‹ Souvenirs d'enfance et de jeunesseChapitre 4 sur 36 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

00 que nous avons dit, nous allons mellre en regard d'une page de notre manuscrit la page correspondante delVklition de liSiO. Chacun pourra renouveler page à page et pour ainsi dire phrase à phrase cette comparaison qui constitue assurément une curieuse étude littéraire.

Copie (le 18-2G.

Nous nous aiTtUàmes pour laisser reposer les chesaux à nn village à l'entrée des marais de Dot. Nous repartîmes ensuite, traversâmes toute la triste ville de Dol et passâmes à la porte même du collège oîi j'allais bientôt revenir, et, suivant le grand chemin qui mène à Combourg, nous commençâmes à nous enfoncer dans l'intérieur du pays.

P(i(/e lUÛ (le V('-(UUon de 1819.

Nos chevaux se reposèrent à un village de pécheurs sur la grève de Cancale. Nous traversâmes ensuite les marais de la fiévreuse ville de Dol.

Passant devant la porte du collège où j'allais bientôt revenir, nous nous enfonçâmes dans l'intérieur du pays.

Pendant l'espace de six Durant quatre mortelles lieues nous n'aperçûmes que heures, nous n'aperçûmes que des landes bordées de forêts, des bruyères guirlandées de des champs à peine cultivés, bois, des semailles de lilé noir des paysans qui ressemblaient court et pauvre, et d'indigentes à des sauvages. avenières. Des charbonniers

conduisaient des files de petits chevaux à crinière pendante et mêlée.

Des paysans à sayonsde peau de bique, à cheveux longs, pressaient des bœufs maigres

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