‹ Souvenirs d'Allemagne: LorelyChapitre 35 sur 66 · XIV. —DIEGO, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

XIV. —DIEGO, LE CHEVALIER

DIEGO. Oui, va ramper plus loin, esclave doré I vat'en changer de couleur, caméléon.

LE CHEVALIER (arrêtant un valet qui porto un plateau). Un verre de punch I allons,

DIEGO. Oui ! digérons toutes ces bassesses.

lE CHEVALIER. Un autre verre I

DIEGO. Quand je pense que ce breuvage de court!-* san est trempé des pleurs des victimes I...

LE CHEVALIER. Tu le trouvc trop faible, n'est-ce pas? Eh bien, tiens, voici une tranche d'ananas dans un verre de tokay... apprécie un peu ce rafraichissement.

DIEGO. Hélas I... la sueur des malheureux noirs a arrosé ce fruit délicat 1... Si nous allions jouer, Paulus, maintenant que je suis présenté.

LE CHEVALIER. Revenous au punch I... hein?

DIEGO. Ouil qu'il ne leur en reste plus une goutte! Hais tu ne bois pas, toi?...

LE CHEVALIER (marchant de travers). Moi?... je suis gris 1 ma parole... je n'y vois plus; je ferai des folies.

DIEGO. Nous nous soutiendrons. Allons jouer, mon argent me brûle I

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