot de notre langue : j'ai eu toutes les peines du monde à le décider.
LE MARÉCHAL. Alors VOUS permettez... Il faut queje surveille, que je sois partout.
LE CHEVALIER. Comment donc Allez, allez,
monsieur le grand-maréchal. (A Diego.) Salue donc,