PRÉFACE
avec des cris aigus, marchaient à la queue d'une lourde cliarretle connue dos faunes labourant.
Enfin du haut d'une colline nous découvrîmes une vallée toute fermée par des bois ; du fond de cette vallée s'élevait, au bord d'une espèce de lac, le clocher d'une grosse bourgade ; à l'extrémité occidentale de cette bourgade paraissait, sur un terrain élevé, un château gothique dont les tours se perdaient dans les arbres d'une futaie éclairée par le soleil couchant.
Enfin nous découvrîmes une vallée au tond de laquelle s'élevait, non loin d'un étang, la flèche de l'église d'une bourgade ; les tours d'un château féodal montaient dans les arbres d'une futaie éclairée par le soleil couchant.
J'ai été obligé de m'arrèter après avoir tracé ces dernières lignes, mon cœur battait au point de faire Irendjler ma main et de repousser la table sur laquelle j'écris. Les souvenirs qui se réveillent dans ma mémoire m'accablent par leur force et leur multitude ; mais n'intei'rompons pas mon récit, et que chaque souffrance vienne dans son ordre et à sa place.
J'ai été obligé de m'arrêler, mou cœur battait au point de repousser la table sur laquelle j'écris. Les souvenirs qui se réveillent tlans ma mémoire m'accablent de leur force et de leur multitude, et pourtant que sont-ils pour le reste du monde?
Descendus de la colline, nous franchîmes un ruisseau, et après avoir marché une demi-heure nous quittâmes le chemin pour gagner une futaie voisine. La voiture roula bientôt dans une allée de vieilles charmilles dont les cimes s'unissaient en berceau à une grande hauteur au-dessus de nos tètes.
Descendus de la colline, nous guéàmes un ruisseau ; après avoir cheminé une demi-heure, nous quittâmes la grande roule, et la voiture roula au bord d'un quinconce, dans une allée de charmilles dont les cimes s'entrelaçaient au-dessus de nos tètes.