‹ Souvenirs d'aubergeChapitre 2 sur 31 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Dix-huit l Un chiffre fantastique, pour un temps où, dès le premier enfant ^ le ménage est au complet.

En sa qualité d'ivrogne intermittent^ pour avoir t) op aimé le vin du cardinal Lavigerie^ Chavaraud ira peut-être en purgatoire. Je ne crois pas qu'il aille en enfer. Les grandes familles, visiblement bénies do Dieu, ne sont pas pour Satan.

Pourquoi parler du diable ici ?

Simplement^ parce que le démon est dans toute œuvre mauvaise. C'est le père de Végoisme contemporain. Je le vois au fond du péché qui réduit la famille ; il m' apparaît dans l'orgueil qui pousse les paysans vers les villes.

Satan aime assez le gain immodéré, les fortunes rapides y le luxe du parvenu^ le blasphème du révolté, la théorie du fils unique.

Le démon est dans l'air, mais la croix du clocher Véloigne. Voilà pourquoi je voudrais voir plus de inonde autour du clocher.

Je suis de ceux qui préfèrent les églises de campagne bien remplies aux cathédrales vides^ la blouse aux redingotes mal portées^ les gens simples aux faiseurs d'embarras^ les dévots aux fanfarons d'impiété.

Cette opinion paraîtra sans doute un peu... simple aux ambitieux, aux pauvres gens, qui, pour conquérir la fortune ou la notoriété, subissent tant d'esclavages.

PHÉFACE

Lexisiencn la meilleure est pourtant celle où Von trouve le plus de dignité,

Slls pouvaient les goâier, fen sais un grand nombre à qui suffiraient ces trois choses : vivre dans un village, défendre une idée et se réfugier dans une âme,

Paul IIARKL.

Val-Dieu, lo seplcmbre 1893.

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